La blaireau attitude !
04/08/2006 13:52 par amarine
Date : vendredi 28 juillet 2006 Lors d'une conférence de presse, abordant le sujet de la crise au Liban, le Premier ministre a déclaré : "J’ai eu l’occasion de présenter la position française à l’ensemble des formations politiques la semaine dernière. Je me réjouis de constater l’unité de vue, le très large consensus qui s’est exprimé à cette occasion. Elle est un atout pour notre pays dans sa volonté de participer pleinement à la définition d’une solution diplomatique à la crise. Je suis naturellement disposé à apporter à ces formations politiques, régulièrement, les éléments d’information nécessaires. Nous avons besoin de cette unité nationale qui renforce la voix et la capacité de la France sur la scène internationale." Apparemment, Mr de Villepin ne considère pas le front national comme une "formation politique". Mais vouloir ignorer les 5 525 032 électeurs du 5 mai 2002 peut avoir de dangereuses conséquences.
Monsieur le Premier Ministre,
C'est tout à fait abusivement que vous avez fait état de "large consensus" et "d'union nationale" relativement à la politique de votre gouvernement au Proche Orient en évoquant la réunion que vous avez convoquée des partis de la majorité et de l'opposition parlementaire.
Vous n'aviez pas jugé utile d'inviter le Front National qui, représentant pourtant des millions d'électeurs français, n'a pas un seul député à l'Assemblée mais qui dispose, cependant, au Parlement Européen de sept députés français.
Cette attitude, contraire aux règles les plus élémentaires de la démocratie et du bon sens, choque beaucoup de nos compatriotes, de plus en plus nombreux à nous rejoindre dans une opposition au "Système" politicien dont vous êtes, volens nolens, avec le Président de la République, la personnification.
Les responsables politiques des partis de l'Assemblée "Nationale" représentent moins de la moitié des électeurs français, celle-ci, de ce fait, manque de légitimité. Vous aurez l'occasion de vous en rendre compte aux prochaines élections, car si votre discrimination outrage les citoyens français, elle nous honore et nous conforte.
Les princes de droite et de gauche qui nous gouvernent depuis trois décennies n'ont cessé de modifier les systèmes électoraux pour essayer de maintenir dans leurs postes et leurs prébendes, les représentants de la République des Partis, que condamnait le Général de Gaulle, dont vous vous réclamez abusivement.
Cette République oligarchique et bananière a conduit le pays à sa ruine démographique, économique, sociale, culturelle et morale. Le temps est proche où elle devra abdiquer avant que le peuple ne l'y contraigne.
Comme l'âne de Buridan, vous êtes aujourd'hui incapable de choisir entre Israël et le Liban, bien que vous déclariez ami de toujours de ce malheureux pays, auquel vous n'offrez que des couloirs humanitaires et l'exode de nos ressortissants.
Impuissance, verbiage, hypocrisie semblent être les fondements de l'action internationale, d'une France, dépouillée de sa souveraineté.
Recevez, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de mes sentiments d'affliction.
Jean-Marie LE PEN
La France lutte-t-elle de manière partiale contre le racisme ?
J’ai appris la nouvelle de la dissolution probable de la TRIBU KA, groupe suprémaciste noir, par le conseil des ministres. C’est un groupe ouvertement antisémite dont le combat se baserait sur un passage du Coran qui traite de la Malédiction de Cham. Leur théorie reposerait sur l’organisation de l’esclavage des noirs par les premiers Hébreux.
Outre que ce fondement est un peu tiré par les cheveux, ce groupuscule ne convainc que quelques dizaines de personnes. Mais il est très actif et fait preuve d’une extrême violence. C’est pour cela qu'il fallait que la justice réagisse et sorte le gros arsenal.
Cependant, je ne peux m’empêcher de penser que la justice reste partiale. En effet, pourquoi ne réagit-elle pas de la même manière lorsque ce sont des groupes musicaux (notamment de rap) qui écrivent et chantent des paroles ouvertement racistes à l’égard de la France, de la République, des valeurs, des forces de l’ordre, des blancs, etc..
Pourquoi Mr Sarkosy réagit-il contre la Tribu KA en disant que le racisme ne passera pas dans la République, mais laisse-t-il en paix d’autres groupes (sous le prétexte de la liberté d’expression) qui eux, ont une grande influence sur les jeunes et notamment ceux des banlieues.
