Le point de détail expliqué aux nuls
19/10/2006 20:18 par amarine
Le président du FN était en Vendée où il a défendu une Europe des Nations et une augmentation du budget de la Défense, pour s'opposer aux Etats-Unis.
![]() Jean-Marie Le Pen |
J ean-Marie Le Pen a plaidé dimanche 22 octobre aux Herbiers, en Vendée, dans le fief de son rival à la présidentielle Philippe de Villiers, pour une nouvelle "Europe des nations", capable de faire face aux "visées hégémoniques" des Etats-Unis qu'il a très durement critiqués. Face à environ 500 de ses partisans réunis aux Herbiers, le président du Front national a dénoncé "l'ordre injuste" instauré par les Etats-Unis dans le monde, aidés par les grandes organisations internationales (OMC, Banque mondiale, Fonds monétaire international). "Le libre échangisme mondial débouche sur une anarchie internationale, qu'arbitre à son profit Frère Grand", c'est à dire les Etats-Unis, aidée par l'Europe fédérale, "simple pavillon de complaisance couvrant une marchandise américaine".
"Une grande Europe des nations"
Jean-Marie Le Pen estime que la France doit dénoncer les traités européens, "ce qui est tout à fait possible", pour établir "une grande Europe des nations, la grande Europe des nations de Brest à Vladivostock, qui fera pièce aux visées hégémoniques des uns ou des autres", c'est-à-dire les Etats-Unis et les "jeunes géants asiatiques".
Il préconise de porter le budget de la Défense française à 3,6% du PIB, avec notamment la "remise en état" des missiles nucléaires du plateau d'Albion.
Avant le début de la réunion publique, plus d'une centaine de jeunes manifestants s'étaient rassemblés devant la salle où avait lieu la réunion publique, échangeant insultes et huées avec les jeunes du Front national de la Jeunesse, au dessus d'un cordon de gendarmes.
Source : Nouvelobs.com
Saviez-vous que de jeunes musulmanes réclament d'être exemptées des cours de sport et de biologie, tout en étant non pénalisées pour leur examen ? (Source : Nouvel Obs)
- Saviez-vous que des musulmanes exigent et obtiennent des horaires qui leur sont exclusivement réservés à des piscines municipales ? (Source :Revue politique)
- Saviez-vous que des étudiantes musulmanes, à leur examen, exigent et obtiennent d'être accompagnées de leur mari et d'être jugé par une femme ?
(Source : Nouvel Obs)
- Saviez-vous qu'une association musulmane ("Unir" à l'Université Paris XIII) remet en cause le droit d'un professeur "de culture occidentale" de juger le travail d'un étudiant musulman ? (Source l'Express)
- Saviez-vous qu'un professeur qui vient de publier une tribune libre dans le Figaro et critiquant l'Islam est menacé de mort par des musulmans même pas qualifiés d'extrémistes ? (Source Le Figaro)
- Saviez-vous que des musulmans réclament et obtiennent la suppression de la fête de Noël dans certaines écoles primaires ? (Source : Le Parisien)
- Saviez-vous que des étudiants musulmans, prenant comme prétexte la loi de la laïcité, réclament et obtiennent le retrait des sapins de Noël, dans différents établissements scolaires, jusque dans les maternelles ?
(Source : Le Parisien)
- Saviez-vous que, quand nos gouvernants construirons pour les musulmans des mosquées cathédrales, elles auront d'immenses minarets ? Et l'étape suivante sera l'appel à la prière du muezzin, 5 fois par jour ! Il sera alors beaucoup trop tard pour faire machine arrière.
- Saviez-vous que des musulmans réclament et obtiennent l'interdiction du porc ou de la viande non hallal dans les écoles françaises où ils sont majoritaires ?
- Saviez-vous qu'au Royaume-Uni, les musulmans ont obtenu que les professeurs de maternelle ne racontent plus aux enfants l'histoire des "Trois petits Cochons" ?
