Sarkozy ne prendra pas de risque

06/05/2007 13:37 par amarine

Sarkozy sera un président comme un autre

Si Nicolas Sarkozy devient président de la République, la France ne sera pas la proie des flammes. L’apocalypse ne fondra pas sur elle, les banlieues resteront calmes et tout le monde vaquera bien tranquillement à ses occupations. Car Nicolas Sarkozy, qui aime le pouvoir, à envie d’y rester. Et gouverner la France, ce n’est pas chauffer le palais omnisports de Bercy.

Le 7 mai, si Nicolas Sarkozy est élu, une majorité d’électeurs sera déçue. Passons sur les supporters de Ségolène dont on peut comprendre l’amertume si elle ne devient pas la première femme chef de l’Etat de notre pays. Parlons plutôt de ceux qui auront donné leur voix à Nicolas Sarkozy. Pourquoi donc seraient-ils déçus, ceux-là, puisque leur champion aura remporté la victoire suprême ?

Parce qu’un grand nombre d’entre eux aura élu un président qui ne tiendra pas ses promesses. Durant toute sa campagne Nicolas Sarkozy a agité les bras comme un sémaphore pour envoyer des messages aux électeurs du Front national. « Identité nationale », « prédétermination des pédophiles », « héritage de Mai 68 qu’il faut liquider » sont des signaux faciles à reconnaître par le moins politisé des électeurs. Avec ce chiffon rouge, ce leurre, il excite ses adversaires politiques et s’amuse de les voir tomber dans ce grossier panneau. Panneau dans lequel tombe du même coup la frange la plus réactionnaire de son électorat, qui s’imagine, ainsi que les ultralibéraux, que leur candidat va appliquer son programme à la lettre. Eux seuls, ainsi que la gauche, le croient. Ça fait du monde.

Certes, une fois élu et une fois les législatives pliées, Sarkozy s’appliquera à voter quelques lois symboliques qui ne plairont pas à tout le monde. Mais comment va t-il concilier la chèvre et le chou ? Comment appliquer une politique nationaliste et ultralibérale ? Les nationalistes sont contre l’Europe. Sarkozy n’est pas contre. Les nationalistes sont contre l’immigration. Sarkozy parle d’immigration choisie. Les nationalistes détestent les Etats-Unis, pas lui. Les réactionnaires veulent toujours plus de flics, mais Sarkozy n’a pas les moyens d’en mettre un derrière chaque citoyen. S’il veut gouverner la France d’une poigne de fer, il court le risque de blesser les modérés de son propre camp qui ne souffrent pas le désordre d’où qu’il vienne. Ni l’injustice (si elle est trop flagrante). Ces électeurs-là (constitués pour une part de bayrouistes) ne voudront pas d’une guerre civile. Parmi les parents d’élèves qui se sont mobilisés contre l’expulsion d’enfants étrangers l’an passé, il y avait des sympathisants UMP.

Un sondage Ifop paru dans Métro le 2 mai indique que 86% des Français souhaitent que le prochain gouvernement respecte la parité hommes-femmes, que 54% d’entre eux voient DSK en Premier ministre, suivi de Borloo (49%) et Kouchner (48%). Fillon ne vient qu’en septième position, à 26%... C’est un peu contradictoire avec ce que semble défendre le candidat de la droite. Il est vrai que les Français n’en sont pas à une contradiction près.

Une fois élu, Sarkozy sera juste un peu plus nationaliste et libéral que s’il était un président de gauche. C’est tout. Parce qu’il sera un peu plus président, donc pragmatique, que candidat, et qu’il ne veut pas avoir à gérer des banlieues qui brûlent et un mouvement social très dur. Il en aura un avant-goût, de toute façon, pas besoin donc qu’il en rajoute. Car pour parvenir au pouvoir il a semé la tempête. Sauf à méconnaître totalement l’histoire de ce pays, il aura intérêt à ne pas trop le brusquer. Les extrêmes ici sont volatiles comme de l’alcool à brûler. Une France sous tension ruinerait son projet. Il sera toujours temps de penser avec nostalgie à Mai 68. Ce qui adviendrait alors serait bien pire.

Différencier les honnêtes gens de la racaille, la province de Paris, ceux qui se lèvent tôt des assistés, etc. est un jeu qui devra se terminer le 6 mai à 20h01. Au lendemain des élections, Sarkozy va se retrouver devant une opposition plus soudée que jamais. Elle peut lui dire merci, c’est lui qui l’a reconstruite. Très vite il va lui falloir gouverner un peuple qui, pour moitié, lui est farouchement hostile et qui, pour moitié, sera déçue, car elle ne se retrouvera pas dans les actions de son nouveau chef qui sera devenu un président de la République comme n’importe quel autre.

