Comuniqué de presse de J.M. Le Pen du 19/09/06

20/09/2006 18:04 par amarine

Le ministre de l’Intérieur a annoncé près de 7 000 régularisations de parents immigrés clandestins. On lui reproche une décision arbitraire, une politique de quota, parce que c’est le chiffre qu’il avait annoncé en juillet-août. Cette polémique est dérisoire.

Ce qui importe est le chiffre qu’avait donné le ministère de l’Intérieur avant la circulaire : 720 familles, comparé au raz-de-marée des demandes de régularisations que la circulaire a provoquées. Les clandestins sont infiniment plus nombreux que ne le pensait le ministère de l’Intérieur.

Ce qui importe aussi est que l’épisode n’est pas clos, mais que les régularisations vont se poursuivre, discrètement, par le canal d’une « commission nationale de l’admission exceptionnelle au séjour », qui vient d’être créée en vertu de la nouvelle loi Sarkozy sur l’immigration, et qui rend l’exceptionnel permanent.

Le vrai scandale est là : par sa nouvelle loi, Sarkozy a créé une nouvelle filière d’immigration.

La politique du vide

20/09/2006 18:01 par amarine

La politique du vide...

Entre Nicolas Sarkozy "I love America" et Ségolène Royal qui snobe les questions qui fâchent, je ne sais pas pour vous, mais moi, je me dis qu’on va finir par trouver du pétrole en France, à force de descendre de plus en plus bas dans le niveau du débat politique...

Ce n’est pas très nouveau, remarquez : en 2002, le slogan de Chirac, c’était "La France a peur", et celui de Jospin, c’était : "J’ai un bon bilan". On a vu le résultat : des candidats n’arrivant pas à se faire aimer (avec une tentation masochiste du candidat socialiste au programme non socialiste) dans une France qui avait effectivement les chocottes, on déroulait le tapis rouge pour permettre à Jean-Marie Le Pen de rejoindre le deuxième tour sans se mouiller sous les gouttes d’un débat qui n’a jamais réellement eu lieu. Remarquez, c’était la même chose en 1995, avec un docteur Chirac "plus c’est gros plus ça passe" n’hésitant pas à se la jouer plus socialiste en médecin de la fracture sociale qu’un Parti socialiste au bord de la guerre civile. Voire en 1988, où le conflit Chirac-Mitterrand s’est vite transformé en une affaire privée, je lave mon linge sale en famille. Notons au passage que depuis que le débat politique se tranforme en conflit d’images, en démagogie et coups tordus, Le Pen et Laguillier ramassent la mise à chaque fois sans trop s’exposer, progressant électoralement sans que leurs discours aient évolué d’un pouce, plus en raison du dégoût des autres que grâce à une attraction particulière. En fait, depuis les fameuses "Cent mesures" de François Mitterrand, il faut reconnaître qu’on a autant de mal à trouver un programme dans le discours de nos hommes politiques qu’un scénario dans les films de Michaël Youn...

En 2007, ça repart, et on recommence pour une nouvelle campagne dans le leitmotiv tout, et surtout n’importe quoi. Ca commence par une connivence de plus en plus franche des médias autour du "habemus candidatum et candidatae", et ce brave François Bayrou n’a pas tort du tout (même si avec des militants UDF comme Jean-Marie Cavada ou Dominique Baudis, il n’est pas le plus à plaindre...). Ca y est, les médias ont choisi, TF1 et France Télévision ont voté avant même les militants pour Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal. Je ne sais pas si ce sont les candidats le plus à même de libérer du temps de cerveau pour Coca-Cola, mais en tout cas, ça frôle la mauvaise foi et l’hystérie maladive, autour de ces deux personnes. A tel point qu’en tant que militant PS, je crains le pire pour la désignation du candidat : soit Ségolène est élue et on dira que le PS a fait feu des idéaux pour céder à la mode des sondages, soit elle n’est pas élue et on se permettra de fustiger la bande de machos du PS. Le débat du choix du candidat PS glisse de plus en plus vers le "Etes-vous pour ou contre une femme candidate ?". Et il faut avouer que les opposants sont lourdauds dans ce débat glissant, un discours d’une heure de Laurent Fabius étant résumé en une seule phrase (certes nullissime) : "Je préfère dire Voici mon programme que Mon programme c’est Voici". Idem dans l’opposition pour la très longue intervention de Nicolas Sarkozy à l’université d’été du MEDEF, résumée en une seule phrase sans doute rédigée par son supporter Jean-Marie Bigard : "L’élection présidentielle n’est pas un concours de beauté". C’est bien de le rappeler, car quand on voit le concours de Mr et Miss Camping organisé par VSD avec les photos de Nicolas Marathon Man Sarkozy et de Ségolène dipsi bikini Royal, on aurait un doute. Si ça continue, l’émission consacrée aux résultats de la présidentielle va être présentée par Nikos Alliagas...

