Interview de JMLP par National-Hebdo

25/05/2007 20:03 par amarine

Extrait d'une interview de Natonal-Hebdo à  JM. LE PEN


"Je rappelle que ce sont les nationaux qui ont assuré la victoire de
Sarkozy sur madame Royal, en choisissant entre 2 maux celui qu'ils ont
cru le moindre (...) je comprends qu'à  l'election présidentielle des
électeurs aient choisi Sarkozy plutôt que Royal. mais ce choix ne les
oblige pas à  voter UMP aux législatives"


National-Hebdo: "Le FN peut-il avoir des élus ?"


JMLP: " Oui, le front peut entrer à  l'assemblée nationale. je pense
que des élus FN peuvent emporter plusieurs circonscriptions. On verra
alors si M. sarkosy modifie la ligne de Chirac. Rappelons-nous que ce
dernier appelait à  voter communiste ou socialiste pour que nos candidats
ne soient pas représentés (...) Il n'y a pas eu d'élus FN à l'assemblée depuis 1988."

National-Hebdo: "Et l'avenir du FN..."
JMLP : "Il faut que les électeurs du FN ailent voter... L'avenir de
notre mouvement dépend du nombre de voix obtenues (...) Notre avenir est
soumis aux moyens dont disposera le Front national. La subvention
d'Etat, qui fournit nos moyens les + importants, je tiens à  le signaler,
est liée aux législatives. Par csqt, elle est essentielle, c'est notre
moyen d'exister. Si nos électeurs veulent un mouvement national
organisé et structuré, il faut qu'ils aillent voter."

"Présidentielles: Comment analysez-vous le recul de votre candidature
en 2007 ? "
JMLP: "en 2002,nous étions face à  2 candidats de gauche: M. Jospin
(PS) et M. Chirac (faussement de droite) ; des électeurs UMP
anti-chiraquiens avaient préféré voter Le Pen.
en 2007, en + du PS, nous avions à  faire face à  2 candidats de droite
(M. Sarkozy avec tous les moyens à  sa disposition et M.Bayrou mieux
admis que Chirac). Avec 3 830 000 voix, je pense donc au contraire que
la casse a été limitée."


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Un mode de scrutin anti-démocratique

24/05/2007 20:31 par amarine

Scrutin majoritaire ou proportionnel ? Un système inique et biaisé

Le mode d'élection des 577 députés de l'Assemblée nationale en France est parmi les moins démocratiques. Le scrutin majoritaire uninominal à deux tours élimine en effet dès le premier tour tout candidat qui n'aurait pas recueilli 12,5 % des inscrits, donc un plus fort pourcentage des exprimés - près de 18 % si 30 % des électeurs s'abstiennent, par exemple. Un candidat peut être élu dès le premier tour s'il a obtenu plus de 50 % des suffrages exprimés et au moins un quart des inscrits. Au second, est élu celui qui recueille le plus de suffrages, à la majorité relative. Si plus de deux candidats franchissent la « barre » du premier tour, des désistements peuvent intervenir et ramener le choix des électeurs à deux candidats.

Ce système pourrait, poussé à l'absurde, n'amener à siéger dans les 577 circonscriptions que les candidats d'un seul parti, l'UMP par exemple, qu'ils soient élus dès le premier tour avec à peine plus de la moitié des suffrages exprimés ou que, grâce aux désistements en leur faveur, ils se trouvent en tête au deuxième tour dans toutes les circonscriptions. Et dans ce cas, les électeurs des candidats de l'opposition, même presque aussi nombreux que les électeurs des candidats majoritaires, pourraient n'avoir aucun élu, et cette situation durerait le temps d'une législature, cinq ans.

Même si les résultats des scrutins sont dans la réalité moins caricaturaux, l'exemple des élections de juin 2002 est parlant : avec 34 % des voix au premier tour, le parti chiraquien a obtenu près de 60 % des sièges, soit 351 sur 577. S'ajoutaient à cette large majorité quelques dizaines d'autres élus de droite, comme les 26 députés UDF, qui renforçaient encore la domination des élus de droite à l'Assemblée.