Source : AgoraVox

Interview exclusif de Dieudonné

05/05/2007 11:42 par amarine

Bonjour Dieudonné, alors, comment on peut soutenir à la fois Le Pen et Bové ?

Je n’ai pas soutenu la candidature de Jean-Marie Le Pen. J’ai effectivement sympathisé avec sa femme, qui est venue au Cameroun et nous a aidé dans cette lutte contre ce génocide Pygmée. Le seul lien que je peux avoir, effectivement, avec la famille Le Pen, c’est sur cette cause particulière. J’ai appelé à voter Bové. Comme j’appelle aujourd’hui à voter Royal, pour faire barrage à Sarkozy.

- Mais le fait d’être allé aux BBR, d’avoir rencontré Jany Le Pen au Cameroun, c’est quand même une façon de soutenir indirectement Jean-Marie Le Pen. Donc les gens peuvent interpréter que, au minimum tu le dédiabolises, et même éventuellement que tu l’aides à avoir des suffrages ! C’est en ce sens là qu’on peut interpréter que c’est un soutien. Donc comment tu gères cette question ?

Bon, l’aider à avoir des suffrages... Je sais pas si on peut avancer ce genre d’argument, étant donné la situation dans laquelle il se trouve aujourd’hui... Non, je suis pour un rapprochement, pour une grande réconciliation, un grand dialogue. Je pense que le dialogue entre l’extrême-droite et l’extrême-gauche est nécessaire. Il permettra de redonner aux débats politiques une vitalité et une pétillance. Je pense de plus qu’on diabolise les extrêmes, alors que ce sont eux qui justement ouvrent le champs de la réflexion de manière beaucoup plus large ! J’aimerais pouvoir discuter avec les extrêmes, et les entendre discuter entre-eux. J’aurais préféré un "Le Pen - Bové", au "Sarko - Royal" qui nous est imposé. Au moins, on aurait eu un choix...

- Et est-ce qu’à l’inverse, le contenu du résultat du premier tour, et la grande chute de Le Pen... Est-ce que finalement... Enfin, on pourrait se demander si tu l’as pas fait exprès pour nuire au Front National ? Quelle est ton idée de cette "contribution" ?

Est-ce que j’ai nuit au Front National ? Non, je ne pense pas. J’ai voulu comprendre. On m’avait montré du doigt ce parti, comme l’axe du mal. J’ai grandi avec ce schéma politique où l’extrême-droite était l’épouvantail. C’était l’ennemi numéro 1 des français d’origine africaine. J’ai été bercé dans cette doctrine jusqu’à ce que ma curiosité et mon sens critique me poussent à vouloir en savoir plus. J’ai voulu les connaitre. Dans une gymnastique supposée impossible, j’ai voulu ouvrir le dialogue et permettre une confrontation entre points de vue opposés. Ce rapprochement a demandé un effort mutuel considérable, tant dans mon environnement que dans celui de la famille Le Pen. Et en cela, je salue le courage et l’ouverture d’esprit dont ils ont fait preuve. Les extrêmes ne me font pas peur. Je me sens extrême aujourd’hui, dans mon attachement à la liberté d’expression, à la justice, et dans l’ouverture.

- On sent chez toi une forme de respect pour Monsieur Le Pen...

Beaucoup ne le respectent pas. Et lui apporter du respect vous rend irrespectable. A 78 ans, cet homme et sa famille portent tout le fardeau de l’ignominie. C’est injuste, car il n’a en réalité jamais représenté aucun danger. J’ai longtemps fait partie de la meute d’abrutis irrespectueux, je m’en excuse encore aujourd’hui. Et je confirme : Je le respecte.

- D’après toi, pourquoi est-ce que tu n’as pas été bien accueilli par l’équipe Bové ?

Alors, l’équipe Bové... Je pense qu’ils se sont refermés sur eux-même, comme une palourde. Ils se sont enfermés dans une posture sectaire de politicards à l’ancienne. José pouvait porter les espoirs d’une nouvelle gauche, à la Chavez, mais il s’est laissé endormir par la douce berceuse de la gauche libérale. Il n’est plus aujourd’hui qu’un alibi écolo-altermondialiste du néolibéralisme bobo. Il vient d’ailleurs d’être nommé chargé de mission par Ségolène Royal. Cruelle désillusion. Mais je ne lui en veux pas, car on ne peut pas imposer à un homme d’avoir du courage. En ces temps de disette, il a trouvé un boulot, tant mieux pour lui.

- Que s’est-il passé réellement au stade Charléty où tu allais annoncer ton soutien à Ségolène Royal ? Des médias parlent d’incident. A en croire les photos, tout semble s’être bien passé pourtant ?