Alors, certes, il y a quelques fous, persuadés que l’élection peut se gagner sur un programme. François Hollande, par exemple, dit que "Le candidat PS, c’est le projet". Mouais. A moins que VSD ne se fasse un tirage photo sur les vacances du projet socialiste, on en doute un peu. Surtout que le candidat (qui est en fait une candidate...) qui s’affranchit le plus des règles du projet, notamment le sacro-saint "Surtout, ne parlons pas de la carte scolaire !", eh bien, c’est la compagne du GO. Laquelle a une furieuse tendance à snober les débats contradictoires avec les jeunes du MJS, prétendument instrumentalisés. Ségolène Royal n’a pas faux : les anciens cadres du MJS, les Delphine Batho, Julien Dray, Malek Boutih, Arnaud Montebourg, Vincent Peillon se retrouvent tous sous une seule et même bannière... la sienne ! Alors d’un côté, on dit : "Jeune, engage-toi en politique !", et de l’autre : "Sois jeune et tais-toi !". Curieuse double conception de la politique, et pourtant Ségolène Royal devrait savoir qu’il n’y a pas de mauvaise question, il n’y a que des mauvaises réponses. Voire de mauvaises absences de réponse.

En face, Nicolas Sarkozy a passé une université d’été plutôt tranquille. Doc Gyneco, Johnny Halliday, Steevy du loft, ceux qui disent que la droite n’attire pas les intellectuels... n’ont pas complètement tort sur ce coup-là. C’est tout de même hallucinant de voir que le discours de clôture de Nicolas Sarkozy a été complètement zappé par les médias au détriment... des analyses stupéfiantes de Doc Gyneco : "Les jeunes des banlieues, c’est des bouffons." Pas faux. Je me souviens d’un rappeur de banlieue qui crachait dans le groupe Ministère Amer sa haine des flics et faisait l’apologie des drogues douces. Il est facile à reconnaître : il porte un grand bonnet blanc et se la joue porte-parole de l’UMP à l’heure actuelle. Dans la suite des vacances du petit Nicolas Sarkozy, le gendarme à New York dit : "J’aime les USA et j’aime Bush". Oui, sauf qu’il y a 50% des Américains qui n’aiment pas Bush et que c’est extrêmement caricatural de réduire le débat à pro- contre anti-américains. La plupart des cadres du PS se réclament des économistes américains Keynes et Galbraith, une forte délégation PS allant de Moscovici à Montebourg a pris part à la dernière Convention démocrate investissant John Kerry, et même le très à gauche Montebourg a vanté dans ses nombreux écrits la loi antitrust de F. D. Roosevelt permettant aux "trois plus grosses entreprises de distribution américaines de posséder 25% du marché national, alors que les trois plus gros groupes de distribution français détiennent 80% du marché national". Alors plutôt que de défendre l’Amérique, le petit Nicolas ferait mieux de dire quelle Amérique il défend...

Et pendant ce temps-là, alors que les têtes d’affiche soignent leur bronzage, qui se préoccuppe du problème des sans-papiers, du squat de Cachan, en opposition à Sarkozy ? Jack Lang ? Laurent Fabius ? DSK ? Ségolène Royal ? Lionel Jospin (je l’ai oublié, celui-là, mais dans le remake du chanteur malaimé qui nous fait un éternel come-back, il fait très fort aussi avec une campagne de comm’ : "Je veux bien revenir si tu m’aimes encore", il fait presque aussi bien que sa comm’ en 2002) ? Non, Josiane Balasko et Lilian Thuram. Ben oui, les politiques étant de plus en plus dans les cases people, il est normal que selon le principe des vases communicants, Josiane Balasko vienne défendre les squatteurs de Cachan pendant que les éléphants PS sont en pleine superproduction : "Les Blasés 3 : les mêmes qu’en 2002... en pire !".