Il suffit d’écouter leurs paroles pour se convaincre que ses jeunes gueulards appellent à la violence et ne sont pas prêts du tout à s’intégrer, encore moins à s’assimiler dans la nation française. Certaines paroles tombent sous le coup de la loi pour racisme et incitation à la haine. Or ces jeunes ressortent souvent libres des tribunaux.
Voici quelques exemples de paroles de racisme anti-blanc :
· 113 (extrait d’une chanson concernant la police) « J’crie haut, j’baise votre nation. L’uniforme bleu depuis p’tit nous haissons. A la moindre occasion, faut les balayer, bat les couilles, les porcs qui représentent l’ordre en France. »
· Sniper (extrait de la chanson La France) : « On est tous chauds, pour mission exterminer les ministres et les fachos (…) Frères, je lance un appel, on est là pour tout niquer. Qu’on les brûle, qu’on les pende ou qu’on les jette dans la Seine. »
· Smala (extrait de Meurtre légal) : « Gouers (Français), c’est toi qui perds, flippe pour ta femme, tes enfants, pour ta race. On s’est installé ici, c’est toi qu’on va mettre dehors. »
· Expression direkt : « Les Arabes et les Noirs vont tout niquer. »
· Salif (extrait de Tous ensemble, chacun pour soi) : « Ca y est, les pits sont lachés, les villes sont à chier, les vitres sont cassées, les keufs sont lynchés, enfin ça soulage. Faut que Paris crame. »
· Booba (extrait de Temps mort) : « J’vais piller la France (…) : j’rêve de loger dans la tête d’un flic une balle de GLOCK. »
· Fabe (extrait de L’impertinent) : « C’est physique, biologique, au bleu, blanc, rouge, j’suis allergique. Je leur en fais baver, ces navets, la vie est une manif, la France est une vitre et moi le pavé. »
· Minister Amer (extrait de Flirt avec le meurtre) : « J’aimerais voir brûler Panam au napalm sous les flammes façon Vietnam. J’ai envie de dégainer sur des faces de craies. »
· Lunatic (extrait de Violence/délinquance) : « J’aime voir les CRS morts, j’aime les pins-pons suivis d’explosions et des pompiers. Un jour j’te souris, un jour j’te crève. »
· Ménage à 3 : « J’parle aux boys Céfran (français), la 3è guerre se passe maintenant. J’les saigne, faut qu’y m’craignent, on rosse les gringos (blancs) du front. »
Et il y en a sûrement beaucoup d’autres. Donc que l’on arrête de plaindre certains et qu’on protège surtout les Français et ceux qui se réclament de la France et du respect de la nation et des valeurs de la République.
Le Rap est d’ailleurs une référence pour les bandes ethniques ultra-violentes. Et beaucoup de jeunes mettent en pratique ce qu’ils entendent de ces groupes.
Mais une partie de la gauche continue de protéger ce genre de rappeurs pour sauvegarder son électorat de « jeunes ». Une certaine mouvance gauchiste a une aversion de la société traditionnelle, de ses valeurs et de l’ordre établi.
L’extrémiste Olivier Besancenot, par ex., est au premier rang des fidèles du groupe NTM. Ce candidat pour la présidentielle est allé jusqu’à signer un duo avec le rappeur Monsieur R, poursuivi devant la justice pour apologie de la violence.
A l’automne 2004, la distribution dans les lycées de Seine-Saint-Denis de 4200 exemplaires de CD de rap s’en prenant à la police et aux Français de souche s’est faite avec le concours financier de la municipalité communiste de Bobigny.
Côté UMP, c’est le silence dans les rangs.
Il y a de quoi être inquiets de toutes ces dérives !!

A contre flots. Marine LE PEN. Grancher.
La guerre psychologique et les nouveaux collabos. Roger HOLLEINDRE. Editions Heligoland.

Chute ! Eloge de la disgrâce. Alain SORAL. Editions Blanche.
Les 15 jours de Jean-Marie LE PEN. Louis MASSON. L'AEncre.
(Le scandaleux 2ème tour de la présidentielle 2002)
La décomposition des nations européennes. Pierre HILLARD. F.-X. de Guibert.
L'Europe des régions contre la France. Thierry BOUCLIER. Godefroy de BOUILLON.