Pour justifier ce mode de scrutin, ses partisans évoquent la nécessité d'obtenir une majorité à l'Assemblée, ce qu'il favorise effectivement, mais ne garantit nullement. En revanche il s'oppose à toute représentation réelle du corps électoral. Mais il s'intègre très bien dans un système constitutionnel qui vise à faire de l'Assemblée nationale une simple chambre d'enregistrement, surtout depuis que l'inversion du calendrier électoral a pratiquement écarté tout risque de cohabitation entre un président d'une couleur et une majorité parlementaire d'une autre.

Le système majoritaire en écarte totalement les courants les plus minoritaires, ne permet aucune représentation des fractions de l'électorat qui ne se reconnaissent ni dans les candidats de la droite ni dans ceux de la gauche gouvernementale.

Ce mode de scrutin est même parvenu, en juin 2002, à écarter de l'Assemblée le courant des électeurs du Front National, assez représentatif pour avoir été présent au second tour de la présidentielle, ce en quoi seuls des analystes à la vue courte ont pu voir une « victoire de la démocratie  ».

Succession de J.M. Le Pen ?

24/05/2007 20:15 par amarine

La succession de Jean-Marie Le Pen, qui aura 79 ans fin juin, à la présidence du Front national (FN) occupe tous les esprits. Au sein du parti mais aussi à l'extérieur - dans la nébuleuse d'extrême droite et de droite extrême allant jusqu'à l'eurodéputé souverainiste, Paul-Marie Coûteaux - où l'on cherche à élargir le débat pour évoquer la nécessité d'un "Epinay de la droite nationale". Et cela en référence au congrès de juin 1971 qui a vu la fusion de l'ex-SFIO de Guy Mollet avec la Convention des institutions républicaines de François Mitterrand pour former le nouveau Parti socialiste. Au point que Le Choc du mois, mensuel qui s'est donné pour but de désenclaver l'extrême droite, consacre un épais dossier à "l'avenir de la droite nationale" dans son numéro de mai.

Cela fait des années qu'est soulevé de manière récurrente ce problème de succession. Il en était déjà question au congrès de Marly (Yvelines) en 1994. Elle provoqua le départ en décembre 1998 de Bruno Mégret, alors délégué général du FN, avec près de la moitié de l'appareil et à la création du MNR. A la suite de cette scission, Jean-Marie Le Pen avait cherché à apaiser les esprits en déclarant qu'en cas d'empêchement de sa part, autrement dit de décès ou de grave maladie, Bruno Gollnisch, alors secrétaire général, reprendrait le flambeau jusqu'au congrès chargé de nommer le nouveau président. Puis face aux impatiences des partisans de M. Gollnisch - parmi eux Jacques Bompard, Marie France Stirbois, Bernard Antony ou Christian Baeckeroot - il avait promis de se mettre en congé du parti pour se présenter "en homme libre" à la présidentielle de 2002. Une promesse non tenue au dernier moment.

Rongeant leur frein, les désormais adversaires de M. Le Pen, mais aussi de sa fille Marine Le Pen, s'étaient promis de prendre leur vengeance lors du congrès de Nice en 2003. La qualification du président du FN au second tour de la présidentielle de 2002, et aussi le refus de M. Gollnisch de se présenter contre M. Le Pen a contrecarré leur plan.

EUROPÉENNES DE 2009

Aujourd'hui la situation est différente. Les opposants les plus virulents - MM. Bompard et Antony - ont quitté le FN et Mme Stirbois est décédée. Plus personne ne songe à attaquer frontalement M. Le Pen qui vient d'essuyer un sérieux revers à la présidentielle. Celui-ci a d'ailleurs déjà fait savoir qu'il serait candidat à sa propre succession au congrès prévu fin novembre et qu'il comptait rester en place au moins jusqu'aux élections européennes en 2009 afin de ferrailler contre le traité simplifié promis par Nicolas Sarkozy. En revanche chacun, de Marine Le Pen à Bruno Gollnisch, s'emploie à faire comprendre au président du FN qu'il serait bon qu'il prépare lui même dès le prochain congrès la relève.

