Le FN menacé ? Interview de Marine

04/08/2006 13:15 par amarine

Marine Le Pen, vice-présidente du Front National a répondu aux questions de Delphine Byrka pour Paris-Match, lors d'un entretien publié dans le numéro 2976 publié le 1er juin 2006.

PM : A un an de la présidentielle, croyez-vous que la France est prête à porter une nouvelle fois Jean-Marie Le Pen au second tour ?

MLP : En votant non au référendum, les Français ont pour la première fois tiré le bilan des trente dernières années de politique. La parole s'est libérée et les lignes de fracture droite-gauche ont explosé : le non massif a provoqué un mouvement irréversible de tectonique des plaques politiques. Tous les tremblements de terre ne provoquent pas des tsunamis. Certains peuvent accoucher aussi de montagnes. Aujourd'hui les électeurs du Front National osent dire clairement qu'ils ont voté ou qu'ils voteront Front National.

Vous voulez dire que, désormais, les électeurs français assument sans complexe un vote extrême de contestation ?

Votez Front National aujourd'hui, ce n'est pas faire acte de rébellion ou de défiance envers la classe politique traditionnelle, c'est défendre une certaine idée d'une France protectrice face aux enjeux de la mondialisation. notre électorat ne se compose plus uniquement des Français accidentés de la vie et abandonnés au bord de la route par les gouvernements successifs. Aujourd'hui nous fédérons aussi bien de jeunes mères de famille actives que des cadres diplômés.

Nicolas Sarkozy fait de l'immigration choisie son nouveau cheval de bataille éléctoral. Ne craignez-vous pas qu'il capte une partie des voix acquises au Front National sur ce thème ?

Sarkozy est en train, tout simplement, de crédibiliser nos positions... Plus il tente de s'approprier le thème de l'immigration, plus il nous envoie des électeurs ! Cela fait trente ans que nous nous faisons insulter pour oser dire tout haut ce que le président de l'UMP feint de découvrir aujourd'hui : un problème majeur.

Doit-on s'attendre à une surenchère du Front National sur ce thème pendant la campagne ?

Le Front National, ce n'est pas le bateau ivre de l'UMP, on ne change pas de cap au gré des sondages. Le programme s'articulera autour des deux pivots de notre campagne sur le non à la Constitution : la Nation face à la mondialisation et la République face au communautarisme.
_________________
« Nous jurons de lutter jusqu'à la renaissance de notre patrie et le redressement de notre peuple. »
Jean-Marie Le Pen

Besoin d'immigration ?

04/08/2006 13:13 par amarine

  • Besoin d'immigration ?

    Besoin d'immigration ?

    04/08/2006 13:13 par amarine

Les chiffres de l’immigration selon Michel Godet, économiste, professeur au conservatoire national des arts et métiers :

 

 

Ces chiffres, dit-il, sont fiables mais pas officiels car ils sont tenus dans le flou le plus total (volontairement ou involontairement).

 

 Il y a plus d’immigrés qui arrivent en Europe aujourd’hui qu’aux Etats-Unis (1,7 Millions).

Il y a les visas longue durée (VLD) 215 OOO entrées par an en France (chiffre qui a doublé depuis 1994 selon l’INED).

Les visas courte durée : par ex. 65 000 étudiants viennent en France par an mais repartent-ils vraiment dans leur pays d’origine à l’issue de leurs études ? Sinon, cela signifie que l'on pille la ressource de ces pays là.

 

La France est le premier pays au monde pour la demande d’asile : 65000 demandes par an. On en régularise 20 000 par an ; il en reste donc 40 000 qui s’évaporent dans la nature. Et comme par hasard, tous les ans les préfets régularisent 30 000 clandestins qui sont parmi le stock car, il faut savoir qu’au bout de dix ans de clandestinité en France, vous êtes régularisés et pouvez sortir du bois.

Si l'on a besoin d’immigrés c’est à cause du manque de formation ciblée et de la démographie française en chute libre et ce serait pour occuper des emplois d’assistants aux personnes agées et métiers du bâtiment, de sage-femme et d'infirmière, par ex. Il y aurait personne capable de le faire en France, soit-disant, alors que nous comptons 3 millions de chômeurs !

Nous constatons aussi un chômage des sur diplômés. Il y a trop de diplômés, inadaptés à la demande des entreprises et donc inemployables.

15% des jeunes sont en échec scolaire dans les ZUP où l'on a concentré les handicaps. Ces jeunes sont en grande majorité non francophones, et donc inemployables aussi.