Dans tout cela, je suis fatigué, j’arrive à trouver encore la force d’en rire, mais je n’ose même pas demander à Jean-Marie Le Pen s’il a passé de bonnes vacances... A mon avis, sûrement meilleures que les miennes...
 
Source : Agora Vox.fr

Sarkosy, l'Américain

20/09/2006 17:53 par amarine

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Les chiffres de l'immigration

19/09/2006 18:22 par amarine

Ces trompe-l’oeil qui s’effondrent, par Ivan Rioufol

L’aveu :
l’Insee a « sous-estimé le nombre des immigrés ». Après avoir encouragé des démographes à soutenir que la France « n’était pas un pays d’immigration massive », l’Institut national de la statistique vient d’admettre mezza voce la forte « poussée migratoire » (de Turquie et d’Afrique) des dix dernières années. Il y a donc eu, durablement, négation d’une évidence. Or, cette révélation (Le Figaro, 24 août) indiffère. La politique du maquillage serait-elle acceptable ?



Par leur silence sur cette affaire, les médias suiveurs cautionnent un déni. Ils n’ont jamais mis en doute, non plus, cet autre bidonnage - déjà dénoncé ici - qui affirme que les Françaises d’origine font plus d’enfants que les autres européennes. En fait, l’essor démographique doit « à l’écart persistant entre la fécondité des femmes de souche européenne (1,7) et celle des femmes d’origine africaine ou turque (3,4) » (Jacques Dupâquier, membre de l’Institut). À quoi bon taire ces données ?

La réalité têtue est en train de s’imposer à ceux qui assurent aux citoyens que ce qu’ils voient ou ressentent est une illusion. Ainsi, en annonçant lundi des aides aux plus modestes, le premier ministre a reconnu implicitement la baisse du niveau de vie, démentie par le discours unique. Le ministre de l’économie, avant lui, avait pris les devants en dévoilant l’ampleur du déficit de la nation et la capilotade de son modèle social.

Une construction en trompe-l’œil, destinée à camoufler le visage du pays, s’effondre sous le poids des faits. Depuis l’époque où Lionel Jospin niait la violence urbaine pour n’y voir qu’un franchouillard « sentiment d’insécurité », les élites n’ont pas fini d’avaler leurs chapeaux. L’échec du pédagogisme, le ressentiment ethnique, la menace sur la biodiversité, sont de ces tabous que ne pourra plus soutenir longtemps la berceuse du « Tout va bien ».

L’opération vérité, notre glasnost, ne fait que commencer. Elle interpelle ceux qui ont encouragé ces désinformations, propagandes, censures, dignes de l’ex- URSS. De ce point de vue, les éléphants du PS, à La Rochelle le week-end dernier, se sont tous accommodés - avec d’autres, à droite - de ce monde coupé de la vie des gens. Aussi ne sont-ils plus les mieux placés pour réclamer la confiance des Français trompés.

Toutes les vérités...

Que Lionel Jospin s’annonce disponible pour la présidentielle montre que l’ancien candidat socialiste n’a rien compris de l’exaspération des Français, révélée par le 21 avril 2002 puis leur rejet du référendum du 29 mai 2005. Beaucoup ne veulent plus de ces ténors qui, malgré leur expérience, ont participé à la grande menterie nationale. Même si, au PS, Laurent Fabius a le mieux deviné l’irascibilité des électeurs en soutenant le non, force est de constater que son profil appartient aussi au régime rejeté. En ayant compris le désir du peuple de rompre avec un système incapable de penser le réel, Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal ont les bonnes cartes pour représenter leur camp, malgré leur appartenance au sérail. En cela, le PS ferait une erreur en ne désignant pas, en dépit de ses réticences, celle que l’opinion a choisie pour la gauche.