Date : lundi 24 juillet 2006
D’autant que le ministre de l’Intérieur souligne que « la rentrée scolaire ne sera pas un couperet ». Et qu’en outre il annonce la création d’une « commission nationale de l’admission exceptionnelle au séjour », qui est un oxymoron. Si on nomme une commission nationale permanente, c’est qu’il ne s’agit pas d’admission exceptionnelle, mais d’une nouvelle forme normale de régularisation.
Le fait de créer une telle commission est en soi la preuve que l’on crée une nouvelle filière d’immigration familiale.
La gauche ne l’avait même pas rêvé. Sarkozy l’a fait.
Sur le podcast de Versac
« Je suis ouverte , je suis prête à discuter avec tout le monde pour la simple et bonne raison que je pense que 99% des gens qui détestent le front national et JM Le Pen sont de bonne foi. Ils pensent sincèrement que nous sommes fascistes, nazis, racistes etc. et quand on les rencontre ils se rendent compte qu’on les a manipulés. »
« Je ne me détermine pas en fonction de l’origine ou de la religion des gens. » "L'aristocratie politique, ceux qui sont sortis de l'ENA sont coupés de la réalité des Français." "70% des Français ne sont pas représentés à l'assemblée nationale. Soit parce qu'ils ne votent pas, soit qu'ils ne votent plus, soient qu'ils votent front national. Donc, moi, je suis pour la proportionnelle intégrale." "On est pour la liberté et non pour le libéralisme. Ce n'est pas la même chose ! Il faut écarter les carcans mais sans tomber dans le libéralisme absolu car c'est la jungle (...) Il faut mettre en place des mesures protectionnistes minimales pour l'intérêt de la nation." "95% des gens qui rentrent légalement dans notre pays n'ont pas de contrat de travail. Ils sont donc à la charge de la communauté. Le coût qui pèse sur la France est trop important. On ne peut plus y faire face par rapport à la situation de l'économie française. Il est là le problème de l'immigration. Car nous avons une crise démographique, économique, le chômage qui explose, des comptes de l'état déplorables, et le poids d'une immigration continue" " On a fait venir les fonctionnaires dans la fonction publique en leurs vendant des privilèges et des droits à la retraite qu'ils ne toucheront pas ! Une partie des postes de la fonction publique devrait être destinée aux personnes de plus de quarante-cinq ans qui ont déjà eu une activité professionnelle. Laissons plutôt une majorité de jeunes aller dans le privé." "La conception de l’état RPR c’est l’utilisation des moyens de l’Etat pour régler des affaires personnelles ou pour faire des coups de basse police. Il y en a un qui doit se retourner dans sa tombe c’est le général De Gaulle, parce que l’une des premières choses qu’il a fait c’est de mettre un compteur personnel dans ses appartements de l’Elysée pour que son électricité ne soit pas payer par les contribuables. C’était une autre manière de voir l’Etat. » « Nous baignons dans l’immoralité politique depuis des années. Des gens qui sont allés en prison sont revenus s’asseoir dans leur siège, soit de député, soit de conseiller général. Je crois que la France a réellement besoin d’un homme d’Etat c’està dire d’un homme qui restaure l’Etat, son impartialité, son autorité et sa morale. »
« Le CPE c’est l’organisation de la faillite du gouvernement, c’est l’adaptation à la mondialisation. Je comprends l’inquiétude de la jeunesse française vis à vis de son avenir, du marché de travail. C’est une mesure dérisoire car on discute de la manière dont on va mourir, en quelque sorte. Ce n’est pas un problème de contrat de travail, en réalité, car dans des pays où il y a une forte croissance ce sont les employés qui dictent leur conditions de travail aux employeurs car ces derniers ont besoin d’eux. »
« Il faut avoir un discours fort et sévère à l’égard du gouvernement parce qu’on sait qu’il y a des possibilités immédiates de carburants alternatifs, pour les carburants à base d’huile et pour les carburants à base d’hydrogène. Or, on s’aperçoit que les recherches faites sur ces carburants alternatifs sont faites contre l’avis de l’Etat. Ce sont des recherches clandestines, dans les garages. Les lobbies pétroliers et l’Etat maquereau qui se sucre et qui fait des bénéfices sur la TIPP empêchent l’émergence de carburants de substitution au bénéfice de l’anecdotique comme les éoliennes, etc. »
« Le rôle du gouvernement c’est d’assurer l’indépendance énergétique d’un pays. »