Et puis, quels seront les innovations de demain qui vont définir les besoins d’emplois de demain ? On ne sait pas. Donc, quels immigrés pour demain ?

Pourquoi les bras et les têtes de demain ne peuvent pas être Français ? Car, cela voudrait dire, refondre notre éducation et notre enseignement, et être nous-mêmes créateurs d’emplois et d’entreprises. Comme on ne peut pas ou veut pas le faire, on préfère subir une immigration.

Quand il y  8 personnes qui immigrent en France, une seule le fait pour un contrat de travail. Le reste, soit par le droit d'asile, soit pour le regroupement familial. Ces deux derniers types d'immigration sont donc nécessairement subies pour la France. Car elle va devoir les financer (logement, CMU, RMI, éducation, etc…). Et comme ces personnes ne parlent pas français et inadaptées à nos besoins de travail, on peut penser que ce n'est pas demain la veille qu'ils rapporteront de la richesse à la France. 

On dit souvent que les Français ne veulent pas travailler à certains postes. Mais arrêtons de rêver ! La réalité c'est que les jeunes Français ne sont pas ou plus formés à ces postes depuis des années ! C'est de là que vient la pénurie.

 

Donc, arrêtons de créer trop de surdiplômés et adaptons la formation aux besoins réels en France. Cela nous permettrait de ne pas faire appel à de la main d'oeuvre extérieure. Mais cela voudrait dire deux choses : dégraisser le mammouth et faire une politique familiale de natalité. Et là, personne n'a le courage de le faire, à part le FN.Cela voudrait dire aussi redonner à la France son pouvoir de décision.

 

Ainsi, ce n'est pas que la France manque d'immigrés, mais de Français formés de manière pragmatique. Et les gens au chômage depuis trop longtemps ne sont plus adaptés aux besoins nouveaux.

 

La terre des Le Pen

04/08/2006 13:09 par amarine

  • La terre des Le Pen

    La terre des Le Pen

    04/08/2006 13:09 par amarine

Assistons nous à cause des scandales de la vie politique actuelle à la mise en procès de la monarchie républicaine qui peinait déjà à garantir la stabilité et le prestiges de nos institutions ?

En dépit des avertissements et des alertes, personne ne veut comprendre les rapports du peuple avec les problèmes de l'immigration. On se met un mouchoir devant les yeux et on prétend à "un sentiment d'insécurité".

Pourquoi ? De peur de tomber dans le fief de Le Pen ? Et à cause de cela, ne pas reconnaître que cela pose un réel problème ?!

Je dis que, pour l'instant, seul Le Pen regarde en face les problèmes liés à l'immigration massive et incontrôlée et propose des solutions concrètes. Les autres se contentent de jongler, de crier plus fort qu'ils ne font, d'avancer de trois pas et de reculer de quatre.

Or le sort des immigrés en France n'est le problème ni plus de la gauche, que de la droite, mais celui de la France en tant que nation. Du moins, pour ceux qui la considèrent encore comme une nation et qui lui prête le droit de se gouverner elle-même. C'est donc le souci de l'équilibre économique et social qui devrait conduire  nos décisions.

L'erreur des  responsables politiques a été de vouloir entendre derrière les propos des  Le Pen  des considérations racistes. Ainsi ont-ils empoisonnés le débat en créant un faux débat qui a écarté d'un revers de main les vrais problèmes pendant trop longtemps.

Cette croyance (encouragée parfois par la fougue verbale de J.M. Le Pen) a rendu tout le monde obsédé à l'idée de partager un temps soit peu les idées de Mr Le Pen, même s'il lui arrive de constater que le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest.

Du coup, beaucoup de citoyens (même les mieux placés) prennent pour raciste le souhait légitime de voir les immigrés aimer la France - ce que certains font - ou d'aller voir ailleurs.

Ainsi le slogan " La France aime là ou quitte là" a été repris par beaucoup de personnes, même par des immigrés convaincus, mais dès qu'il est formulé par Le Pen il devient une injure. Or quoi de plus normal d'exprimer le fait que la France mérite d'être aimée si on la choisit comme pays d'accueil.

Par nature (et par manque de temps pour le FN) un slogan se doit d'être bref et explicite, au risque de choquer les plus hargneux.

Ce slogan ne m'indigne pas et pour autant je ne suis ni raciste ni fasciste; mais j'ai la France dans mon coeur et j'entends qu'on la préserve de toute dérive anti-républicaine. J'entends aussi qu'elle reste souveraine et qu'elle se donne les moyens de remonter la pente.