Autre dissimulation

Autre exemple de dissimulation, avec l’islamisme. Débattre de son emprise sur une partie des musulmans français reste périlleux, bien que 46 % d’entre eux se définissent par la religion contre 42 % par la nationalité (Le Monde, 29 août). Quant à la responsabilité de cette idéologie conquérante dans l’insécurité mondiale, elle est noyée dans une démagogie compassionnelle. Lundi, Jacques Chirac a estimé : « Se profile un danger majeur, celui du divorce entre deux mondes, Orient contre Occident, Islam contre Chrétienté, riches contre pauvres ». Mais les musulmans d’Irak ou d’Algérie sont les premières victimes du djihadisme.

Ce n’est pas l’Islam qui s’oppose à l’Occident, mais un totalitarisme mortifère à des hommes libres. En laissant deviner une responsabilité partagée de l’Occident qui aurait les clefs de la paix, Chirac se montre moins clairvoyant que George Bush quand il déclare, le 10 août : « Notre pays est en guerre contre les fascistes islamistes ». Qu’attend la France, qui a su désigner le Hezbollah comme agresseur d’Israël, pour soutenir cette autre évidence ? La gaffe de Philippe Douste-Blazy, reconnaissant à l’Iran un rôle de « stabilisation dans la région », a révélé l’aveuglement.

Si les belles âmes s’affolent de la moindre secte nord-américaine, elles roupillent devant la puissante secte apocalyptique qui enflamme les enturbannés de Téhéran et manipule les foules. Ces gourous, persuadés de former « La meilleure Communauté » (sourate III verset 110), attendent la proche venue du douzième iman, Madhi, pour qui le président iranien Ahmadinejad aurait demandé au Guide suprême d’élargir les rues de Téhéran ! Ce sont ces illuminés qui terrorisent les « mécréants », veulent la bombe atomique et rêvent de rayer Israël de la carte. Raisonner ces gens-là ?

La guerre

Le discours anesthésiant aimerait faire croire (toujours ce souci de sous-évaluer) en une parcellisation des conflits et de leurs motivations. Mais c’est bien un seul et même djihad qui menace les démocraties, Israël en première ligne. Une preuve : alors que le Hezbollah chiite propulsait du Liban, cet été, ses missiles sur l’état hébreu, il conseillait, à Gaza, le Hamas sunnite tandis qu’al-Qaida lançait « Go now ! » à ses terroristes de Grande-Bretagne, prêts à faire sauter une dizaine d’avions de ligne : opération déjouée par les Britanniques le 10 août. Autant d’épisodes de la 3 ème guerre mondiale.

Un lycée musulman ouvrira ses portes

19/09/2006 18:19 par amarine




Avec «S 'il plaît à Dieu», lit-on sur le site de l'association Al-Kindi (1), un lycée musulman ouvrira ses portes dans dix jours à Décines, dans la banlieue de Lyon. Sept classes sont prévues, de la sixième à la seconde, et 139 élèves sont d'ores et déjà préinscrits. Mais, avant l'agrément de Dieu, il faut d'abord décrocher celui du recteur d'académie, dont la réponse est imminente (lire ci-dessous). Les responsables d'Al-Kindi n'ont pas attendu pour préparer l'ouverture de cet établissement, le deuxième après celui de Lille, où une centaine de d'élèves étudient au-dessus d'une mosquée.


Inscriptions. A Décines, d'anciens bureaux ont été transformés par cette association que préside Nazir Hakim, également vice-président de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF), en charge de l'éducation et de la formation des cadres. Selon lui, 260 dossiers ont été retirés, et certains parents attendent l'ouverture officielle avant d'inscrire leurs enfants. Les autres ont maintenu une double inscription, pour le cas où le recteur s'opposerait à l'ouverture. Les effectifs seront limités à 150 élèves la première année, «afin de réussir le lancement». Selon les responsables de l'association, un jury a validé les inscriptions. Les candidats présentant un dossier scolaire trop faible ont dû réviser cet été, avant de revenir passer des tests. «Nous sommes obligés de sélectionner, car il ne faut pas handicaper les classes», estime Nazir Hakim. Son lycée veut développer une image élitiste. Outre l'anglais, les élèves pourront y étudier l'arabe et le turc, mais aussi le chinois et le japonais.