- Saviez-vous que, dans l'administration, des musulmans réclament des jours de congés supplémentaires pour leurs fêtes islamiques ?
- Saviez-vous que des musulmans réclament des salles de prières dans nos collèges, nos lycées et nos universités ?
- Saviez-vous que des musulmans demandent aux écoles, universités et lieux de travail des horaires aménagés pour leurs cinq prières quotidiennes ?
- Saviez-vous que des musulmans réclament une révision de nos livres d'histoire pour y intégrer l'histoire de leur pays et de leur religion ? (Source : Nouvel Obs)
- Saviez-vous que dans nos manuels scolaires, vont être supprimés toutes références à Charles Martel ou autre Jeanne D'Arc, afin de ne pas froisser les français musulmans ?
- Saviez-vous que des musulmanes exigent de pouvoir pratiquer des métiers publics (administration, hôpitaux, écoles, justice) avec un tchador ?
- Saviez-vous que des musulmanes voilées et étudiantes en médecine exigent de ne soigner que des femmes ? (Source : Le Monde, Le Figaro)
- Saviez-vous que l'un des livres les plus antisémites qui soit, « le Protocole des Sages de Sion » (dont HITLER s'est servi pour justifier ses crimes), interdit en France, circule librement dans les banlieux et librairies musulmanes ?
- Saviez-vous que des médecins se sont faits tabasser pour avoir soigné des femmes sans le consentement de leurs maris musulmans ? (Source : Le Monde, Le Figaro)
- Saviez-vous que sur bon nombre de collèges français à majorité afro-maghrébine, on trouve les inscriptions « Morts aux Juifs », « Mort aux chrétiens » ou « Vive Ben Laden » ?
- Saviez-vous que nombre d'associations d'extrême-gauche et de musulmans se disant modérés (www.oumma.com) militent pour la disparition de l'Etat d'Israël et des Juifs ?
- Saviez-vous que lors des manifestations contre la guerre en Irak, certains « pacifistes » musulmans exhibaient des portraits de Ben Laden ou de Saddam ?
(Source Les 4 vérités)
- Saviez-vous que le sauvageon nommé Djamel ayant brûlé vif une jeune fille, Sohane, s'est vu acclamé dans sa cité du Val de Marne lors de sa venue à la reconstitution des faits ? (Source : JT de France 3)
- Saviez-vous que les jeunes Noirs et musulmans ayant brûlé vif un vigile de race blanche d'un supermarché à Nantes (2002) n'éprouvent aucun remords et sont fiers d'eux ? (Source : Témoignage de l'avocat)
- Saviez-vous qu'un manuel de bonne conduite "Le licite et l'illicite en Islam", vendu en France depuis 10 ans, explique comment un bon musulman doit frapper sa femme : "Avec la main", "sans fouet" ni "morceau de bois", et "en épargnant le visage" ? ( Source :l'Express)
- Saviez-vous que des milices islamiques patrouillent dans les rues d'Anvers et d'ailleurs pour "surveiller les mauvais flics blancs racistes" et appliquer leur propre loi ?
(Source : Libération)
- Saviez-vous que des nouvelles lois vont obliger la Police, l'Armée, et la Fonction Publique en générale à embaucher en priorité des « jeunes » issus de l'immigration et que 35 entreprises dont France télévision, Peugeot ou encore le groupe alimentaire Casino ont signé un contrat de préférence étrangère pour l'embauche de leur personnel ? (Source : gouvernementale et syndicale).