Et ce n'est pas en traitant de racistes ou de fascistes ceux qui approuvent cette phrase que certains dirigeants comprendront les réactions de leurs concitoyens.

Et pour finir un dessin de Konk qui en dit plus que tous les mots :

Voir la politique du FN en matière d'immigration :

http://www.frontnational.com/doc_id_immigration.php

Guy Drut : recours de Marine Le Pen

04/08/2006 13:05 par amarine

  • Guy Drut : recours de Marine Le Pen

    Guy Drut : recours de Marine Le Pen

    04/08/2006 13:05 par amarine


La vice-présidente du FN annonce un "recours pour excès de pouvoir" auprès du Conseil d'Etat, visant à "l'annulation" du décret de Jacques Chirac.


La vice-présidente du Front National Marine Le Pen a fait connaître mercredi 31 mai son intention de déposer devant le Conseil d'Etat un recours pour "excès de pouvoir" visant le décret présidentiel amnistiant Guy Drut.
L'amnistie individuelle par décret du président de la République, au profit de Guy Drut afin qu'il puisse réintégrer le CIO, a soulevé la polémique, provoquant même l'embarras au sein de la majorité.

"En relation avec les élections"

La fille du dirigeant du FN, eurodéputée, juge qu'elle est fondée à agir en sa qualité de contribuable francilienne et de conseillère régionale d'Ile-de-France, estime que le décret d'amnistie du 22 mai dernier viole la loi du 6 août 2002.
Celle-ci stipule que sont amnistiés les délits "en relation avec les élections de toute nature, à l'exception de ceux qui sont en relation avec le financement direct ou indirect de campagnes électorales ou de partis politiques". Or, juge-t-elle, "l'infraction commise par M. Drut est en relation directe avec le financement d'un parti politique".

 

 

 

 

 


Le député UMP de Seine-et-Marne avait été condamné en octobre dernier à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende pour "recel d'abus de biens sociaux" dans le cadre de l'affaire des marchés des lycées d'Ile-de-France où il avait bénéficé d'un emploi fictif.

"Erreur d'appréciation"

Marine Le Pen invoque aussi une violation de l'article 14 de la même loi de 2002, qui exclut l'amnistie pour des délits d'abus de biens sociaux, jugeant "évident" que les infractions de recel d'abus de biens sociaux sont elles aussi exclues du bénéfice de l'amnistie.
Enfin, elle estime que ce décret "est illégal comme résultant d'une erreur manifeste d'appréciation". L'Elysée a motivé cette mesure d'amnistie comme pouvant permettre à Guy Drut de retrouver son poste de membre du CIO afin y défendre les intérêts de la France. Or, Marine Le Pen "ne voit pas ce qu'a apporté M. Drut à la France" au sein du CIO, rappelant l'échec en juillet dernier de la candidature de Paris à l'organisation des Jeux olympiques de 2012. (AP)

 

 

Informations tirées du Nouvel Obs.

A savoir :

Le champion olympique Guy Drut avait été condamné en octobre dernier à 15 mois de prison avec sursis et 50 000 euros d'amende dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France. Il a très récemment bénéficié « d'une mesure d'amnistie individuelle » décidée par le président de la République.

C'est sa qualité de médaillé olympique à Montréal en 1976 au 110 m haies qui vaut à l'actuel député UMP de Seine-et-Marne l'effacement de sa condamnation. La loi d'amnistie de 2002 a rebattu les règles de cette pratique républicaine. Elle a donné au chef de l'Etat la possibilité d'amnistier des personnes ayant rendu des services à la nation dans les domaines des arts, des lettres et du sport.

Quatre ans plus tard, cette amnistie devrait permettre au champion de retrouver son siège au sein du Comité international olympique. Le député UMP et ancien ministre des Sports avait été suspendu provisoirement de tous ses droits, prérogatives et fonctions attachés à sa qualité de membre du CIO le 9 décembre dernier par la commission exécutive.