Oui effectivement, c’était une après-midi bonenfant, le soleil était au rendez-vous, il y avait là une foule de gens, des citoyens anti-Sarko à la jeunesse socialiste. J’ai écouté un peu de musique, et j’ai foulé l’herbe grasse du stade pendant une bonne demi-heure, en serrant quelques mains. On m’a signalé par téléphone que la chaine BFM TV, qui retransmettait l’évènement en direct, attirait l’attention sur ma présence d’une manière alarmiste vers 18 heures trente, puis un peu plus tard que Ruth Elkrief, la coquine, interpellait publiquement à l’antenne le porte-parole Arnaud Montebourg à mon sujet ! Je ne sais pas s’il y a eu un rapport de cause à effet, mais j’ai noté quelques réactions hostiles, quelques tentatives de semer le trouble, tout d’abord marginales, puis c’est un groupe d’une quinzaine de personnes, qui semblaient investies d’une mission, qui s’est soudainement manifesté et a tenté, heureusement en vain, de faire réagir une foule qui était en fait plus préoccupée de ce qu’il se passait sur la scène que dans le public. Peu avant 19 heures j’ai jugé préférable de ne pas poursuivre ce petit jeu stupide et risqué, et comme toutes les portes publiques étaient fermées, j’ai demandé à des policiers d’être autorisé à sortir par une porte latérale. Certains n’ont noté que ce passage final croustillant, voilà tout.

- Pourquoi appeler à voter Royal ?

Je pense qu’il faut absolument aujourd’hui s’opposer au projet que porte Nicolas Sarkozy, car je juge ce projet raciste et élitiste, comme l’a très bien dit Lilian Thuram. En votant Royal, je ne vote pas pour le Parti Socialiste, que je continuerai à dénoncer pour son embourgeoisement. Sarkozy représente un danger pour la France, mais aussi pour le monde. En suivant comme un caniche son maître Bush, il risque de nous mettre dans une situation dangeureuse. Non, Monsieur Sarkozy, nous n’irons pas faire la guerre en Iran ! Sarkozy est l’homme qui, comme Georges Bush l’a fait pour les Etats-Unis, va entraîner la France dans une impasse. Avec un Sarkozy président, il sera dangeureux d’être français à l’étranger. Les seules destinations tranquilles pour le touriste français seront les Etats-Unis et Israël. Royal au pouvoir, n’apportera, j’en suis sûr, aucun progrès dans la société française, et poursuivra le processus de pourrissement du système, mais cela nous préservera au moins d’une guerre avec le monde musulman.

- Merci Dieudonné

De rien l’OGRES

*
Cette interview est libre à la recopie (CopID : copie libre non marchande). Les sites marchands sont simplement priés de bien vouloir signaler le site source et le "(CopID) lesogres.info"

SOURCE : http://lesogres.info/article.php3?id_article=3208

Les candidats de l'impuissance

04/05/2007 17:05 par amarine

jeudi 03 mai 2007
Les candidats de l’impuissance


Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Comme il était prévisible, le débat Sarkozy-Royal n’a pas été un débat présidentiel mais un débat entre candidats au poste de chef de gouvernement, et presque entièrement limité aux sujets de politique intérieure sur lesquels l’Union européenne permet encore d’agir à la marge.

Il a fallu attendre les dernières minutes pour que les deux candidats bredouillent quelques mots de politique européenne et internationale.

En ce qui concerne la Turquie, M. Sarkozy, comme sur tous les autres sujets, jouait du pipeau. Il a déclaré qu’il fallait abandonner la règle de l’unanimité au conseil européen, et dans le même temps il a eu recours à la règle de l’unanimité pour dire que si la France disait non, la Turquie n’entrerait pas dans l’Union européenne.

En réalité, les deux concurrents, comme on le savait déjà, sont favorables à ce que soit liquidée la souveraineté française. Ils se condamnent donc l’un et l’autre à l’impuissance sur le plan européen et international, et ont à peine tenté d’amuser la galerie sur ces sujets en fin de programme.

La consigne de vote expliquée

03/05/2007 19:45 par amarine

La consigne du 1er mai
Explications et précisions

Lors de son discours du 1er mai 2007, notre Président a lancé une consigne explicite :

ABSTENTION MASSIVE !

Pourquoi ? et comment ? A ces deux questions, nous allons tenter d'apporter quelques éléments de réponse.

Pourquoi ?