- Saviez-vous que dans des lycées, des musulmanes « enfilent leur manteau avant d'aller au tableau afin de n'éveiller aucune convoitise », « que dans des écoles primaires, des pères musulmans refusent que leurs fillettes soient laissées dans la classe d'un instituteur remplaçant l'institutrice », qu'une école a dû organiser un sas, sans fenêtre, pour reconnaître les mères, voilées de la tête au pied, avant de leur rendre leurs enfants ? (Source : Le Monde 09/07/04)
- Saviez-vous que dans des écoles primaires, des élèves sont allés jusqu'à instituer l'usage séparé des deux robinets des toilettes, l'un réservé aux "musulmans", l'autre aux "Français". Ou qu'un responsable local du culte musulman a demandé de prévoir des vestiaires séparés dans les salles de sport, car, selon lui, "un circoncis ne peut se déshabiller à côté d'un impur" ? (Source : Le Monde 09/07/04)
- Saviez-vous que, d'après une étude livrée au ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, à la question : « En cas de conflit, seriez-vous prêt à vous engager pour défendre la nation ? Sur dix jeunes militaires issus de l'immigration, sept répondent non, deux préfèrent rire et se taire et un seulement est prêt à verser son sang pour la France.
(Source : Le Point 13/01/2005)
- Saviez-vous qu'aucune autre communauté religieuse (protestante, israëlite, hindouiste, bouddhiste, etc.) n'a de revendications équivalentes ?
Saviez-vous tout cela ?
Vous en doutiez-vous ?
Le saviez-vous ?
Le devoir de nos dirigeants actuels, comme celui de notre futur président, est de renoncer à tous les projets favorisant une implantation permanente de l'Islam en France. Non pas parce que l'Islam serait une religion critiquable mais parce que c'est au nouvel arrivant dans un pays de se conformer aux usages en vigueur dans ce pays.
La France est un pays chrétien depuis plus de 1500 ans. Et elle doit le rester. Sinon, elle n'est plus la France. Et nos descendants ne seront plus des français !
Est-ce cela que nous souhaitons pour nos enfants ?
Vu sur http://www.fn06.net/exigences_musulmanes.html
Le président du Front national fonde sa stratégie sur l'hypothèse de sa présence au second tour face au candidat de gauche.
Tout est mis en oeuvre pour faire valoir que le candidat du FN n'est pas seulement le porte-voix de la contestation, le pourfendeur de l'« establishment », mais qu'il a une dimension d'homme d'État et un projet applicable. Il est profondément républicain, a-t-il voulu faire admettre en allant à Valmy le 20 septembre. Il est capable de proposer des « réformes courageuses », s'attache-t-il aussi à montrer, comme à propos des retraites le dimanche 8 octobre, à Palavas-les-Flots. Il a, en matière de politique étrangère, de guerre et de paix, un discours « responsable », se propose-t-il encore de prouver dimanche prochain lors d'une réunion publique aux Herbiers (Vendée), dans le fief de Philippe de Villiers.
Surtout, l'équipe de campagne de Jean-Marie Le Pen élabore un programme qui se veut « cohérent » et « crédible ». « Il faut un programme de gouvernement compatible avec ce que pensent beaucoup d'électeurs UMP si l'on veut qu'ils se rallient à la candidature Le Pen au deuxième tour », affirme Jean-Richard Sulzer, conseiller de Marine Le Pen. Ce professeur de finances publiques, qui avait fait partie de l'équipe présidentielle de Raymond Barre en 1988, a rejoint le FN en 2002.
Ce travail a été confié par Jean-Marie Le Pen à une vingtaine de « commissions d'actions présidentielles », regroupées sous le sigle « CAP Le Pen 2007 ». C'est Thibault de La Tocnaye, délégué national aux études et argumentaires, qui en assure la coordination. La plupart des dirigeants et cadres du mouvement ont reçu la responsabilité d'une de ces vingt CAP. Ainsi Bruno Gollnisch (CAP politique étrangère), Carl Lang (social, retraites), Jean-Claude Martinez (agriculture, ruralité), le secrétaire général Louis Aliot (fonction publique et institutions), Jean-François Touzé (flux migratoires et immigration). Jean-Richard Sulzer est chargé du CAP économie et budget et Wallerand de Saint-Just, l'avocat du FN entré récemment au bureau politique, du CAP sécurité-justice. Chaque responsable de commission s'est entouré d'experts issus de la « société civile » ou de l'administration, et beaucoup gardent l'anonymat.