Foulard. Les origines sociales des adolescents seraient très variées, «avec des enfants de familles très pauvres et d'autres issus de familles au niveau de vie extrêmement élevé», indique Hakim Chergui, vice-président de l'association. Parmi les 45 % de filles, précise-t-il, peu ont été inscrites à seule fin de garder le voile à l'école. La majorité suivaient jusque-là des cours dans le public ou le privé, en ôtant leur foulard. «Il y a bien sûr, parmi celles que nous avons reçues, une bonne proportion de jeunes filles voilées, poursuit Hakim Chergui. Mais ce n'est pas un raz de marée. Un tiers environ ne l'étaient pas.» Du côté des enseignantes en revanche, plusieurs professeures pressenties sont titulaires du Capes mais n'ont jamais enseigné pour ne pas avoir à se découvrir. C'est aussi le cas de la future conseillère principale d'éducation. Pour Kamel Kabtane, recteur de la mosquée de Lyon, l'ouverture du lycée est une conséquence directe de la loi du 15 mars 2004 sur le port du voile. Peu enthousiaste au départ ( Libération du 21 février 2006), Kamel Kabtane ajoute : «Je suis pour tout ce qui peut rassembler, mais si cela existe pour les autres, pourquoi l'ouverture d'un lycée musulman provoquerait-elle de la suspicion ?»
Au total, 27 enseignants travailleront à Al-Kindi, sous les ordres d'un directeur venant du public ­ un professeur de dessin technique dans un lycée professionnel de la région qui a demandé sa mise en disponibilité pour convenances personnelles. Mais, à ce jour, aucun contrat n'a été signé, l'ouverture n'étant pas assurée.
Budget . Les responsables d'Al-Kindi misent sur un budget de 680 000 euros. Les parents réglant 1 250 euros de frais de scolarité par élève, il manquerait près de 500 000 euros. Les investissements en travaux et matériel se montent déjà à 600 000 euros, pour lesquels l'association avait lancé une campagne de dons qui aurait attiré 700 000 euros, selon Nazir Hakim, qui a longtemps été trésorier national de l'UOIF. «40 à 45 % des fonds ont été récoltés dans les mosquées lors des prières du vendredi, détaille-t-il. 30 à 35 % proviennent de dons effectués par des chefs d'entreprise ou des privés, et le reste a été donné sur les marchés ou par des contacts individuels des membres du conseil d'administration.»
Pour devenir financièrement autonome, l'association devra augmenter progressivement le nombre de ses élèves, ce qui promet de nouvelles joutes avec la mairie, qui a pour l'instant limité à 200 le nombre de personnes pouvant être accueillies. A terme, les responsables d'Al-Kindi veulent développer leur méthode et ouvrir d'autres établissements en France.



Conférence de Ratisbonne

19/09/2006 18:04 par amarine

Marine Le Pen a estimé lundi sur RTL que le pape a "le droit de dire ce qu'il veut" :

"Il y a des appels à la guerre sainte dans le monde aujourd'hui. On le sait. C'est une réalité dans un certain nombre d'endroits, et les réactions d'extrême violence à ses propos tendent singulièrement à lui donner raison".

"C'est le moment pour les musulmans modernes de faire entendre leurs voix et de rappeler à la raison les fondamentalistes".

Le label républicain

19/09/2006 18:01 par amarine

PARIS (Reuters) - Jean-Marie Le Pen, 78 ans, lancera mercredi sa candidature à l'élection présidentielle de 2007 avec l'ambition d'accéder à nouveau au second tour, et d'y affronter cette fois la gauche.

Le président du Front national a choisi d'arpenter le champ de bataille de Valmy, dans la Marne, et de célébrer la victoire de l'armée révolutionnaire face aux Prussiens au cri de "Vive la nation !", qui entraîna le 21 septembre 1792 la proclamation de la République.

Il entend ainsi montrer que les "nationalistes sont des républicains" et contribuer à "dédiaboliser" le FN, privé d'alliances avec les partis institutionnels depuis l'affaire du "détail" en 1987.

Un collectif d'une quinzaine de partis, syndicats et associations a toutefois appelé à manifester le même jour à Valmy en déniant au leader d'extrême droite le droit de "capter un héritage qui n'est pas le sien".