" Nous n'avons rien à attendre de ces deux-la ! " a dit Jean-Marie Le Pen dans son discours du 1er mai.
En effet, qu'il s'agisse de Ségolène Royal qui n'apprécie en rien la moindre de nos propositions, ou de Nicolas Sarkozy qui ne rêve que de notre disparition (pour récupérer nos électeurs, cela va de soi), aucun des deux n'est prêt à la moindre discussion avec nous.
A gauche, avec leur programme invraisemblable qui se résume en une phrase : augmentons les impôts ! A droite, avec la soumission prévue au grand Libéralisme international qui se résume aussi en une phrase : délocalisons pour favoriser le Capital !
Ils prennent le mauvais chemin qui conduira inéluctablement à l'échec et à la ruine du pays.
Il y a bien d'autres arguments. Ils veulent tous les deux la Constitution européenne, ils veulent favoriser l'immigration et l'implantation définitive de l'Islam, faire passer les Etrangers d'abord, etc, etc.

Dès lors, il nous est impossible, en appelant à voter pour l'un ou pour l'autre, de prendre la moindre responsabilité dans ce qui va arriver à notre pays. Donc :

ABSTENTION MASSIVE !

Comment ?

S'abstenir, c'est ne pas aller voter.
Ca semble évident mais plusieurs personnes nous ont contacté pour savoir s'ils pouvaient quand même mettre un bulletin JMLP, Charles Martel, Clovis ou même des bulletins Sarkozy/Royal déchirés, raturés, ce qui le rendrait nul. Les votes nuls ou blancs ne sont jamais comptabilisés. Et, à moins qu'il y en ait des millions, leur nombre n'a pas vraiment d'importance statistique ni politique.

D'aucuns diront que s'abstenir n'est pas une démarche citoyenne. Que c'est laisser à d'autres le soin de choisir. Aller à la pêche le jour d'un vote n'est pas normal. Certes, cela est vrai.
Mais s'abstenir est aussi un acte politique chargé de sens. Cela signifie ne pas pouvoir être accusé d'avoir favorisé tel ou tel candidat dans le futur.

Il serait extraordinaire qu'on puisse dire un jour que l'un ou l'autre a été élu grâce aux voix des électeurs du Front National alors que l'un ou l'autre appliqueront un programme qui est l'antithèse du nôtre ! Même celui de Sarkozy !

La seule solution est de ne pas prendre part à cette escroquerie électorale.

D'ordinaire, le taux d'abstention a une seule signification : le rejet de la politique et des politiciens.
Le 6 mai, il aura une autre signification : ni l'un ni l'autre ne peut redresser notre pays !

Pour nous, Sarkozy ou Royal c'est " bonnet rose et rose bonnet " !

Donc, il faut s'abstenir !


source :
ici

Le Pen appelle à l'abstention lors du 2nd tour

01/05/2007 16:08 par amarine

Lors de la fête de Jeanne d'Arc du 1er mai et comme je l'avais espéré, J.M. Le Pen appelle à "l'abstention massive"  lors du second tour de l'élection présidentielle, jugeant "dangereux" de voter Royal et "insensé" de voter Sarkozy.

"J'invite les électeurs qui m'ont fait confiance à n'accorder leur suffrage ni à Mme Royal, ni à Mr Sarkozy et à s'abstenir massivement"

"Nous ne devons prendre aucune responsabilité dans le choix du 7 mai" , a-t-il dit, fustigeant un choix entre "bonnet rose et rose bonnet".

Il a appelé ses électeurs à "se réserver pour le premier tour des élections législatives les 10 et 17 juin prochains", pour y prendre une "légitime revanche". 

Il a expliqué son recul arythmétique en assurant qu' "en 2002, nous avions en face de nous deux candidats de gauche, le premier ministre socialiste sortant Jospin et Chirac".

"Il ne reste en lice que deux candidats, tous deux des représentants officiels des partis et des politiques qui, en 30 ans, ont amené la France au bord du gouffre politique, économique, social, culturel et moral", a lancé le président du FN, qui s'exprimait devant plusieurs milliers de ses partisans (15.000 selon les organisateurs, 2.400 selon la police). "Il serait illusoire et dangereux de voter pour la candidate socialiste pour se venger du hold-up réalisé sur notre programme par Nicolas Sarkozy. Soutenue par l'extrême gauche révolutionnaire, on sait qu'elle veut entre autres régulariser les clandestins", a-t-il poursuivi.

"Mais il serait aussi insensé d'apporter notre suffrage à un candidat qui continue de nous considérer comme des extrémistes et de refuser de permettre par la proportionnelle à nos millions d'électeurs d'être représentés à l'assemblée nationale, qui, comme la gauche, refuse de nous considérer comme des républicains", a-t-il dit.

Bravo M. Le Pen d'être aussi digne et aussi persévérant dans votre défense de la vérité envers et contre tous.


