Le Pen souhaite incarner le vote utile
07/09/2006 19:24 par amarine
Le finaliste de la présidentielle de 2002 a concentré ses tirs sur Nicolas Sarkozy et notamment sa politique en matière d'immigration.
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AVIGNON (Vaucluse) (Reuters) - Le Front national a voulu marquer, lors de son université d'été à Avignon, sa volonté d'intégrer la "culture de gouvernement" dans la perspective de la candidature de Jean-Marie Le Pen en 2007. Plus d'une centaine d'élus régionaux du FN ont donc planché pendant le week-end sur les institutions et la décentralisation, sujets éloignés, selon eux, de la "politique-spectacle" mise en scène par l'UMP, le PS ou l'UDF. "Aujourd'hui, il est important pour nous de démontrer que nous sommes une véritable alternative au pouvoir, et pas seulement un parti d'opposition", a expliqué samedi Marine Le Pen, vice-présidente du mouvement, à Reuters. Cette "culture de gouvernement" se traduira à la fois dans le programme du candidat Le Pen en novembre et par des déplacements thématiques, sur l'armée, sa vision de la République, les énergies et l'écologie, a-t-elle ajouté. "En choisissant les institutions, nous avons voulu marquer ce début de campagne du sceau de l'expertise, de la technicité, de la crédibilité", a avancé Jean-Marie le Pen vendredi, lors d'une conférence de presse. Le dirigeant d'extrême droite, qui espère se qualifier pour le second tour de la présidentielle, comme en 2002, n'entend pas, cette fois, être pris de court. ETAT FORT Il y a cinq ans, dans la campagne du second tour, Jean-Marie Le Pen sous le coup d'une "divine surprise" n'avait pas été en mesure de présenter un projet crédible face à Jacques Chirac. Sur les institutions, le président du FN ne s'est pas éloigné à Avignon de ses thèmes habituels tout en leur donnant une plus forte cohérence. Selon lui, le "délabrement des institutions", marqué par une très forte abstention lors des différentes élections, traduit le décalage entre "le pays réel et le pays légal". Il propose donc de replacer le peuple au centre du fonctionnement des institutions en instaurant non seulement le scrutin proportionnel mais la pratique de référendums "d'initiative populaire" et "d'initiative parlementaire". Face à Bruxelles, Jean-Marie Le Pen veut que le chef de l'Etat soit à la tête d'un Etat fort, au lieu de jouer un "rôle de gouverneur" dans un système fédéral. Il propose également de restaurer le mandat présidentiel à sept ans et d'exclure les ressortissants communautaires du droit de vote pour les élections locales. Dimanche, Jean-Marie Le Pen s'adressera à ses troupes lors d'un discours à l'occasion de la fête régionale des Tricolores, dans une manade de Camargue, à Saint-Martin de Crau.
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Même Marine Le Pen ne voit pas d'un bon oeil une alliance avec le leader du MNR, jugé trop exigeant compte tenu de son poids politique.
AVIGNON (Vaucluse) (Reuters) - Jouant la force tranquille face au ballet des présidentiables, Jean-Marie Le Pen se dit convaincu de pouvoir troubler la course à l'Elysée en 2007 et d'accéder au second tour, comme en 2002.
Le président du Front national, qui a effectué sa rentrée politique vendredi lors de l'université d'été des élus FN à Avignon, mise sur le "formidable mécontentement" des Français et les divisions de ses adversaires PS et UMP.
"Les Français en ont ras-le-bol, aucun des problèmes de fond du pays n'a été réglé: immigration, délinquance, situation économique et sociale", dit Bruno Gollnisch, numéro 2 du FN, à Reuters.
"Surtout, ils ne se sentent plus maîtres de leur destin. Je suis sûr qu'ils vont essayer, cette fois, quelqu'un qui tient parole et qui n'est pas lié au système", ajoute le délégué général.
Les politologues ne croient guère pour l'instant aux chances de Jean-Marie Le Pen, qui aura 80 ans en 2007, de rééditer le "séisme" de 2002, qui l'avait vu se qualifier pour le second tour aux dépens du socialiste Lionel Jospin.
La plupart jugent que l'avance dans les sondages du président de l'UMP Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal ou d'un autre présidentiable socialiste ne lui laissent pas le même espace.
Mais Jean-Marie Le Pen a répété tout au long de la semaine qu'il se voyait affrontant au second tour non pas Ségolène Royal mais Lionel Jospin, qui obtiendra selon lui l'investiture du PS. Un scénario idéal pour le dirigeant d'extrême droite.