A 54 ans, Guy Drut avait été poursuivi pour un emploi fictif dans l'affaire des marchés publics d'Ile-de-France. Cette affaire, dans laquelle 47 prévenus avaient comparu, était la plus grosse affaire de financement illicite des partis politiques. Le RPR, le PS et l'UDF notamment étaient soupçonnés de percevoir des pourcentages sur les marchés publics passés pour la construction d'établissements publics, notamment des lycées. Le député de Seine-et-Marne était accusé d'avoir perçu, de juin 1990 à février 1993, quelque 118 000 euros d'une société de BTP, Sicra, pour un emploi fictif.
[D'après le Figaro]

Dans le cadre de cette affaire, le FN a mis en place une pétition à renvoyer à St-Cloud :

http://www.frontnational.com/petitiondrut.pdf

Au parlement européen

04/08/2006 13:01 par amarine

Intervenant :  Marine Le Pen
Intervention du mercredi 14 juin 2006

Observatoire européen des drogues et des toxicomanies

Depuis sa création en 1993, les principales tâches de l'Observatoire des drogues et des toxicomanies sont la collecte, l'analyse et la diffusion de données transnationales sur les problèmes de la drogue.
Treize ans plus tard, le bilan n'est pas glorieux. Si on constate une certaine amélioration de la connaissance du phénomène de la drogue, dans ses aspects les plus divers sur le territoire de l'Union européenne, en revanche, aucune incidence positive sur la consommation n'est à noter. Et bien au contraire !

Un constat est à faire. Aujourd'hui, la consommation de drogues ne se limite plus aux produits traditionnels, mais nous assistons avec inquiétude à l'émergence de nouveaux marchés pour les produits de synthèse, à la production plus facile et moins chère. Ils génèrent plus de bénéfices pour les trafiquants et sont par ailleurs encore plus nocifs pour la santé des consommateurs.

L'Observatoire des drogues et des toxicomanies en réalité ne constitue qu'une simple base de données dépourvue de toute valeur opérationnelle. En fait, tous les chiffres fournis ne servent qu'à couvrir l'échec des différentes politiques nationales en matière de lutte contre les drogues. Il est grand temps que les Etats prennent leur responsabilité et arrêtent de s'abriter derrière des organismes qui n'ont ni la vocation, ni la mission d'agir pour eux.

Financement d'associations proches du P.S.

04/08/2006 13:00 par amarine

CP juillet 2006
 
L’argent des contribuables a trouvé deux nouvelles vocations : financer des associations on ne peut plus proches du PS.  Et non des moindres : SOS Racisme, fondée par le député européen socialiste Harlem Désir et l’actuel porte parole du PS Julien Dray, et Ni Pute Ni Soumises, dont plusieurs des dirigeantes ont également des postes de responsabilité au sein du PS.

Le tout est financé à hauteur de 30.000 € au titre du programme des emplois tremplins, sorte d’emplois jeunes destinés à la base à trouver un premier job à ceux qui sont dans la difficulté.

A défaut de créer de l’activité et de la richesse, ces jeunes recrues pourront aider ces succursales du PS à faire des procès, leur principale source de revenus après l’argent public.
 
Pour ce faire, ils auront sans doute à cœur de faire quelques testings, c'est-à-dire d’aller piéger les petits commerçants ou les vieilles dames qui ne sont pas très chauds pour laisser rentrer dans leur bar ou louer leur studio à des « jeunes » des quartiers. 
 
Bref, le PS gagne ici sur tous les tableaux : il peut dire qu’il trouve du travail aux jeunes, et il paie des permanents à ses amis.  Le tout avec l’argent du contribuable. Ce n’est pas beau le pouvoir à la Région?

 

Source : front national Ile-de-France

Sarkosy propose de supprimer la grâce présidentielle

04/08/2006 12:58 par amarine

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  jeudi 08 juin 2006
Communiqué de Presse de Marine LE PEN, Vice-Présidente du Front National

"Affaiblissement de la fonction présidentielle : Sarkozy s’y met aussi

En proposant de supprimer le droit de grâce ou l’amnistie du Président de la République Française, Nicolas Sarkozy vient apporter sa petite contribution à ceux qui veulent achever de saper les institutions de la V ème République.

Ce n’est pas parce que ces prérogatives de souveraineté de l’Etat ont été dévoyées par Jacques Chirac que cela remet en question leur fondement et leur légitimité.

En l’occurrence, ce qui doit être mis en cause, ce n’est pas le droit mais l’abus de droit qui est une nouvelle illustration de l’affaiblissement de la fonction présidentielle.

Décidément, Jacques Chirac et ses amis auront réussi à tout corrompre."
 

Français d'abord (communiqué de presse)

04/08/2006 12:54 par amarine

PS/PC/Verts/UMP/UDF : clandestins d’abord ! . . . . . . . . . . . . . FN : Français d’abord !