Partisans de Mme Le Pen et partisans de M. Gollnisch ont commencé les grandes manoeuvres. Déjà s'esquissent deux approches. La première, portée par Mme Le Pen, défend l'idée d'un parti unifié autour d'un programme qui, une fois consolidé, pourrait passer des alliances. Il s'agit de rompre avec ce que le FN a été jusqu'à récemment : un conglomérat de sensibilités diverses. A l'inverse, M. Gollnisch n'est pas "hostile a priori" à l'idée d'un "Epinay de la droite nationale" défendu par le président du MNR, M. Coûteaux et des régionalistes.

Ces deux sensibilités rivales s'accordent pour penser que "l'avenir appartient au FN" s'il se tient prêt à accueillir "les déçus Nicolas Sarkozy" mais aussi, comme l'explique M. Gollnisch au Choc du mois "les déçus du mouvement démocrate (...) car la victoire tactique de François Bayrou va se transformer en défaite stratégique".

 

source : Le Monde.fr

Dis-moi qui tu nommes...

21/05/2007 20:17 par amarine

Dis-moi qui tu nommes…

Jean-Marie Le Pen a bien évidemment réagi dès vendredi à la nomination du nouveau gouvernement avec à sa tête le très immigrationiste François Fillon. Le président du FN a noté que le président de la République « s’efforce d’être conforme à l’image qu’il a donné au cours de sa campagne et se complait dans l’exercice du grand écart ; on ne sait pas combien de temps il va pouvoir résister à ses contradictions. Le gouvernement Fillon est bien le gouvernement Sarkozy. Le président de la République y a placé, plutôt que des amis politiques de longue date, ses adjoints de campagne, dont il est sûr qu’ils seront non des ministres mais des exécutants. On constate que la famille a subitement disparu des préoccupations de Nicolas Sarkozy : elle n’est dans les attributions d’aucun ministre ni secrétaire d’Etat ». Jean-Marie Le Pen note également que le portefeuille de la Défense a été confiée « à un européiste convaincu » -l’ex permanent communiste reconverti dans le centrisme, Hervé Morin- « pour qui la nation doit non pas se défendre mais se fondre dans un super-Etat européen ». Quant à la nomination d’Alain Juppé, avec rang de ministre d’Etat, chargé de l’Ecologie et de l’Aménagement durable ? récemment condamné à un an d’inéligibilité et 14 mois de prison avec sursis, elle peut s’appréhender comme « un hommage à Chirac » puisque le maire de Bordeaux a joué pendant des années « le rôle de paratonnerre » dans les affaires du RPR ... « Telle est l’exigence de morale et d’ordre de Nicolas Sarkozy ! » .

Le triomphe de la pensée unique

« Naturellement, le clou du spectacle est Bernard Kouchner » a encore affirmé Jean-Marie Le Pen. Soixante-huitard emblématique, icône de la pensée unique, il symbolise à lui seul ce que fustigeait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne. Le nouveau ministre des Affaires étrangères et européennes est un européiste de gauche, qui méprise la nation et même la langue française, et il est flanqué d’un secrétaire d’Etat, ami du couple Hollande-Royal, Jean-Pierre Jouyet qui a été directeur de cabinet de Jacques Delors à la Commission européenne ». Autre socialiste faisant son entrée au gouvernement , Eric Besson, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargé de l’Evaluation et de la prospective des politiques publiques, qui voyait encore il ya quelques mois en Nicolas Sarkozy « un néo conservateur américain au passeport français » ... L’ex catastrophique ministre de l’Ecologie Roselyne Bachelot, alias « madame Sans-Gêne » est de retour, nommée à la Santé, et Jean-Marie Le Pen a dit ne pas attendre grand-chose non plus de Michèle Aliot-Marie qui recueille cette fois-ci le portefeuille de l’Intérieur de l’Outre-mer et des collectivités territoriales. Constatant que l’insécurité a beaucoup augmenté –forte augmentation continue des actes de délinquances violentes depuis 2002 rappelait Louis Aliot dans le dernier numéro de National Hebdo- Jean-Marie le Pen a dit ne pas manifester une confiance excessive, c’est un euphémisme, dans les capacités de Mme Alliot-Marie à inverser la tendance…