De même, la candidature de Nicolas Sarkozy sera, selon lui, plombée par un autre ténor de l'UMP, "Jacques Chirac, Dominique de Villepin ou peut-être même Alain Juppé".
"LEPENISATION DES ESPRITS"
Sarkozy et Royal "sont des vedettes américaines qui occupent le devant de la scène, puisque l'on parle de spectacle, pendant que le public n'est pas assis", a-t-il insisté sur plusieurs médias.
L'état-major du FN note également que Jean-Marie Le Pen est crédité de 13% à 15% dans les sondages, contre 8% à 9% il y a cinq ans, et huit mois avant le scrutin. Il avait ensuite progressé régulièrement.
Jean-Marie Le Pen lui-même se sent porté par une "lepénisation des esprits", selon son expression, estimant notamment que Nicolas Sarkozy crédibilise ses positions sur l'immigration. En outre, la crise au Proche-Orient joue en sa faveur, ajoute-t-il.
Autre motif de satisfaction, son rival souverainiste Philippe de Villiers, "petit sous-marin de l'UMP", ne décolle pas dans les sondages.
Enfin, sa main tendue à son ex-lieutenant "félon" Bruno Mégret - bien qu'elle tarde à se concrétiser par une "union des patriotes" en vue des législatives - renforce l'idée d'une dynamique au-delà du FN.
"Non seulement je vois Jean-Marie Le Pen au second tour, mais je pense qu'il fera mieux qu'en 2002", insiste Bruno Gollnisch.
Les 150 élus régionaux réunis jusqu'à samedi soir à Avignon doivent débattre de sujets liés à leur expérience sur le terrain, des "dérives institutionnelles de la Ve République" aux contrats de projet Etat-région, en passant par la désintégration territoriale.
Dimanche, Jean-Marie Le Pen s'adressera à ses troupes lors d'un discours à l'occasion de la fête régionale des Tricolores, dans une manade de Camargue, à Saint-Martin-de-Crau.
Source : Boursier.com
Jean-Marie Le Pen estime qu'il devrait être "mécaniquement au second tour" de l'élection présidentielle de 2007, dans un entretien publié jeudi par le quotidien "La Provence".
"Je n'ai aucune certitude. Mais le torrent général de l'opinion va dans un sens qui m'est favorable", affirme le président du Front national, qui ajoute: "les sondages me sont deux fois plus favorables aujourd'hui qu'à l'automne 2001 quand commençait la campagne".
Pour Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, adversaires annoncés à l'élection présidentielle, sont des "vedettes américaines qui tiennent le public en haleine pendant que la salle se remplit; des éléments marginaux en attendant les vraies vedettes (...) Jospin, Chirac encore ou un substitut en la personne de Dominique de Villepin..."
"Je dois dire qu'une revanche avec Jacques Chirac ne serait pas pour me déplaire, et elle n'est pas impossible, ou alors peut être avec Jospin qui avait été malheureux la dernière fois", a ajouté Jean-Marie Le Pen, interrogé jeudi soir sur France 3 Provence-Alpes sur son adversaire favori au second tour de la présidentielle.
Dans "La Provence", le président du FN s'est dit favorable à un rapprochement de son parti avec le MNR de Bruno Mégret. "Si c'est le prix à payer pour le sauvetage de la France, je le ferais volontiers. Un responsable politique doit dominer ses sentiments personnels", a-t-il affirmé.
Jean-Marie Le Pen est en revanche opposé à une telle démarche "d'union patriotique" avec le MPF de Philippe de Villiers. "(...) Villiers, il s'étouffe tout seul! Coincé entre Sarkozy et moi, il n'a pas une grande marge de manoeuvre. Je l'ai toujours dit, c'est un sous-marin de l'UMP, un petit sous-marin... jaune", a-t-il ironisé.
Interrogé jeudi soir sur France 3 Provence-Alpes, le président du Front National a précisé qu'il "se trouve que celui qui avait peut-être le plus besoin de publicité, qui est M. Mégret, a été le premier à répondre présent. J'espère qu'il sera le premier d'une très longue liste. Jamais il n'y aura d'accord bilatéraux, car ce n'est pas cela le sens de l'union patriotique, qui se veut un grand un rassemblement électoral et pas du tout un rabibochage d'opérations anciennes", a-t-il ajouté.
Jean-Marie Le Pen s'est exprimé jeudi devant l'université d'été du Front National de la Jeunesse à Saint-Martin-de-Crau (Bouches-du-Rhône). Il doit prendre la parole également à Avignon pour l'université d'été du FN qui doit réunir vendredi et samedi 150 conseillers régionaux de cette formation avant de prononcer un discours dimanche à la "Fête des tricolores" des Bouches-du-Rhône
source : nouvel obs.com
Date : jeudi 31 août 2006
Communiqué de presse de Jean-Marie LE PEN.