Communiqué de Presse de Marine LE PEN, Présidente du Groupe FN au Conseil Régional d'Ile-de-France

 

"Sous la pression de l’extrême-gauche, la Région Ile-de-France a accordé, avec l’argent des contribuables, sans opposition de l’UMP ni de l’UDF, 75% de réduction dans les transports publics aux clandestins ! L’Exécutif force la main des élus en mêlant indistinctement dans le même article d’une délibération l’aide, souhaitable, aux Rmistes et ce type de prime récompensant ceux qui violent les lois de la République. Dans sa permanente surenchère, la gauche donne désormais plus de droits à des étrangers en situation irrégulière qu’aux Français ! La discrimination négative envers les nationaux est donc le but ultime des politiques clientélistes et communautaristes de la majorité régionale, PS-PC-Verts. Bilan de cette « gratuité » dans les transports ? 87 millions d’euros supplémentaires chaque année (certains parlent déjà de 150 millions) à la charge de toutes celles et ceux qui payent des impôts et qui doivent, le plus souvent, payer plein tarif leur titre de transport. Pas étonnant que l’équipe Huchon ait augmenté de près de 60 % la fiscalité régionale en deux ans… Le groupe Front National, qui souhaitait apporter son soutien à la gratuité en faveur des Rmistes, rappelle qu’il a toujours demandé une telle gratuité pour les demandeurs d’emploi. Face au refus du président Huchon de leur laisser la possibilité de voter séparément sur les clandestins, l’ensemble des élus du groupe a quitté l’hémicycle."

Contre l'expression

04/08/2006 12:50 par amarine

  • Contre l'expression

    Contre l'expression

    04/08/2006 12:50 par amarine

A juste titre, Marine a souvent réfuté l'expression "extrême droite", réservée pour qualifier le mouvement du front national.

En effet, on ne peut dire qu'un mouvement qui réunit plus de 10 % des suffrages soit "extrême". 5,5 milllions d'électeurs ont voté pour le front national en 2002.

 

De plus, ce terme ne veut rien dire.

Voici une analyse assez intéressante :

L'extrémisme est un anti-concept ; la catégorie n'a pas de définition claire ; l'usage du terme est relatif aux pays et aux tendances politiques ; le terme est un instrument de propagande socialiste. 

1. l'extrémisme est un anti-concept

En général, le terme d'extrémisme prend deux sens différents, tous deux anti-conceptuels.

a) Ceux qui cherchent à imposer leurs valeurs par la force;

b) Ceux qui poussent une idée jusqu'au bout. Ce terme est donc toujours relatif à l'idée qui est poussée jusqu'au bout, et ne peut pas avoir un sens en soi. Mais dans ce cas là ils ne sont pas plus extrémistes, mais tout simplement soit plus cohérents (par exemple les anarcho-capitalistes par rapport aux minarchistes), soit plus cohérents et en même temps plus criminels (les communistes par rapport aux socialistes.)

Les termes de gauche-droite, à la base, viennent des positions des partis au parlement, et donc sont toujours liés à un pays, et donc ne sont pas du tout pertinents pour décrire des idéologies politiques, indépendantes du contexte.

Lorsqu'il s'agit de partis qui ne sont même pas représentés au parlement, tels que FN/MNR+LO/LCR, cette terminologie a encore moins de sens. Si ce n'est que, par extension, le terme "gauche" est associé aux idées propres au parti siégeant à la gauche du parlement, et le terme "droite" aux idees propres au parti siégeant à la droite du parlement. Dans ce sens-là, parler d'extrême-droite impliquerait "les idées de la droite, en plus extrême" et parler d'extrême-gauche "les idées de la gauche, en plus extrême". Dire que Le Pen c'est Chirac en plus extrême ne veut strictement rien dire, il ne s'agit pas ici des mêmes idées de base en plus cohérent, mais d'idées différentes, tout simplement. Dire que Arlette c'est Jospin en plus extrême donne déjà plus de sens, mais il serait plus exact de dire: en plus cohérent, en plus criminel.

2. quelles caractéristiques claires ?

Quelles peuvent donc bien être les caractéristiques communes de "l'extrême-droite" ?