 

Une revanche aux législatives

30/04/2007 18:31 par amarine

Saint- Cloud, le 24 avril 2007

Chers amis,

Chers camarades,

Nous venons de mener ensemble une rude bataille. Elle a duré pour nous plus d'un an, au cours duquel nous avons multiplié les meetings, les conférences de presse, les banquets patriotiques, sans parler des multiples actions de terrain de nos cadres et militants.

Une grande partie de nos efforts a dû être consacrée à la recherche des parrainages, plus difficile cette fois que jamais.

Nous étions dans l'espoir d'un beau succès, tant fondé sur les sondages que sur l'accueil chaleureux qui nous était réservé par nos compatriotes, dans les réunions, les rues ou les marchés.

Plus grande a été la déception quand, croyant pouvoir prétendre à concourir pour le second tour, comme en 2002, nous avons été placés en quatrième position, perdant près d'un million de voix sur les 4,8 millions de 2002.

Comme d'habitude, à l'extérieur, mais même parfois dans nos rangs, venant d'ailleurs toujours, des paresseux et des incapables, terreau habituel de l'aigreur, on a entendu quelques critiques : " On aurait quitté les fondamentaux du Front", prétendent les uns, qui n'ont sans doute même pas suivi notre campagne, ni à la télévision, ni sur les radios, ni sur notre site www.lepen2007.fr, pourtant fréquenté chaque jour par plus de cent mille internautes. "On a été trop à gauche", affirment certains stratèges en chambre. Pour les autres, "on a été trop à droite" ; bref, les petits coassements habituels de grenouilles.

Il convient d'être clair. D'abord, le responsable de la campagne c'était moi, Jean-Marie Le Pen, assisté par le pôle stratégique de Marine qui, avec son équipe, s'est dépensée sans compter, et Bruno Gollnisch pour l'exécution, qui avait en outre la responsabilité des élections législatives à venir. Nous avons mené la campagne exactement sur les valeurs, les slogans et le programme du Front national, adapté par les vingt CAP (Comités d'action présidentielle), placés sous la direction de Thibault de La Tocnaye.

Des porte-paroles de talent nous ont représentés à la télévision et à la radio : Marine, Louis Aliot , Jean-François Touzé, Olivier Martinelli, Jean-Claude Martinez, Thibault de La Tocnaye, Martine Lehideux, Roger Holeindre, Martial Bild, etc.

Et pourtant, malgré ce que j'estime avoir été une de nos plus belles campagnes, nous n'avons pas atteint le but que nous nous étions fixé. Il faut pour gagner les batailles suivantes étudier les raisons de cet insuccès, relatif et de cette déperdition de voix par rapport à l'élection présidentielle de 2002.

Dans le même temps, le Parti communiste est tombé au-dessous de 2%, Bové est renvoyé au Larzac avec 1%, les Verts sont réduits en purée, le matamore vendéen récolte 2,2 % la moitié de ce qu'il avait fait en 1995. Son lieutenant, le félon Bompard , n'a pu lui apporter que 5 % à Orange, ville dont il est pourtant maire.
D'abord, en 2002, nous étions contre deux candidats de gauche, Jospin, le Premier ministre socialiste, et Chirac, l'homme qui avait, en trahissant ses électeurs, fait élire Mitterrand en 1981 et Jospin en 1997.

En 2007, nous avions en face de nous, deux candidats de droite, très dynamiques, soutenus activement par les médias, se prétendant, comme d'ailleurs, Madame Royal, contestataires du Système que nous n'avons cessé de dénoncer depuis des années.

Nicolas Sarkozy, fort de moyens considérables et d'une énorme organisation, a réalisé un véritable holdup sur une certaine partie de nos électeurs, en leur faisant croire que, lui, allait pouvoir mettre en œuvre le programme que nous défendons ensemble depuis tant d'années. Et certains l'ont cru, qui d'une part avaient peur d'une victoire de la gauche sur Le Pen au second tour et, de l'autre, avaient oublié les actes de Sarkozy, ministre depuis cinq ans et politicien RPR depuis trente ans.

Pour les mêmes raisons, certains qui n'aiment pas Sarkozy se sont portés sur l'autre européiste : Bayrou.

Paradoxalement vainqueurs sur le terrain idéologique, nous avons provisoirement perdu sur le terrain électoral. Il n'est pas besoin d'aller plus loin. Les électeurs français ont été victimes d'une escroquerie. Alors qu'ils contestaient l'actuelle construction européenne, l'immigration, le chômage, l'insécurité, la dette publique etc. ils ont fait confiance à leurs propres ennemis. Ils ne vont par tarder à s'en mordre les doigts.