On aimerait se réjouir de la « baisse du chômage ». Mais les Français ne sont pas dupes. Ils savent par quels procédés est obtenue cette baisse statistique. Certes il vaut mieux avoir un emploi aidé que pas d’emploi du tout, mais ce n’est pas ainsi qu’on redresse l’économie d’un pays.
Les sommes colossales d’argent public (65 milliards d’euros) dépensées pour faire fléchir la courbe officielle du chômage ne font hélas que peser sur la situation financière de notre pays, sans améliorer véritablement la situation de l’emploi.
En outre, quand on constate qu’il y a près de 200 000 radiations par mois, soit plus de deux fois plus que de sorties de l’ANPE pour reprise d’emploi, on comprend sans peine que le solde de quelques milliers de demandeurs d’emploi en moins n’est que marginal, et que cette marge est manipulable à souhait.
L'existence du Parti populiste provient d'une scission avec "le MNR quand il est apparu que le FN avait clairement gagné le duel électoral mené depuis 1999 et que toute prolongation devenait suicidaire pour notre camp." L'ambition de ce parti a ensuite été axé sur la réunification du 'camp national'.
Dans un entretien, Christian Perez (Président) et Franck Timmermans (Porte parole) apportent en ces termes leur soutien à Jean-Marie Le Pen :
"Le candidat du Front national est le seul capable de porter au plus haut les scores du camp national et parce que nous partageons avec lui l’essentiel de nos préoccupations et des solutions souhaitables pour notre Pays. J’ajouterai que c’est à l’évidence le seul candidat opposé au projet délirant de Constitution européenne susceptible d’accéder au second tour. [...] Or, Monsieur Barroso, Président de la Commission européenne, ne souhaiterait qu’une chose : que les deux candidats qualifiés pour le second tour soient tous les deux des partisans du OUI, et ce, afin de marginaliser ceux du NON et préparer tranquillement le vote de son projet devant un parlement français totalement acquis."
"Quand on commence à parler de vote utile en faveur d’une formation politique, c’est que la prise de pouvoir ne fait plus partie du domaine utopique. [...] Je dirais que le scrutin de 2002 a permis aux électeurs de se familiariser avec la perspective d’une victoire du FN, un jour ou l’autre, et c’est déjà un énorme tabou en moins à exorciser !"
"Nous avions posé 13 questions à Philippe de Villiers en septembre 2005, auxquelles il n’a pas jugé bon de répondre. Qu’importe, les réponses nous ont été apportées par son comportement et celui de son entourage. Nous avons connu, malheureusement, d’autres start up politiciennes de ce genre et nous savons que ce n’est qu’un feu de paille destiné à détourner les naïfs.[...] Le plus triste est de voir des camarades ralliés à cette entreprise de division, soit par haine primaire du FN, soit par calcul en lorgnant lamentablement vers les élections régionales."
"Nous avons eu le plaisir de rencontrer Jean-Marie Le Pen à 2 reprises et dans un climat de confiance total. La réconciliation est maintenant un fait, le Parti populiste soutiendra le FN dans la grande bataille de 2007."
source : chrétieneté
Date : mardi 29 août 2006
Cet homme est Cherif Bouchelaleg. C’est l’Algérien qui, sous le coup d’une expulsion après de multiples condamnations, avait ému Nicolas Sarkozy au point que le ministre de l’Intérieur avait alors supprimé la prétendue double peine.
Telle est la réalité de la politique de M. Sarkozy. Non seulement il n’agit pas contre l’immigration, mais en supprimant la double peine, il permet aux immigrés multirécidivistes de poursuivre leurs méfaits, jusqu’à mettre en danger jusqu’au Premier ministre lui-même.
C’est tout un symbole. Par sa politique irresponsable, Sarkozy met l’Etat, et la France, en péril.
[1] A cet égard, si les intentions de vote pour Jean-Marie Le Pen sont élevées à ce stade de la pré-campagne (environ 12 %), les intentions de vote en faveur de l’ultra-gauche sont d’environ 9 %, soit le score obtenu par les candidats trotskistes en 2002.
[2] Interrogé en 2002 à ce sujet par les auditeurs de RTL, le responsable du service politique, Richard Hartz, n’avait pas dit autrement. Au final les deux « grands candidats » étaient sous la barre des 20 % et l’un d’eux exclu du second tour.
Souce : revue républicaine