Le développement du programme se fera en trois temps : quelques « mesures phares » seront présentées par Jean-Marie Le Pen lors de la convention présidentielle du Bourget, les 10,11 et 12 novembre prochains. Le programme présidentiel proprement dit sera prêt et exposé par le candidat à la convention présidentielle de Lille en février 2007. Il s'y ajoutera un programme de gouvernement, plus détaillé.
Les CAP se réunissent tous les quinze jours. Dernière réunion, mardi dernier, où des mesures phares ont été examinées : la suppression du monopole syndical au premier tour des élections professionnelles pour que les syndicats deviennent « représentatifs » ; la réforme des retraites ; une réforme de la Sécurité sociale qui remettrait en cause la gestion paritaire et la remplacerait par un contrôle du Parlement ; une réforme du droit de la nationalité, et, en complément de l'arrêt des « pompes aspirantes » de l'immigration, la promotion d'une politique de « codéveloppement » avec les pays d'Afrique. Quant à la suppression de l'impôt sur le revenu, annoncée par Le Pen il y a dix jours, elle sera progressive, et peut-être limitée.
Vu dans le Figaro.fr
A peine apprenait-on que la Halde (haute autorité de lutte contre les discriminations) avait jugé « discriminatoire » la loi qui réserve la carte de famille nombreuse aux Français, que le gouvernement annonçait que le bénéfice de cette carte serait étendu aux étrangers en situation régulière : un amendement en ce sens sera introduit dans une loi qui doit être votée le mois prochain.
Ce ne sont donc plus le gouvernement et le parlement qui décident des lois, mais des comités anonymes et non élus.
Nul doute que dans un avenir proche la Halde décide qu’il est « discriminatoire » de refuser la carte de famille nombreuse aux clandestins, dont on sait qu’ils bénéficient déjà d’une protection spéciale s’ils ont des enfants scolarisés.
En réalité, ce n’est pas la carte de ceci ou de cela qui est « discriminatoire » ; c’est la nationalité française. A quand son abolition ?
Nous vous proposons un document inédit pour répondre aux opposants qui se servent de l'affaire du « détail » pour diaboliser Jean-Marie Le Pen. Il s'agit du discours prononcé par le président du Front national le 18 septembre 1987 dans la salle de conférences de l'Assemblée nationale (5 jours après son intervention dans l'émission du Grand Jury sur RTL) en réponse au lynchage médiatico-politique.
Seul le Quotidien de Paris des 19-20 septembre 1987 avait publié l'intégralité de la défense de Le Pen, tout en ne l'épargnant pas dans ses colonnes. Il n'y avait pourtant là qu'un simple travail de journaliste honnête et objectif, mais qui dans la grossière et pitoyable orchestration médiatique surjouée de l'époque était remarquable.
C'est une bonne occasion de rappeler ou de faire connaître la proposition du Front National de créer une « Juridiction des media », pouvant être saisie par tout citoyen, afin de rétablir une vraie démocratie dans ce quatrième pouvoir déterminant et incontournable que sont les media. Cette Juridiction serait en effet notamment en charge d'assurer « la consécration et l’application du principe du contradictoire, exigeant que toute personne physique ou morale mise en cause ait immédiatement un droit de réplique égal, en durée, en surface rédactionnelle et en impact psychologique, à celui de l’information qui l’a mise en cause » (Programme « Liberté des citoyens » du Front National).
Vu sur le site "Vérité sur le FN"
http://www.le-pen.info/audio/gollnisch_radiocourtoisie_18102006.wma
Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN :
On voit à Toulouse, une fois de plus, la véritable politique de Nicolas Sarkozy en matière d’immigration.
Les clandestins réunis par des agitateurs devant la mairie de Toulouse ont été immédiatement logés dans des hôtels, aux frais du contribuable. Jusqu’au 2 novembre, nous dit-on. C’est-à-dire jusqu’au début de la « trêve hivernale » qui leur permettra d’y rester indéfiniment.