Pour sa cinquième campagne, Jean-Marie Le Pen veut marquer sa volonté d'intégrer la "culture de gouvernement", souligne sa fille Marine, directrice stratégique de sa campagne.

"Aujourd'hui, il est important pour nous de démontrer que nous sommes une véritable alternative au pouvoir, et pas seulement un parti d'opposition", explique-t-elle.

Cette volonté de "crédibilité", selon l'expression de Jean-Marie Le Pen, devrait se traduire dans le programme de gouvernement du FN en novembre.

Même si la ligne Marine Le Pen semble prévaloir, le dirigeant d'extrême droite n'a en rien renoncé à ses accents populistes et alterne les déplacements thématiques et les discours "antisystème" sur la France ou l'immigration.

"LA BOMBE FN"

Lors d'un déplacement en Camargue, début septembre, il a ainsi annoncé le lancement de "marches vertes", allusion à la "révolution verte" du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dans les départements pour défendre les agriculteurs français.

La plupart des analystes ne croient guère à la réédition du 21 avril 2002, qui avait vu Jean-Marie Le Pen accéder au second tour en battant Lionel Jospin, en raison de l'avance prise par les présidentiables en tête des sondages, l'UMP Nicolas Sarkozy et la socialiste Ségolène Royal.

Crédité de 10 à 15% des intentions de vote, le président du FN réplique qu'il est déjà plus haut qu'il y a cinq ans à la même époque et vise cette fois 20% à 22%, contre 16,9% en 2002.

Dans Le Parisien Dimanche, Marine Le Pen dit ne pas bien voir la différence entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, qui se livrent, selon elle, à "une primaire au centre".

Jean-Marie Le Pen espère, pour sa part, que Nicolas Sarkozy trouvera un autre candidat UMP sur son chemin, de Dominique de Villepin à Alain Juppé, voire Jacques Chirac lui-même, ce qui aurait pour effet de diviser les voix de droite.

Pour jouer cette carte, Jean-Marie Le Pen doit auparavant franchir l'écueil des 500 signatures d'élus nécessaires pour briguer l'Elysée, une condition qui avait failli l'empêcher de se présenter en 2002.

Tout en reconnaissant n'avoir que les deux tiers des promesses de maires, il s'est déclaré confiant il y a dix jours dans la collecte des précieux paraphes.

Sous le titre "La bombe Le Pen", le L'Express estime dans son édition du 14 septembre qu'au cas où Jean-Marie Le Pen n'obtiendrait pas ses signatures, son pouvoir de nuisance serait tout aussi important, l'électorat du FN s'orientant vers un vote sanction aux conséquences imprévisibles.

Le président du FN pourrait également inciter ses troupes à faire battre le parti du président élu aux législatives qui suivront la présidentielle, quitte à provoquer une nouvelle cohabitation.

En tout cas, le leader du FN compte bien provoquer un nouveau séisme lors du scrutin présidentiel. "J'ai une chance très sérieuse d'être au second tour, les conditions sont réunies", martèle-t-il.

Jean-Marie Le Pen se fonde sur le fossé grandissant entre le "pays réel" et le "pays légal", qu'illustre selon lui la faible participation aux précédents scrutins et l'envahissement du phénomène "people" dans la vie politique.

"Si les problèmes évoluent comme ils ne cessent de le faire depuis quelques années vers le pire, il est probable que les Français en auront une conscience encore plus aïgue", assure-t-il.

Oui, la peine de mort est légitime

19/09/2006 17:54 par amarine

Marine Le Pen, vice-présidente du Front national, s’est exprimée hier sur les ondes de RTL en faveur de la peine capitale.

«Je le souhaite parce que je pense que l’abolition de la peine de mort a entraîné un effondrement de l’échelle des peines», a affirmé la militante d’extrême droite. «Dans un pays comme les Etats-Unis, qui l’avaient abolie, lorsqu’ils l’ont remis, ça a fait chuter considérablement les crimes et les assassinats, et les atteintes aux personnes», a-t-elle expliqué. «Je pense qu’il est légitime de rétablir la peine de mort, évidemment pour les crimes les plus graves qui puissent exister», a ajouté l’avocate de 38 ans.