De l’importance des législatives

« Les Français qui ont cru aux accents patriotiques de Nicolas Sarkozy vont commencer à déchanter » a assuré le président du FN. Certes a-t-il poursuivit, « je comprends la raison qui a poussé un certain nombre de nos électeurs à voter pour Sarkozy plutôt que pour Royal, c’était un dilemme cela ne veut pas dire qu’ils étaient activement partisan de Sarkozy. Je pense qu’une grande partie d’entre eux » -a fortiori au regard des personnalités faisant leur entrée au gouvernement- « vont se retrouver derrière les candidats du Front National seuls capables de rappeler à Sarkozy pendant cinq ans la teneur de ses engagements. Le choix (de faire entrer au gouvernement) des européistes forcenés est bien la marque que M. Sarkozy qui était un des tenants du OUI, va s’efforcer d’effacer le NON français et va engager la France plus profondément dans l’Europe de Bruxelles. Ce n’est pas un gouvernement national, c’est l’exécutif d’un Conseil régional européen ! ». Questionné sur la bataille des législatives qui a été officiellement lancée par Bruno Gollnisch le 14 mai lors d’une conférence de presse à laquelle il assistait, Jean-Marie Le Pen a dit qu’il s’engageait « à fond » dans cette campagne. « Je crois qu’elle est très importante a-t-il indiqué. Importante car elle conditionne la capacité du Mouvement national de rester une grande force de propositions et d’opposition au gouvernement dont nous dénoncerons sans faiblesse toutes les erreurs. Une élection très importante aussi puisqu’elle conditionne par le nombre d’électeurs la subvention qui permet au Front National de faire fonctionner ses services administratifs et de mener son action politique. Il est très essentiel que les électeurs sommés de choisir entre Sarkozy et Royal, reviennent au bercail et votent pour les candidats du FN qui sont les seuls capables de défendre leurs idées à eux. Je me déplacerai par avion dans les 20 régions françaises à la cadence de deux régions par jour, il faut que nos militants adhérents sympathisants se mobilisent à cette occasion » a-t-il indiqué.


Résistance nationale et européenne

Les nationaux ont appris avec tristesse la disparition d’une figure de la résistance identitaire des peuples européens au monde gris que veulent nous imposer les mondialistes. Karel Dillen, Président fondateur du Vlaams Blok -auquel a succédé le Vlaams Belang présidé par le courageux Frank Vanhecke- s’est éteint à l’âge de 81 ans après plus de cinquante années d’engagement politique. Il a puissamment contribué a rendre incontournable, contre vents et marées, le mouvement national flamand et fut un ami fidèle du Front National notamment au sein du Parlement européen. Jean-Marie Le Pen, Bruno Gollnisch et Carl lang assistaient à ses obsèques le 5 mai dernier en la cathédrale d’Anvers. En Flandres comme ailleurs, le combat continue et Bruno Gollnisch, en tant que président du groupe Identité Tradition souveraineté (ITS) au Parlement européen a salué lundi le succès remporté par le mouvement national « Ataka » , lors les élections européennes au suffrage direct en Bulgarie, jusqu’à présent représenté par un seul député, M. Dimitar Stoyanov, 24 ans, benjamin de cette assemblée. « La présence plusieurs députés bulgares constituera, comme nous l’avions prévu et annoncé lors de la constitution du groupe, un nouvel élargissement du groupe ITS, venant après le ralliement de M. Cosea, député indépendant de nationalité roumaine. Ce succès est une joie pour les parlementaires des composantes française, roumaine, flamande, italienne, britannique et autrichienne qui constituent le groupe à ce jour, et qui adressent leurs chaleureuses félicitations à leurs partenaires et amis de Bulgarie ». « Je m’en réjouis d’autant plus a précisé Bruno Gollnisch qu’à l’invitation de M. Siderov, président du parti Ataka, et de M. Stoyanov, j’avais pris part il y a trois jours à la dernière phase de la campagne, accompagné de M. Mihaescu, vice-président roumain du groupe ITS, et de M. (koen) Dillen (fils de Karen Dillen), député flamand, tenant une conférence de presse au Parlement bulgare, prenant la parole à travers le pays lors de plusieurs réunions publiques, et rencontrant diverses personnalités, dont un Métropolite unanimement respecté ».