Et ils seront régularisés « au cas par cas », selon la formule consacrée.
Le ministre de l’Intérieur donne raison aux groupuscules d’extrême gauche qui manipulent les clandestins.
Et il fait savoir à tous les candidats à l’immigration illégale qu’en France il suffit de manifester pour obtenir un logement et espérer une régularisation.
Le 17 octobre 2006 à 8H15
http://www.le-pen.info/video/marine_itele_17102006.wmv
Deux à trois cents personnes se sont rassemblées lundi sur la place du Capitole à Toulouse, à l'appel d'un Collectif de gauche, pour passer la nuit sur place avec 23 familles de clandestins privées d'hébergement.
Depuis que l'Etat s'est désengagé de leur hébergement, le 21 août dernier, les familles ont pu dormir à l'hôtel grâce à une aide des collectivités locales et des associations.
Alors que la préfecture de Haute-Garonne a indiqué que « ces familles ont vocation à quitter le territoire » et qu'elles pouvaient bénéficier d'un important dispositif financier d'aide au retour dans leur pays d'origine, les associations et les élus de gauche contestent les lois républicaines d’une manière scandaleuse.
Le FN demande aux élus de gauche d’engager leur solidarité personnelle en partageant leurs indemnités avec ces familles ou mieux encore de mettre à disposition leurs résidences secondaires pour héberger ces personnes en difficulté. Ce n’est pas aux travailleurs français et aux contribuables de payer les conséquences de la désastreuse politique d’immigration menée par la gauche et par la droite depuis plus de vingt ans !
Du 29 mai 2005 à la présidentielle 2007
Il est étonnant de voir combien la phase actuelle de la campagne pour les élections présidentielles de 2007 reproduit le schéma de celle du référendum sur la Constitution européenne de 2005.
De même que la quasi-totalité des médias avait, pendant des mois, matraqué l’opinion avec l’idée que tout autre option que l’approbation du traité était inconcevable, les mêmes mènent aujourd’hui une campagne insensée en faveur de Nicolas Sarkozy et de Ségolène Royal tenus pour le seul choix possible à l’exclusion de tous les autres candidats.
De même que les sondages faits auprès d’un corps électoral n’ayant pas encore réfléchi à l’enjeu donnaient 70 % de oui à la Constitution, les deux favoris des médias se trouvent aujourd’hui, conformément à cette impulsion, largement en tête des intentions de vote.
Les deux événements ne sont pas sans lien : Nicolas Sarkozy comme Ségolène Royal étaient favorables au traité constitutionnel. On peut même ajouter que
le premier fait ouvertement profession d’atlantisme et approuve la politique des Républicains d’outre-Atlantique tandis que la seconde, plus modérée sur ce sujet, tient un discours proche de celui des démocrates. Il n’est pas au demeurant certain que cette dernière, malgré sa réussite dans les médias, ait l’étoffe pour résister aux pressions de Washington en cas de crise internationale grave. À l’approche d’un affrontement à hauts risques entre les États-Unis et l’Iran, où les premiers chercheront le maximum d’alliés, ces considérations ne sont pas à dédaigner.
Décalage
La faveur des médias va ainsi de préférence aux candidats favorables à l’Europe supranationale, atlantistes et, d’une façon générale, «politiquement corrects. Pourtant, si les sondages prédisent une large avance aux deux favoris, il n’est guère de conversations privées où ne s’expriment des réticences vis-à-vis de l’un et de l’autre.