a) L'antisémitisme? L'antisémitisme sous couvert d'anti-sionisme est aujourd'hui partagé par bon nombre de gauchistes et d'islamistes.
b) Le nationalisme ? Partagé par certaines gauches, par exemple Chevènement, et non partagé par tous les mouvements classés par la gauche à l'extrême-droite. Certains sont nationalistes, tels Le Pen, d'autres plutôt pan-nationalistes ou identitaires.
c) L'autoritarisme ? Partagé par certaines gauches.
d) Le totalitarisme ? Plus propre à caractériser les communistes.
e) Le racisme ? La gauche n'a souvent rien contre le racisme anti-blanc, ni contre la "discrimination positive". Sarkozy propose le racisme institutionnel pro-arabe.
f) La xénophobie ? Le critère même n'a pas de contenu clair non plus, s'il s'agit d'une opposition à l'ouverture totale, immédiate et sans condition des frontières, elle est largement partagée par une large partie du spectre politique. S'il s'agit au contraire d'une opposition à toute immigration, elle n'est pas partagée par toute "l'extrême-droite". Les identitaires par exemple font la distinction entre immigration européenne et extra-européenne, distinction que l'UE en général et même la Suisse fait également.
g) Le nazisme ? Et "l'extrême-droite" israélienne ?
h) L'imposition des idées par la force ? Propre à la politique.
i) La violence directe? Ne caractérise pas forcément tous les mouvements nationalistes, et caractérise aussi certaines gauches.

Et les autres catégories géographico-politiques ?

Certaines des critiques pour le terme "extrême-droite" s'appliquent également pour gauche, droite et extrême-gauche. A la différence près que ces trois termes sont en général assumés par ceux qu'ils désignent d'une part, et qu'il y a une certaine cohérence entre les divers mouvements de gauche d'autre part: par exemple, l'opposition au capitalisme, à la mondialisation, à la guerre. Le rejet de certaines préférences telles que l'homophobie ou le racisme, ainsi que des valeurs traditionnelles telles que la famille, partagé par les communistes, les socialistes et les anarcho-communistes. Et il y a bien une certaine linéarité: ceux qui se considèrent comme d'extrême-gauche sont effectivement plus opposés au capitalisme et plus "anti-racistes" que ceux qui se considèrent de centre-gauche. Ces termes ont en général un sens plus compréhensible et mieux défini. Ces points ne sont pas spécifiques à la gauche, certains peuvent être partagés par la droite, mais ne sont pas partagés par toute la droite, alors que toute la gauche est d'accord là-dessus. 

3. le problème de la relativité du terme

Le problème est double: d'une part, comme nous l'avons vu, ces termes sont liés à la représentation des partis au parlement, et donc sont liés à des situations locales. D'autre part, même au sein d'un même pays, le terme d'extrême-droite a une signification qui varie selon la tendance politique de celui qui l'utilise. Le fait est que ce terme est utilisé systématiquement par la gauche et les médias de gauche et les pseudo-intellectuels de gauche, peu par la droite, et rarement si ce n'est jamais par ceux qu'il est censé désigner.

exemple 1: USA/France

Chirac est de droite, W. Bush est de droite, on est bien avancés. Aux USA, Chirac serait à la gauche des démocrates, et donc serait "de gauche". Le parti démocrate est de gauche, par définition, puisqu'il siège à la gauche du parlement US. Les républicains sont de droite, par définition, puisqu'ils siègent à la droite du parlement US.

Si l'on compare avec la France, l'UMP (droite du parlement) serait plus proche de la gauche américaine que des républicains, et les républicains seraient plus proches du FN (pro-peine-de-mort, anti-avortement, patriotes, traditionalistes, etc...) que de l'UMP. Et d'ailleurs, en Europe, W. Bush est souvent qualifié d'extrême-droite par les alter-mondialistes et autres communistes, ce qui a du sens du point de vue européen, dans la mesure ou SI Bush était un député européeen il serait très à droite au parlement, mais n'a pas de sens du point de vue international.

Si quelqu'un prétend utiliser les termes de gauche-droite dans un cadre international, il aura le choix entre:

a) Une approche relative à chaque pays: il se retrouvera donc avec une même dénomination pour des mouvements qui n'ont pas grand chose en commun (par exemple, l'UMP français et les républicains US)

b) Une approche spécifique à un certain pays, par rapport à laquelle il jauge le reste du monde. Par exemple, on se place du point de vue de la France, le PS à gauche, l'UMP à droite, le FN à l'extrême-droite. Et donc dans ce cas là on devrait classer par exemple les républicains US à l'extrême-droite, les démocrates US à droite, et les nazis américains, puisqu'il ya là-bas de vrais mouvements nazis qui ne sont pas interdits, ben euh, il faudra créer une nouvelle terminologie du genre extrême-extrême-droite". D'ailleurs j'avais déjà vu apparaître ce genre de termes ridicules, "extrême-droite dure" en l'occurence, pour désigner feu Unité Radicale.