C'est pourquoi, nous pouvons garder le grand espoir d'une proche revanche. C'est nous qui avons fait les bonnes analyses, c'est nous qui avons vu juste, c'est nous, et nous seulement, qui avons un programme de salut public, capable de sauver la France et les Français. Alors au travail !

Dans deux mois, nous pouvons prendre cette revanche aux élections législatives. Nous le devons !

Je compte sur vous, d'abord pour participer à notre grande fête annuelle du 1er Mai, celle de Jeanne d'Arc et du travail. Je donnerai le mot d'ordre et ouvrirai la campagne législative. La vie commence toujours demain !

Je serai comme hier, à votre tête, au service de notre Patrie. Vous pouvez compter sur moi. Comme j'ai toujours pu compter sur vous et votre dévouement. Merci du fond du cœur.

Vive la Vie, Vive la Victoire, Vive la France !

Jean-Marie Le Pen

source : site du FN


Deux poids, deux mesures

30/04/2007 16:24 par amarine

Deux poids, deux mesures...

 

 

Au cours d'un de ses récents meeting, Nicolas Sarkozy a de nouveau donné une réponse énergique à d'hypothétiques réticents aux lois qu'il mettrait en place, contre les pratiques de certains immigrés présents sur le sol français :

 

"Ceux qui ne sont pas d'accord avec cela, ne sont pas forcés de rester en France, et sont tout à fait libres de la quitter !"

 

Résultat identique au précédent essai : Tonnerre d'applaudissements des spectateurs !

 

Aucun 'chauffeur de salle' n'invitait par des écriteaux le public à applaudir. Il le fit naturellement.

 

Bizarrement, il n'y eut aucun commentaire hostile de la part des médias !

 

Que n'auraient-ils dit ou écrit si l'auteur de la "menace" avait été Jean-Marie Le Pen ?

 

 

Lorsque Sarkozy évoque Jeanne D'Arc (qui voulait 'bouter' hors de France les Anglais, soit dit en passant et non les intégrer) pour faire vibrer la fibre patriotique d'auditeurs habitués à un autre référent : re-applaudissements chaleureux et, là encore, spontanés !

 

 

Lorsqu'il cite des personnalités prisées par d'autres candidats, dans l'espoir de récupérer les voix de révolutionnaires déclarés, sans déclencher de tollé médiatique, n'y a t-il pas là encore matière à réflexion ?

 

 

Entendez-vous nos courageux médias soulever l'incohérence des propos du candidat en vogue ?

 

Conviendrait-il de manifester ses émotions devant tel harangueur de foule plutôt que devant tel autre présenté comme plus "scandaleux" ?

 

 

N'y a t-il pas là deux poids, deux mesures anti-démocratiques ?

 

 

Les français ne seront-ils pas les "dindons de la farce" d'avoir cru bon d'adopter la "pensée unique" dictée par ceux-là mêmes qui serinent sur nos antennes l'aspect dangereux et anti-républicain des arguments lepénistes ?

 

 

Espèrent-ils l'absolution pour avoir singé la star médiatique du moment, ri lorsqu'elle riait, pleuré lorsqu'elle geignait ou s'être offusqués lorsqu'elle s'indignait ?

 

 

On parle quelquefois d'exemple d'intégration réussie issue de l'immigration européenne d'après guerre. Telle celle de nos voisins espagnols, portugais, italiens, par exemple, qui se sont parfaitement intégrés en une ou deux générations.

 

 

On doit cette rapidité d'assimilation à nos religions, nos valeurs et nos passés communs.

 

Ces immigrés n'avaient pas la ferme volonté de pratiquer des coutumes étrangères aux valeurs républicaines françaises, telles l'excision, le port du voile obligatoire, le mariage forcé, l'avilissement de la condition féminine, etc.

 

Bonne nouvelle !

 

 

A moins qu'il y ait deux poids, deux mesures, il n'y a plus rien de raciste à relever ces particularités depuis que notre illustre Nicolas donna l'exemple lors de ses récentes allocutions.

 

 

On se demande néanmoins pourquoi, Jean-Marie Le Pen, se fait conspuer lorsqu'il demande, au contraire, de stopper toute nouvelle immigration afin d'assimiler celle qui a été régularisée au cours des précédentes décennies et éviter ainsi le développement du communautarisme ?

 

 

Que les électeurs du Front National se rassurent. Loin de reculer, comme les médias se plaisent à le répéter, les idées frontistes ont un bel avenir.

 

 

Certains compatriotes ont malheureusement fait fi des recommandations de notre président Jean-Marie Le Pen, qui, paraphrasant les paroles de Christ, les exhortait à "ne pas avoir peur et à relever la tête. La délivrance étant proche."

 

Autrement dit à demeurer confiants.