L’attitude des médias est décalée non seulement par rapport aux attitudes privées mais aussi par rapport à la situation de notre pays dans l’après 29 mai. Ceux qui pensent que l’élection présidentielle pourrait être la revanche du référendum et permettre au nouvel élu de remettre en marche le train constitutionnel, arrêté par accident en mai 2005, non seulement se rendent coupables d’un déni de démocratie, hélas habituel en ces matières, mais surtout font preuve d’un aveuglement singulier devant la véritable portée de l’événement référendaire. Ils ne rendent ainsi service ni à la France ni à l’Europe : comment ne pas comprendre que la seule manière que la France retrouve une voix crédible dans le concert européen sera que le futur président se trouve en phase avec le résultat du référendum du 29 mai, ce qui ne serait le cas ni de Nicolas Sarkozy ni de Ségolène Royal? Comment nos partenaires pourraient-ils prendre au sérieux toute initiative d’un président qui se serait montré ardent partisan du oui ? Comment ne regarderaient-ils pas, l’œil narquois, par-dessus son épaule pour lui dire : «Ce que vous nous proposez est bien joli. Mais êtes-vous sûr que vos troupes vous suivent ?» N’hésitons pas à le dire : seul un candidat ayant appelé à voter non au référendum peut encore être pris au sérieux pour parler au nom de la France.
À gauche, ce candidat existe, c’est Laurent Fabius. L’ostracisme dont il est victime de la part du Parti socialiste risque de coûter cher à ce dernier. En dépit des sondages peu favorables, il bénéficierait au second tour, pour les raisons que nous venons de dire, d’un avantage décisif sur un candidat de droite resté fidèle au traité constitutionnel. Oublie-t-on d’ailleurs que la cote de François Mitterrand était tombée au plus bas en 1980 au point que les sondeurs préféraient interroger les électeurs sur l’hypothèse d’un duel Rocard-Giscard ?
Si le Parti socialiste risque de se fourvoyer gravement, la droite est encore plus imprudente. Les logiques internes à l’UMP ont placé en position de candidat quasi certain Nicolas Sarkozy dont les options en politique étrangère se trouvent à l’opposé des sentiments des Français.
Une consigne féroce de black-out médiatique bloque pour le moment l’essor de Nicolas Dupont-Aignan, seul à représenter la frange de l’UMP restée fidèle aux options gaullistes. Villiers n’apparaît pas comme un candidat de second tour. La candidature de Villepin est compromise, celle de Michèle Alliot-Marie, tout comme une nouvelle candidature de Jacques Chirac sont encore en pointillé ; au demeurant, même si les derniers nommés ont une tournure plus nationale que Sarkozy, ils étaient eux aussi favorables au traité constitutionnel.
Ayant tout fait pour se priver d’une solution de rechange qui soit en phase avec le résultat du référendum, la droite dite républicaine risque ainsi d’ouvrir un boulevard à Jean-Marie Le Pen, lui offrant la possibilité de se trouver une nouvelle fois au second tour.
Les nouvelles bastilles
On peut poursuivre la comparaison entre 2005 et 2007. Lors du référendum du 29 mai 2005, in fine, le peuple a lancé une ruade et infligé un cinglant démenti tant aux médias qu’à la majorité de la classe politique. Tout laisse penser qu’il en ira de même en 2007.
Il se peut même que l’acharnement médiatique en faveur du couple «Sarkolène» ait pour l’un comme pour l’autre un effet contre-productif. Dans la France rurale et républicaine de jadis, il arrivait que la prise de position du châtelain en faveur de tel ou tel candidat ait l’effet inverse de celui qu’il souhaitait, celui d’entraîner les villageois à ne pas voter pour lui. Les nouvelles bastilles sont les chaînes de télévision, les radios et les grands journaux : après l’accumulation vient la saturation, puis la satiété et le rejet. Il ne faut pas exclure que cela se produise pour les favoris actuels. D’autant que l’expérience des scrutins précédents a montré combien les pronostics faits à plusieurs mois de l’échéance pouvaient être trompeurs.
Tous ceux qui, tant à l’UMP qu’au PS, s’efforcent, avec la complicité du pouvoir médiatique, de marginaliser les candidats qui en leur sein se sont trouvés du même avis que la majorité des Français le 29 mai 2005, risquent de ne laisser aux électeurs d’autre possibilité d’expression qu’un stérile extrémisme.
Source : Roland Hureaux
www.libertepolitique.com