"L’Etat a abandonné ses élus locaux qui doivent faire face à une délinquance et une criminalité qui sont catastrophiques, qui se multiplient et face à laquelle ces élus ne savent plus quoi faire. Or c’est à l’Etat de jouer son rôle ! (…) Mr Sarkosy confond l’action et l’agitation. »
"La délinquance est passée de l’immoralité à l’amoralité. C’est à dire qu’on est face à des gens qui n’ont plus aucun principe, aucune base. Ils ne savent pas quasiment ce qu’est le bien et le mal. S’ils ont envie de quelque chose ils le prennent. Les règles de vie en société ne leur ont pas été inculquées. Alors c’est vrai qu’il y a un vrai problème d’éducation, comme il est vrai qu’il y a un vrai problème de police, un vrai problème de justice et un vrai problème de cette impunité qu’on a laissé se développer pendant vingt ans et dont M’ Sarkosy est, en très large partie, responsable. »
« Mr De Villier ne fait pas de la politique, il fait son petit Jihad. Or ce n’est pas du tout la vision du front national, lequel a toujours dit que s’il y a des problèmes de forces politiques fondés sur l’islam qui se développe en France c’est évidemment lié à l’immigration et que l’islamisation (qui est un terme beaucoup trop excessif et très flou) est une conséquence de l’immigration massive. »
Sur la chaîne Publics - le 24/04/06 :
« Mr De Villier exclue totalement la notion de nationalité et se fonde uniquement sur l’appartenance religieuse. Or il existe des Français musulmans qui respectent le pacte républicain et il ne faudrait pas les mettre au ban du pays qui est le leur sous prétexte qu’ils sont musulmans. »
« L’islamisation ou l’islamisme (…) est la conséquence d’une immigration massive. Mais Mr. De Villier, comme tous les autres, préfèrent s’attaquer aux conséquences plutôt qu’à la cause des problèmes. »
« Il faut définir quels sont nos principes républicains et les défendre envers et contre tous. Les piliers sont la souveraineté nationale, la souveraineté du peuple, la laïcité, c’est l’unité nationale ; or je m’aperçois que sous des coups de boutoirs de plus en plus importants (discrimination positive, droit de vote des étrangers, financement public des mosquées,...) nous sommes en train d’abandonner les piliers de notre république. Alors quel modèle veulent-ils nous imposer ? Un modèle probablement anglo-saxon fondé sur le commerce, fondé sur la transformation des citoyens en consommateurs ; nous n’en voulons pas !»
« Le pivot du programme du front national c’est la nationalité, ce qui est différent de celui de De Villier et de celui de Sarkosy. »
« C’est aux Musulmans de dire si leur religion est compatible avec la république. Il y a des Musulmans qui acceptent le pacte républicains, qui sont Français avant d’être musulmans. Ceux qui ne le veulent pas peuvent aller trouver ailleurs un pays qui probablement accueillera leur manière de vivre leur foi qui serait en contradiction avec nos principes républicains. »
« Le Front national ce sont des Français qui veulent appuyer sur ce qui nous rassemble plutôt que sur ce qui nous divise mais qui est intransigeant sur un certain nombre de principes : le respect de la nationalité, la défense de la nation (qui a été attaquée de toutes parts par tous les partis politiques), nous voulons défendre les Français d’abord car c’est la seule discrimination qui est républicaine, car fondée sur la nationalité et non sur la religion ou sur l’origine. »
« Le CPE est une politique minable. C’est ce que font tous les partis depuis un certain nombre d’années : la gestion de la faillite (…) On organise les effets de la mondialisation ! Je pense que c’est une mesurette assez minable qui n’était pas à la mesure de la révolution culturelle et économique qu’il faut à notre pays.»
« Sur l’Iran, la question qui se pose c’est ‘comment empêcher l’Iran d’avoir la Bombe ?’ Car c’est bien beau de se battre pour les principes encore faut-il avoir les moyens pour empêcher cela mais nous n’en avons pas les moyens. Et puis il faudrait aussi faire la même chose avec la Corée, le Pakistan, l’Inde et Israël qui ont aussi la bombe atomique. »
« La politique c’est l’art du possible. »
« En ce qui concerne la loi Veil, nous préférons des mesures incitatives, pour aider les femmes à garder leur enfant, plutôt que des mesures coercitives, mais personnellement je ne reviendrai pas sur la loi Veil.