En genéral, plus on se déplace à gauche, plus ceux compris sous extrême-droite se déplacent a gauche aussi. Ainsi, pour le PS par exemple, Le Pen est d'extrême-droite. Chirac par contre, ah non non, c'est le sauveur de la république. Par contre, si on se déplace encore plus à gauche, on va dire chez les révolutionnaires communistes, eh bien, pour eux, Le Pen est d'extrême-droite ET Chirac est d'extrême-droite. Le terme est utilisé ardemment par la gauche, et avec des différences de sens, modérément utilisé par la droite socio-démocrate, et pas du tout utilisé par le reste de la droite. Quant aux 20% d'électeurs du FN, je ne crois pas qu'ils se considèrent d'extrême-droite. Comme pour néo-libéral, on se retrouve donc avec une appellation revendiquée par personne: ni les nationalistes, pensez à Le Pen et son "ni droite ni gauche", et dans la mesure où effectivement une partie de son programme est conservatrice et une autre socialiste, il ne correspond ni à la droite-UMP ni à la gauche-PS, ni à la droite-UMP en plus extrême, ni à la gauche-PS en plus extrême, ni les "identitaires", qui considèrent que droite=capitalisme-bourgeois-libéral, or justement ils sont contre le capitalisme, le libéralisme et la mondialisation ! Donc ils rejettent l'appellation d'extrême-droite aussi, et effectivement leurs idées ne correspondent pas à celles de la droite-UMP en plus extrême.

exemple 2: Israel

a) En Europe beaucoup de gens considèrent Ariel Sharon comme étant "d'extrême-droite", or je ne crois pas qu'on le qualifie comme ça en Israel, où le terme designe plutôt les partis ultra-orthodoxes juifs, ou ceux qui sont pour l'expulsion des palestiniens d'Israel.

b) Si l'antisémitisme est souvent considéré comme une caractéristique essentielle de l'extrême-droite en Europe, ça peut difficilement être le cas en Israel.

exemple 3: Suisse

Comment est désignée l'UDC dont le nom veut dire "Union Démocratique du Centre", et qui, en gros, a des courants nationaux-conservateurs, conservateurs et libéraux-conservateurs, et qui globalement est un parti conservateur ?

- La droite (UDC + Parti "libéral" + aile droite du PRD) considère tout simplement l'UDC comme "de droite". Une bonne partie des électeurs de l'UDC se considèrent même "de centre".
- Le centre (aile centre du PRD et du PDC) parle de droite dure.
- Les médias officiels et vaguement-centristes parlent de droite dure (ce qui fait quand même la majorité des médias)
- La gauche (PS, aile gauche du PDC, aile gauche du PRD) parle de nationaliste, populiste, certains cas isolés parlant de "fasciste", et parfois d'extrême-droite.
- "L'extrême-gauche" (i.e., les altermondialistes, les médias gauchistes, les communistes) parle d'extrême-droite / nazis / fascistes.

Nous voyons donc bien que le terme n'est pas universel, qu'il est toujours relatif à un pays d'une part, et à la tendance politique de celui qui s'exprime d'autre part.

4. pourquoi utiliser des termes qui sont des instruments de propagande socialiste ?

Les socialo-étatistes mettent sous extrême-droite tout et son contraire: l'autoritarisme comme le libéralisme, le capitalisme comme l'anti-capitalisme, le libre-échange comme le protectionnisme, les nazis comme les sionistes, etc.

En fait, quiconque s'oppose au socialo-étatisme, au système en place, et à l'idéologie anti-raciste, multiculturelle et tiers-mondiste, quiconque en dénonce les dérives, les contradictions et les conséquences catastrophiques, est considéré comme un extrémiste par les étatistes . La stratégie de la gauche consiste à adopter un terme anti-conceptuel, lui donner une définition vague et ensuite s'en servir comme instrument de combat contre leurs ennemis:

a) En faisant des associations fallacieuses de concepts qui n'ont aucun rapport entre eux, voire sont antinomiques:

étape 1: nazis = pas bien = extrême-droite
étape 2: nationalistes = extrême-droite
étape 3: extrême-droite = nazis -> nationalistes = nazis.
étape 4: nationalistes = conservateurs -> conservateurs = nationalistes
étape 5: nationalistes = extrême-droite = nazis -> conservateurs = nationalistes = extrême-droite = nazis
étape 6: nationalistes = non-tiers-mondistes et anti-discrimination-positive et anti-islamisme. nationalistes = extrême-droite = nazis -> non-tiers-mondistes et anti-discrimination-positive et anti-islamisme = nazis
étape 7: libéraux = non-tiers-mondistes et anti-discrimination-positive et anti-islamisme -> libéraux = nazis. Ariel Sharon = anti-islamisme -> Ariel Sharon = nazi.

b) En élargissant progressivement le sens de "extrême-droite" pour y associer et décrédibiliser le plus possible de leurs ennemis.