 

 

Beaucoup sont temporairement dupés par un "renard recouvert de plumes", Sarkozy (dixit Bayrou)

 

En réalité, le temps travaille à présent en notre faveur.

 

Les Français, sortis de leur "gueule de bois", ne tarderont pas à comprendre ce qui les a "enivrés" et de quoi ils ont été victimes.

Car, pour l'instant, Sarkozy promet, mais il ne pourra pas agir, empêtré dans la construction d'une Europe fédérale contre-nature, qui empêchera la France d'adopter des mesures salutaires et nécessaires à la survie de notre nation.

 

Que penser de ce revers électoral ?

26/04/2007 20:42 par amarine

Tirer des enseignements de l’échec

L’édition du quotidien Le Monde en date du 25 avril a publié un entretien avec Bruno Gollnisch. Le Délégué général du FN a réitéré sa déception face au résultat du premier tour de la présidentielle, Jean-Marie Le Pen ayant été « victime de la reprise de notre problématique, au moins en apparence, par nos concurrents et adversaires. Et, comme les Français sont portés à croire les promesses électorales, cela a payé pour Nicolas Sarkozy. Une part non négligeable de notre électorat a également cru devoir voter Bayrou, pour perturber le duo présélectionné, car elle doutait des chances de succès, au deuxième tour, de Jean-Marie Le Pen. Cela étant, si nous avons essuyé un revers, ce n'est pas un désastre. Ce n'est pas la chute de la maison Le Pen : d'autres, comme le Parti communiste, connaissent un sort plus dramatique ». Bruno Gollnisch a confié que la direction du FN était en train d’analyser en profondeur les causes de ce revers, soulignant que « la légitime dédiabolisation a peut-être été perçue comme un recentrage. Ce n'était pas dans les intentions de Jean-Marie Le Pen, mais cela a peut-être été compris comme cela par une partie de son électorat ». Reste que « les succès comme les échecs dans une entreprise comme la nôtre sont collectifs » a-t-il poursuivit. Questionné sur le 6 mai, le dirigeant frontiste a déclaré ne pas avoir confiance dans les candidats qui restent. « Ils ne sont pas tout à fait sur le même positionnement politique, mais ils inscrivent leur action à l'intérieur du même cadre : le mondialisme, l'abaissement des protections douanières, l'asservissement à l'Union européenne... Je ne crois pas que leurs promesses soient sincères. J'attends de voir quel sera leur positionnement pour séduire les électeurs du FN ».

Le FN est là et bien là !

Interrogé pareillement sur les échéances électorales à venir et un éventuel rapprochement avec l’UMP, Bruno Gollnisch a souligné que « ce n'est pas aujourd'hui, en faisant des promesses tardives, mineures et misérables, que nous allons abandonner (au profit de la droite mondialiste) notre droit d'aînesse pour un plat de lentilles. Le FN doit être lui-même, imperturbablement. Il incarne un phénomène unique de la vie politique française par la fermeté et par la clarté de ses positions. Nous n'avons pas à nous soucier d'alliances ou de tractations avec des gens qui n'ont pas fait la preuve de leur fiabilité ». Interrogé par Le Figaro, Jean-Marie Le Pen a pareillement fait part de sa conviction selon laquelle le président-candidat de l’UMP allait vite faire la démonstration de son incapacité à relever notre pays du marasme dans lequel l’a plongé trente ans de cogestion entre partis de l’Etablissement. «Je n'ai qu'à attendre cent jours, Nicolas Sarkozy ne peut que décevoir » a-t-il affirmé. Marin de gros temps qui en a vu d’autres, plus combatif et déterminé que jamais, le président du FN « en pleine forme » et « plein d'optimisme » a confié que son résultat du 22 avril est « un accident de parcours ». « Aux européennes de 1999 a-t-il rappelé, j'ai fait 5 %, en 2002, 17 %. C'est comme au tennis : Il y a des jours où Federer est battu, des jours où il gagne », Jean-Marie Le Pen précisant qu’il entendait rester à la barre pour relancer l’opposition nationale vers les sommets.