Un rétablissement de la peine de mort en France semble toutefois improbable. Le droit européen prévaut sur le droit national. L’abolition, votée en France en septembre 1981, figure dans la Convention européenne des droits de l’homme. Dans l’Union européenne des vingt-cinq, l’interdiction de la peine de mort est une condition obligatoire d’adhésion.

Par ailleurs, Marine Le Pen a estimé qu’il sera «difficile» pour le FN de réunir les 500 parrainages nécessaires à la candidature de son père, Jean-Marie (78 ans), pour l’élection présidentielle de 2007. Elle s’est «étonnée» que personne ne se «scandalise» qu’un candidat arrivé au second tour de l’élection présidentielle en 2002 puisse être confronté à l’éventualité de ne pas pouvoir se présenter.

IL ne craint pas la comparaison avec Sarkosy

19/09/2006 17:50 par amarine

PARIS (AP) -- "Je n'ai pas peur de la comparaison de Nicolas Sarkozy, même quand il feint d'imiter le programme que je défends", a déclaré lundi le président du Front national Jean-Marie Le Pen, invité à réagir à l'annonce de 6.924 régularisations sur les 30.000 dossiers déposés dans le cadre de la circulaire du 13 juin.
Nicolas Sarkozy "s'efforce de faire croire qu'il est en mesure d'assurer la solution" de ce "problème central" qu'est l'immigration, "or je signale que ce ministre-candidat nous dit ce qu'il va faire quand il sera président de la République, mais il est déjà un homme du pouvoir", a observé Jean-Marie Le Pen, invité de l'émission "Le franc parler" sur France-inter et iâTélé.
"Qu'est-ce qu'il attend et qu'est-ce qu'il a attendu depuis des années pour faire la politique salvatrice dont, paraît-il, il s'est rendu compte qu'elle était nécessaire?", s'est interrogé le président du Front national, pour qui la solution est de "ramener tout le monde au pays".
"Le terrorime a un avantage, c'est que sa violence se voit, ses actions sont douloureuses, elles font mal", a-t-il déclaré. "Nous sommes menacés, nous, par une invasion par capillarité qui est presque insensible, qu'on ne ressent pas, mais dont les conséquences seront les mêmes: au lieu que la servitude nous soit imposée par la force des armes ou par la force des bombes, elle nous sera imposée par la force du nombre", a-t-il dit. AP

Communiqué de presse de l'avocat de J.M. Le Pen du 15/09/06

15/09/2006 19:46 par amarine

Communiqué de Presse de Wallerand de Saint-Just, avocat de Jean-Marie LE PEN

En tant qu’avocat de Monsieur Jean Marie Le Pen, je désire réagir à certaines informations de presse publiées depuis hier après-midi, relatives au procès dirigé par l’association des fils et filles des déportés juifs de France et qui vient d’être fixé aux 7 et 8 juin 2007.

Maître Arno Klarsfeld – avocat de ladite association – proteste contre les dates choisies par le tribunal (uniquement, d’ailleurs, en fonction des contraintes de calendrier de celui-ci). Il aurait mieux fait d’être à l’audience ! Il était représenté par un de ses collaborateurs qui est resté coi !. Il est outrecuidant de sa part d’indiquer (ensuite dans la presse) qu’il réclamera, à la prochaine audience de procédure, que Monsieur Jean Marie Le Pen soit jugé plus tôt. Mais il n’est pas étonnant que Maître Klarsfeld veuille faire de ce procès une opération politique voulant absolument l’« organiser » avant l’élection présidentielle.

J’ajoute que Maître Klarsfeld persiste à parler de la possibilité d’une condamnation de Monsieur Jean Marie Le Pen à une inéligibilité. Je répète qu’aucune des incriminations poursuivies ne permet de demander et encore moins d’obtenir une telle inéligibilité.

Enfin, les circonstances dans lesquelles Monsieur Jean Marie Le Pen s’est exprimé feront certes l’objet d’un développement préalable, mais il ne faut pas occulter l’argumentation principale de mon client qui est d’indiquer que les incriminations retenues (« complicité d’apologie de crimes de guerre » et « complicité de contestation de crimes contre l’humanité » ) sont aussi bien outrageantes que dérisoires par rapport aux propos qu’il a tenus.