5. pourquoi utiliser des notions douteuses plutôt que des termes claires ?

Pourquoi utiliser des termes imprécis comme extrême-droite, alors que des termes précis tels que nationalistes, identitaires, néo-nazis, etc. existent pour qualifier les différents mouvements regroupés à tort sous un même terme ?

Bien sûr, souvent ce que quelqu'un veut dire par "extrême-droite" est compréhensible. Est-ce correct pour autant ? Si j'écris keskisspass, tout le monde comprend, est-ce pour autant la bonne orthographe ? Si je dis néo-libéral ou ultra-libéral, c'est aussi compris par tous, sauf que personne ne sait exactement qui ça désigne, puisque personne ne se considère comme tel. Raffarin est-il ultra-libéral ? La mondialisation est-elle néo-libérale ?

Pourquoi utiliser des notions douteuses, si ce n'est pour se rendre complice de la propagande de la gauche ? Pourquoi ne pas plutôt utiliser des termes clairs et précis ?

Critique positive du livre

04/08/2006 12:47 par amarine

La fille du président du FN préfère raconter son parcours personnel que dévoiler ses ambitions politiques.

 

ELLE N'ARRÊTE pas de creuser son sillon, au grand dam de ceux qui s'affligent, au FN, de la voir se projeter sans cesse sur le devant de la scène médiatique. Après s'être complètement «relookée» – elle a perdu onze kilos, allégé sa coiffure, changé son maquillage – voilà Marine Le Pen qui continue à modeler son image, par l'écrit cette fois. Son livre, A contre flots (1), au titre emprunté au poète Émile Verhaeren, et qui sera en librairie demain, est d'abord un plaidoyer pro domo.

 

On y découvre Marine, âgée de 8 ans, qui échappe miraculeusement, avec ses soeurs, ses parents et leurs voisins, à l'attentat à l'explosif qui a soufflé l'immeuble où habite sa famille. Marine qui s'installe ensuite dans l'hôtel particulier du parc de Montretout à Saint-Cloud, légué à son père par l'industriel Hubert Lambert.

 

Marine qui se souvient du «couple fusionnel» formé par ses parents, avant de raconter «l'année du malheur», celle où sa mère est partie sans prévenir avec un biographe de son père avant de poser dans Playboy. Marine qui prend conscience du fait qu'on n'est pas sans inconvénients, en classe où ailleurs, la fille de Jean-Marie Le Pen. Marine étudiante, Marine divorcée, qui élève ses enfants tout en travaillant, Marine qui s'engage en politique...

 

Un Père admiré

 

A travers les souvenirs ainsi relatés, c'est son autoportrait et le portrait d'un père qu'elle admire que Marine Le Pen a voulu présenter. Aux antipodes des idées qu'elle reproche à leurs adversaires de répandre. «Très jeune, j'ai été frappée par le gouffre qui m'apparaissait entre l'homme décrit et l'homme que je côtoyais régulièrement», écrit-elle. Et de s'en prendre aux «caricatures», aux «purs fantasmes», qui «ont été créés autour du Front national» et «auront fait vivre grassement bien des gens aux frais du contribuable» (à propos par exemple de SOS Racisme).

 

Quant à elle, c'est comme une femme, certes «privilégiée» sur le plan matériel, qu'elle se présente, mais marquée, aguerrie, endurcie même, par les batailles et les drames qui ont jalonné son enfance et sa jeunesse.

 

Une femme qui se signale par «l'étendue de l'affection qu'elle porte à sa patrie», qui se veut attentive aux «peines des plus humbles», et qui veut se battre pour «rendre leur fierté» à ces électeurs du FN qui «aiment leur pays», mais ne sont «pas les abrutis, les archaïques, les peureux, les racistes, les angoissés de l'avenir que l'on décrit». Mais Marine Le Pen n'oublie pas de dire sa «révolte» contre les «coups de pied de vache», portés de l'intérieur même du FN.

 

Voilà donc un livre de combat, qui s'inscrit dans son entreprise de dédiabolisation du FN. Qu'il sorte un an avant l'élection présidentielle ne doit pas donner prétexte à de nouveaux «fantasmes» : que Marine Le Pen puisse se substituer à son père au dernier moment, pour l'élection présidentielle. Non, sauf surprise, il ne s'agit pas de cela. Mais, sûrement, de prendre date pour la suite.

 

(1) A contre flots, éditions Granger, 322 pages. 20 .

 

Source : Le Figaro.fr (avril 06)