4 millions de voix nationales qui pèsent…

Dans Le Figaro en date du 25 avril, est exposé le résultat du premier baromètre de l'entre-deux-tours TNS-Sofres-Unilog (groupe Logica-CMG) qui est-il expliqué « risque de tempérer l'enthousiasme de l'équipe sarkozyste ». Cette enquête révèle en effet « une issue du deuxième tour beaucoup plus incertaine que prévu : 51 % contre 49 %. En clair, malgré ses onze millions de voix et ses cinq points d'avance, le candidat UMP est loin d'avoir gagné. Il devra ¬ferrailler jusqu'au bout et ne pas négliger les reports de voix du centre. Car la candidate socialiste bénéficie d'un meilleur report des voix de François Bayrou (46 %) que son concurrent UMP (25 %). Mais 29 % n'ont pas encore pris leur décision. Cela marque une sensible dégradation des reports de voix UDF sur l'UMP (…).L'explication tiendrait au fait que, dimanche, bon nombre d'électeurs de Bayrou ne venaient pas de l'UDF, mais bien de la gauche ». L'attitude du pré¬sident de l'UDF « devrait peser lourd sur l'issue du match Sar¬kozy-Royal poursuit Le Figaro, « les électeurs bayrouistes détiennent plus que jamais la clé de l'Élysée. Ce résultat pourrait inciter l'ex-ministre de l'Intérieur à revoir sa stratégie d'ouverture vis-à-vis des cen¬tristes. La stratégie des ralliements ne suffira pas. Il faudra aussi une ouverture sur les thématiques », estime un ministre. Une ouverture sur les thématiques centristes que Sarkozy devra donc essayer de concilier avec les aspirations des 4 millions d’électeurs frontistes, l’autre clé de cette élection, qui selon cette enquête d’opinion se reporteraient à 62 % sur le président de l’UMP. Les jeux ne sont pas fait, en effet, Jean-Marie Le Pen donnera pour sa part son sentiment sur l’attitude à adopter au second tour lors de son traditionnelle discours du 1er mai place de l’Opéra.

« La défaite victorieuse de Jean-Marie Le Pen »

« La défaite victorieuse de Jean-Marie Le Pen » c’est sous ce titre que La tribune de Genève a rendu compte le 25 avril de la victoire de Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle. Si le président de l’UMP a su capitaliser sur son nom de nombreuses voix issus de l’électorat national, « à y regarder de plus près, il s’agit plus d’un coup d’arrêt que d’une chute (pour Jean-Marie Le Pen et le FN) est-il expliqué. « Il y a cinq ans, la participation n’atteignait que 58,5% contre 85,5% dimanche dernier. En 2007, le chef frontiste pèse donc près de quatre millions de voix. Mais c’est surtout dans la guerre des idées que Jean-Marie Le Pen a remporté ses batailles les plus marquantes. Les commentateurs s’entendent au moins sur ce point: si Sarkozy est parvenu à dépasser 30% de suffrages, il le doit aux multiples plagiats qu’il a pratiqués dans les discours lepénistes. Parmi les emprunts au fonds idéologique de l’extrême-droite, le projet sarkozien de créer un ministère de «l’immigration» et de «l’identité nationale» a suscité un flot de réactions négatives venant de la gauche et même d’une partie des supporteurs de Sarkozy », le quotidien genevois citant ici Simone Veil. Mme Veil qui est à M. Sarkozy ce que Julien Dray est à Mme Royal ; l’incarnation de l’idéologie antinationale qui est le ressort même des convictions du duo qui partage, à quelques nuances près, les mêmes convictions, plus ou moins mises sous le boisseau le temps de cette élection. A savoir rendre irréversible la « société de métissage » par la poursuite de l’immigration et du regroupement familial, et la dilution de ce qui reste des souverainetés françaises dans le magma euromondialiste.

source : http://www.fdamag.fr/quot.php

Pas de problème de succession au FN

26/04/2007 19:47 par amarine

Même si la question fait débat dans toute la presse, Le Pen nous informe qu'il n'est "pas disposé à partir" et qu'"il n'y a pas de problème de succession."

A propos de son résultat de dimanche, le président du mouvement national estime qu’il s’agit là d’«un accident de parcours». Et de rappeler qu’«aux européennes de 1999, j’ai fait 5%, en 2002, 17%. [...] Persuadé que le Front national remontera vite si Nicolas Sarkozy est élu, Jean-Marie Le Pen a déclaré qu’il «n’a qu‘à attendre cent jours» pour que le FN se ragaillardisse et retrouve sa place de vrai leader de parti d’opposition."

Le racolage de l'UMPS

25/04/2007 21:54 par amarine

mercredi 25 avril 2007
Le racolage de l'UMPS


Les opérations de racolage et de harcèlement auxquelles se livrent l’UMP et le PS auprès de François Bayrou et de ses électeurs nous ramènent au pire du régime des partis, et à un niveau jamais vu jusqu’ici.

Les Français peuvent constater à quel niveau le « débat politique » peut descendre quand les combines et les magouilles prennent la place du débat de fond. Un débat qui ne peut avoir lieu entre partis qui n’ont aucune autre doctrine que celle du chien crevé au fil de l’eau sale euromondialiste.

Ce n’est là que le début d’un honteux spectacle qui défigure le visage de notre patrie.