 

SOURCE : FDAmag

Un apéro avec Alain Soral

19/05/2007 17:21 par amarine

J'adore ce mec !

Ministres ou éxécutants ?

19/05/2007 10:22 par amarine

Jean-Marie Le Pen affirme que le gouvernement Fillon est «bien le gouvernement Sarkozy», composé des «adjoints de campagne» du nouveau président dont «ils seront non des ministres, mais des exécutants». «Ce gouvernement, composé selon la technique de la macédoine de légumes, n'est pas souverain, il n'est que l'exécutif d'un conseil régional européen.

Les Français qui ont cru aux accents patriotiques de Nicolas Sarkozy vont commencer à déchanter», a-t-il ajouté, regrettant que les postes de ministres des Affaires étrangères et de la Défense soient confiés à des «européistes». «Le clou du spectacle est Bernard Kouchner», a-t-il estimé. «Soixante-huitard emblématique, icône de la pensée unique, il symbolise à lui seul ce que fustigeait Nicolas Sarkozy pendant sa campagne».

François Fillon, premier ministre ?

18/05/2007 09:48 par amarine

vendredi 18 mai 2007
Fillon « Premier ministre » ?

Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN


La nomination de François Fillon comme Premier ministre est un élément parmi d’autres de la volonté de Nicolas Sarkozy d’être un président « à l’américaine ». Terne et dépourvu de charisme, François Fillon n’est que l’ombre de Nicolas Sarkozy, comme on l’a vu ces derniers jours, à ses côtés mais toujours un pas derrière lui.

Outre le fait que Nicolas Sarkozy constitue « son » gouvernement en contradiction avec les articles 8 et 20 de la Constitution française, sa présidence à l’américaine n’est qu’une illusion.

En effet, quels qu’aient été le faste républicain et les beaux accents patriotiques de la journée d’hier, Nicolas Sarkozy a moins de pouvoirs qu’un gouverneur d’un Etat des Etats-Unis d’Amérique. Il ne suffit pas de dire « La France, la France, la France », en sautant comme un cabri. Encore faut-il lui rendre son indépendance abandonnée morceau après morceau aux institutions européennes.

Le petit chien est rentré à la niche

15/05/2007 20:50 par amarine

mardi 15 mai 2007
Le petit chien est rentré à la niche


Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN

Les candidats du MPF de Philippe de Villiers aux législatives se réclameront de la « majorité de droite », et ceux de Vendée se réclameront même de la « majorité présidentielle », sans mentionner le MPF.

Les voilà donc bien oubliés, les grands discours de rupture avec l’UMP, les vibrants engagements de lutte contre le système.

Après avoir poussé quelques glapissements de diversion, le petit chien est rentré à la niche.

Le FN veut entrer à l'assemblée nationale

15/05/2007 20:39 par amarine

Bruno Gollnisch: le FN veut entrer à l'Assemblée nationale pour "faire pression" sur le futur gouvernement Sarkozy

Le délégué général du Front national Bruno Gollnisch a fait savoir lundi que l'objectif du parti était d'entrer à l'Assemblée nationale pour faire "pression" sur le gouvernement.

"Au regard même des thèmes que Nicolas Sarkozy a emprunté le temps d'une campagne au Front national, chacun sait très bien qu'il ne passera pas aux réalisations concrètes s'il n'y a pas une forte pression du Front national", a-t-il déclaré.