Marine sur la chaîne LCP :
« Avoir raison trop tôt est une autre façon d’avoir tord »
« Le problème migratoire, des flux d’hommes est le problème du 21è siècle » « Le jour où l’informaticien indien sera payé dans les sociétés françaises 1200 euros, combien sera payé l’ouvrier français ? Est-ce que si on ouvre trop les portes, le smic qui est le salaire minimum ne va pas de venir le salaire maximum puisqu’il y aura des gens pour remplir des emplois qui gagneront 100 fois plus ou 10 fois plus que dans leur propre pays ! » « Sortez de l’ENA, arrêtez avec vos courbes et vos chiffres ! Allez dans la rue, bon sang ! On nous a dit pendant vingt ans que l’immigration a été stoppée en 1974 ! » « Il ne suffit pas de donner une carte d’identité à quelqu’un pour en faire un Français ! » « Champions du monde du chômage des jeunes, champions du monde du chômage des vieux, la gauche comme la droite ! »
Comique :
« C’est pas parce qu’on se met un bibi sur la tête qu’on peut se faire passer pour la reine d’Angleterre. » (elle parlait de Sarkosy et de ses tentatives de récupération de l'électorat du FN)
Le 26 juin 06, invitée de Jean-Jacques Bourdin :
Les PME, PMI ou TPI créent l'emploi or elles sont accablées d'impôts. On doit absolument alléger cette pression fiscale. On redonnerait la possibilité à l'entreprise de créer l'emploi. L'Etat se comporte comme leur ennemi à l'heure actuelle. (...) Si le 1/10e de l'entreprise pouvait être libéré des paperasses et pouvait être investi dans le productif, permettez-moi de vous dire que ça changerait beaucoup les choses !"
"Je suis persuadée que Jean-Marie le Pen sera au deuxième tour. Il est à 25% d'opinions favorables contre 17% en 2002. En ce qui concerne les 500 signatures, il n'y a aucun élément qui permet d'être inquiet à ce jour. En revanche, elles sont devenues un véritable obstacle à la démocratie !" "La police des transports a été proposée en 1986 par le Front national, l'abaissement de l'âge de l'apprentissage à 14 ans c'est également nous lors des dernières élections régionales. Nous faisons énormément de propositions !"
Marine dans domaine public sur France 3
Front national
Marine de guerre
Un nouveau look, un livre de confessions, des sourires ravageurs sur les plateaux de télévision qui la réclament de plus en plus... Longtemps héritière sans royaume, l'heure de Marine Le Pen serait-elle enfin venue au Front national ? Mais quel Front national ? Portrait.
Christophe Ono-dit-Biot
«Cela fait au moins trente ans que je me suis faite à l'idée que je ne serai jamais reine ! » Elle a beau dire, Marine Le Pen, ce jour-là, elle a eu la fève et porte bien la couronne. L'or est en carton, certes, mais cela reste une couronne. Et avec ses 11 kilos de moins, sa mine affûtée et sa jupe plissée, la vice-présidente du Front national détonne au milieu des visages parcheminés et des permanentes bleu électrique réunis ce 15 janvier pour la galette des Rois de la fédération FN de Paris. A tel point que, quelques jours plus tard, le potache Karl Zéro en fait matière à gag, vantant sur Canal + les mérites de « la galette Marine, qui ne fait pas grossir » ! C'est vrai qu'on ne la reconnaît plus, Marine Le Pen. Il y a un an, d'ailleurs, elle avait préféré snober cette galette parisienne parfumée à la naphtaline, où son père avait fustigé la loi Veil et la « contraception massive ». Juste avant, il avait estimé dans l'hebdomadaire Rivarol que l'occupation allemande n'avait pas été « particulièrement inhumaine », conté l'« anecdote » de gentils gestapistes sauvant un village de la colère d'un lieutenant allemand qui voulait fusiller tout le monde, et ajouté qu'« un Front national gentil, ça n'intéressait personne ». Bref, tout pour ruiner les efforts de « dédiabolisation » du FN de sa benjamine, qui du coup était partie sur-le-champ en « vacances » à La Trinité-sur-Mer. Une substitution possible. Est-ce l'air marin, ou un « relooking extrême », comme on dit sur Téva ? Un an plus tard, Marine opère un retour fracassant sur la scène politique. Avec, en prime, une silhouette de jeune première et les 300 pages d'un livre à paraître le 26 avril et dont elle dit qu'il exprime