"C'est cette pression d'ailleurs qui a fait que l'UMP a été obligée d'infléchir son discours, prendre nos thèmes, mais ça ne veut pas dire mettre en oeuvre nos solutions", a-t-il ajouté. "Notre objectif, c'est d'entrer à l'Assemblée nationale".

Selon Bruno Gollnisch, la nouvelle donne politique pourrait être favorable au Front national. "Jusqu'à présent, et depuis 30 ans, il y avait une candidature unique au profit du sortant entre le RPR (UMP désormais) et l'UDF" ou alors "un désistement réciproque" au second tour, a-t-il rappelé. "Ceci, apparemment, si j'en crois M. (François) Bayrou, peut changer considérablement la donne".

"Je crois que le jeu politique va devenir beaucoup plus ouvert qu'il ne l'était. Je crois qu'il va y avoir des recompositions, je crois qu'il va y avoir des explosions", a-t-il prévenu.

Les projets de Bruxelles pour contourner le 'non'

13/05/2007 18:49 par amarine

Les projets de Bruxelles pour contourner le 'non'


En 2007, les Etats membres vont signer une déclaration qui servira de fondement aux changements des bases juridiques de l'UE. C'est ce qui ressort d'un document de la Commission qu'un quotidien polonais, la "Gazeta", a pu se procurer. Avant cela on ne fera que de simples "retouches". L'article de ce journal est ici reproduit intégralement. On notera la tonalité très "engagée" de l'auteur de l'article (comme presque toute la "presse européenne" qui fait autant de politique que de journalisme, et encore, on est gentil). Ainsi, selon la vulgate européiste parfaitement illustrée ici, c'est toujours "jalousement" que les Etats conservent leur souveraineté. Dirait-on les Etats-Unis, l'Irak ou Israël "jaloux" de vouloir être pleinement souverains sur leur territoire ? Dirait-on que c'est "jalousement" qu'un copropriétaire d'immeuble ne laisse pas les autres décider de l'aménagement et de l'occupation de son appartement ? Et puis, il y a l'habituelle finesse, originalité et profondeur d'analyse du "non" par les militants du "oui" : c'est tout de la faute au gouvernement Français, na. Le "non" est une erreur, au mieux, un malentendu, faute d'avoir dépensé suffisamment de millions d'euros d'argent public en campagne de com' pro-constitution. Et surtout à cause de la fin de règne en eau de boudin de Jacques Chirac (qui probablement a influencé aussi le vote néerlandais ?!). La Constitution européenne, Table de la Loi intouchable, incritiquable et sacrée, n'y est pour rien.
"L'expérience montre, affirment-ils sans rire, "comme ce fut le cas en France, que de nombreux citoyens participant au référendum ne s'expriment pas sur le sujet mais sur le gouvernement en place." Ben voyons ! En 2007, une fois élu le (la) nouveau (nouvelle) Président(e) à l'Elysée, ça passera comme une lettre à la poste (surtout si c'est la poste du Parlement) puisqu'une ratification par le docile Congrès du Parlement à Versailles (92% des députés et sénateurs avaient voté "oui"...) est à l'évidence préférable à une seconde tentative de référendum. Pourquoi faire voter les Français puisqu'ils votent mal ? CHB



La Commission européenne a une idée pour réanimer la Constitution européenne

Les projets de Bruxelles pour contourner le 'non'
 

Adam G. (17 ans) probable meurtrier de Joe sera certainement jugé en Belgique. Il sera remis à un tribunal belge car il y a quelques années les Etats de l'UE ont réussi à créer un mandat d'arrêt européen. Ces nouvelles règles ont simplifié les extraditions mutuelles de criminels, jusque là réglées par des accords d'extradition. C'est un très bon exemple des résultats que donne la coopération communautaire dans les domaines de la coopération policière et judicaire.

Jusqu'alors ce domaine était régit exclusivement par les gouvernements qui gardaient jalousement leur souveraineté. Dans la pratique cela signifiait que chaque décision devait être acceptée par le 25.

Maintenant, cela peut changer, parce que la Commission a proposé lundi que les affaires liées à la police et aux tribunaux deviennent une "simple" politique communautaire. Cela signifierait que les décisions pourront être prises à la majorité des voix.

Ainsi la Commission soutien l'initiative du Président français Jacques Chirac. "Ces propositions vont dans le même sens" indique à "Gazeta" Johannes Laitenberger, porte-parole de la Commission.

Comment faire revivre l'Union

La proposition de transposer la coopération policière et judiciaire sous le parapluie communautaire n'est qu'un fragment d'un ambitieux plan de changements dans l'UE.

La Commission voyant que l'introduction de la Constitution européenne n'est pas possible dans les prochains mois (malgré l'ajout aujourd'hui de l'Estonie à la liste de 14 Etats ayant déjà ratifié le texte), a préparé un plan d'actions devant sortir l'Union du marasme. Jusqu'à ce que la Constitution soit en vigueur.

Toutes ces idées de réformes de la Commission sont contenues dans deux documents que J. M. Barroso présentera demain (9 mai). Gazeta s'est procuré les dernières versions.

En plus d'enlever aux Etats l'exclusivité décisionnelle en matière policière et judiciaire, la Commission propose de nombreux autres changements. Entre autres: l'achat commun d'armes pour l'armée européenne, l'accès aux documents de l'Union pour les citoyens européens, la création d'une politique commune de l'immigration (ou au moins son harmonisation), font partie des plus de dix propositions contenues dans ce document. La majorité de ces propositions touchent à des domaines "proches des citoyens". La Commission souhaite également préparer une liste de toutes les barrières au marché intérieur de l'Union.

Avant tout, le document de la Commission présente un plan pour réactiver la Constitution. Cela se déroulerait en deux étapes:

- En 2007, à l'occasion du cinquantenaire de la Communauté européenne, les gouvernements européens feraient une "déclaration politique" sur le modèle de la déclaration de Messine de 1955, dans laquelle, l'Italie, la Belgique, la France, les Pays-Bas, le Luxembourg et la RFA avaient annoncé la création de la communauté européenne. Dans cette nouvelle déclaration, les Etats membres rappelleraient quels sont les buts fondamentaux de l'Union et s'obligeraient à la réformer.

- Sur la base de cette déclaration, toujours en 2007, les Etats commenceraient un travail sur le traité constitutionnel.

La Commission prévoit que les travaux pourraient durer au moins un an. Les nouvelles bases juridiques de l'Union seraient donc prêtes au mieux en 2008.

La Commission ne préjuge pas du déroulement des travaux: cela peut-être le retour du texte actuel (rejeté par les français et les hollandais) ou bien l'écriture d'un nouveau. La Commission ne se prononce pas non plus sur le fait de savoir si le texte corrigé sera soumis à des referenda. A Bruxelles ont entend souvent que non, car l'expérience montre, comme ce fut le cas en France, que de nombreux citoyens participant au référendum ne s'expriment pas sur le sujet mais sur le gouvernement en place.

Les citoyens s'éloignent de l'Union

Depuis lundi les parlementaires nationaux des 25 Etats membres et les eurodéputés sont réunis à Bruxelles pour traiter de cette question.

Parallèlement, la Commission de même que le Parlement espèrent que la réforme des principes de fonctionnement de l'Union fera en sorte que l'union devienne plus attirante pour ses citoyens.

Selon le dernier sondage eurobaromètre seuls 39% des citoyens de l'UE estiment que les affaires européennes vont dans la bonne direction. Seulement 49 % (résultats les plus faibles de l'histoire) jugent que l'appartenance à l'Union est une bonne chose. En plus de tout cela, 63% sont d'avis que les élargissements futurs menacent leurs emplois.


Konrad Nicklewicz Bruxelles. 09/05/2006

Article paru dans le quotidien polonais GAZETA WYBORCZA
Traduction: Hugues Barthélemy

 

source : http://www.observatoiredeleurope.com/