sa « philosophie politique ». Ecrit à la première personne, il débute en 1976, le jour de l'attentat à la bombe chez les Le Pen, villa Poirier ; ne fait pas l'impasse sur le « détail de l'histoire » cher à son père ; revient sur « la grosse leçon de vie » qu'a été la découverte des photos de sa mère, nue, et en soubrette, dans Playboy, et s'intitule, en hommage à un poème de Verhaeren, « A contre flots ». A contre flots ? Avec un titre pareil, une forme pareille, et surtout sa récente nomination, par papa, au poste de « directrice stratégique de la campagne » (la « boîte à idées » pour 2007), voilà qui fait jaser dans les coursives du Paquebot, le siège du FN, à Saint-Cloud. Afficherait-elle donc des ambitions présidentielles ? D'autres ne se privent pas pour aller plus loin, évoquant même le scénario, si Jean-Marie Le Pen se voyait dans l'impossibilité de recueillir ses 500 signatures, d'une substitution, à la dernière minute, de la « fifille » au papa. « Je le vois très bien, analyse Lorrain de Saint-Affrique, l'ex-conseiller en communication de Le Pen, déclarer au comité central qu'il n'a pas les signatures mais qu'elle, elle peut les avoir. » Personne n'oublie non plus la célèbre phrase de jadis : « j'aime mieux mes filles que mes cousines, mes cousines que mes voisines, mes voisines que des inconnus. » « Des fantasmes ! » sourit Marine, vous enfermant avec elle dans son bureau du siège du FN. On frémit un peu, parce qu'en ce moment, au Paquebot, l'ambiance n'est pas vraiment à « la croisière s'amuse », et que l'on ne voudrait pas s'y noyer. On s'étonne aussi de la décontraction de la jeune femme. « Je vous rappelle que c'est mon père qui est candidat, et qu'il n'est un secret pour personne que ma médiatisation a créé un certain nombre de jalousies chez les aigris du Front. Une suspicion, aussi : "Si elle est médiatisée, se sont-ils dit, c'est donc bien que la presse hostile y trouve un intérêt. » Ça a d'ailleurs été l'un des gros arguments contre moi lors du congrès de 2003 [où les partisans de Bruno Gollnisch l'avaient reléguée de trente places dans l'ordre d'élection au comité central, NDLR], ce qui est pour le moins paradoxal quand on les entend se plaindre du faible accès aux médias pour le FN. » Contrairement à son père, c'est vrai, Marine ne peut pas se plaindre d'être boycottée par les médias. De « la matinale » de Canal + au plateau d'Arlette Chabot, de « Télématin » à « Riposte » de Serge Moati, on la voit beaucoup ces derniers temps, évoquant « le sentiment d'insécurité des français », « la jambe de bois du CPE », ou « le vent prérévolutionnaire qui souffle sur la France ». Cette sollicitation médiatique, elle l'explique par la « collision entre la caricature d'un parti vu comme machiste et mon image de femme, jeune, divorcée et mère de famille ». Est-ce suffisant ? « Peut-être qu'on commence à se rendre compte que je ne suis pas contagieuse », ajoute-t-elle, affirmant qu'au fond elle ne fait qu'incarner le « syndrome Magalie ». Magalie ? « Oui, celle de la "Star Academy" », répond-elle. On y est : l'an dernier, à rebours de tous les pronostics et de tous les canons en vogue, l'adolescente enrobée, disgracieuse et qui de surcroît chantait faux avait remporté les suffrages lors de la finale de l'émission. Indice de choc : son village d'origine avait voté à 68 % non à la constitution européenne. « Les français vomissent le système, argumente la vice-présidente du Front. vous voulez nous imposer la nana qui fait 32 kilos toute mouillée, blonde, avec les dents refaites, eh bien nous on n'en veut pas. On n'ira plus là où vous nous dites d'aller, parce que nous n'avons plus aucune confiance en vous : vous nous dites qu'il faut l'Europe, plus d'Europe, et on vous dit non de façon brutale. Vous nous dites que Le Pen est un fasciste, on l'amène au second tour de la présidentielle. Vous nous dites que Ségolène n'a pas la carrure, nous on la trouve très bien. Vous nous dites que Magalie est grosse et chante faux, eh bien, nous, on veut qu'elle gagne. » La preuve par la Star'Ac, donc. Par la revanche de la France des pavillons contre ce que son père appelait l'« Etablissement ». Elle fume cigarette sur cigarette, Marine, et, dans ses yeux, on voit bien qu'elle y croit. On se dit que c'est la fille idéale pour aller boire une bière les soirs de cafard. Bonne copine : forte en gueule, mais sympa. Sauf quand on évoque la chanson que lui a consacrée la rappeuse Diam's (voir encadré) ou l'assimilation des chambres à gaz, par son père, à un détail de l'histoire. « Quand on a deux minutes par an de temps de parole dans les médias, on tombe dans les slogans, par définition réducteurs. Le "détail" est un problème bien particulier, lié à un contexte particulier. Moi, je dis qu'il faut arrêter de tenir des propos qui puissent nourrir la suspicion de révisionnisme au Front. » Une simple suspicion ? « Ecoutez, j'ai 37 ans, je suis une enfant de la paix et de l'immédiateté. Ces débats sur ce qui s'est passé il y a soixante ans m'intéressent peu. » Ils intéressent pourtant certains élus du Front. Il y a moins d'un mois, le conseiller régional alsacien Patrick Binder s'est fendu d'un courrier aux lycées, expliquant que « la visite des lieux de mémoire » ne paraissait « pas justifiée », par souci d'objectivité, à un âge « où l'on est encore très influençable ». Interrogée sur le sujet, la numéro deux du Front semble embarrassée. Et vous prie de l'excuser, après avoir ajouté qu'elle n'aurait pas dit ça. Mais sans condamner pour autant. « Respectabilisation du parti ». Prise en tenaille, donc... D'un côté les jeunes loups du Front qui la suivent dans ce travail de « respectabilisation » du parti, en partie atteint lorsque, lors des voeux des Hauts-de-Seine, ses adversaires politiques, Verts, socialistes ou UMP lui donnent du « Marine ». De l'autre, les « historiques », qui considèrent que le Front, avec Marine, ce ne serait plus le Front. Parce qu'elle ne remet pas en question la loi sur l'IVG, parce qu'elle est « vaticinatrice sur la question de l'islam », dit Bernard Antony, le chef de file des chrétiens. Ou simplement parce qu'elle n'a rien à proposer « à part un logo », assure Christian Baeckeroot, conseiller régional FN du Nord-Pas-de-Calais « La seule chose que Marine apporte au Front, c'est une érosion électorale. En Ile-de-France, elle est même de 8 %. Quant à dire qu'elle veut déringardiser le Front, je trouve ça malvenu : dans ce cas-là, qui est le ringard en chef ? » Des accusations qui font bondir les marinolâtres issus de son association Générations Le Pen. « Ce sont des aigris », répond Louis Aliot, secrétaire général du FN, qui assure engranger les adhésions. « Ont-ils vraiment envie de diriger la France ? questionne Marie-Christine Arnautu, élue FN du conseil régional d'Ile-de-France. Quand Le Pen ne sera plus là, il n'y a que Marine qui puisse représenter ce que les gens attendent. Parce qu'elle a le nom que les Français veulent. » Le nom. La marque Le Pen. Un argument qui fera frémir tous ceux qui parlent, comme Bernard Antony, d'une dérive « kremlinesque » au FN, qui « fonctionne de plus en plus comme une cité interdite, où l'on préfère la préférence familiale à la préférence nationale ». Jacques Bompard, le maire d'Orange, ne justifie-t-il pas son ralliement au MPF de Philippe de Villiers en accusant Le Pen de transformer son mouvement en « château de la Belle au bois dormant » ? De « faire le vide autour de lui pour que Marine, fabrication familiale et médiatique, reste seule en piste » ? Dans son bastion du parc de Montretout, où Jean-Marie Le Pen a logé ses bureaux et deux de ses filles, dont Marine, ces analyses font ricaner le vieux chef. « Marine a beaucoup de qualités, mais elle n'affiche pas l'ambition de succéder à son père. J'ai 78 ans, certes, mais j'ai appris récemment que le président des Fidji venait, à 85 ans passés, d'en reprendre pour sept ans. Et puis, vous savez, je me demande si je ne suis pas un peu immortel. J'ai vu tellement de jeunes cadres mourir avant moi... » Quant à la métaphore de la Belle au bois dormant, elle fait sourire les petits princes du FN. Comme Olivier Martinelli, le chef du cabinet du « président » Le Pen. « Le temps de Marine arrive, car Marine est de son temps. » Le sommeil ne devrait donc plus durer très longtemps