Nombre de passage aux JT du soir
07/11/2006 08:45 par amarine
Ce que dit Dieudonné
Le billet d’Yves Daoudal (http://www.national-hebdo.com)
Au-delà de l’anecdote médiatique, voici les principaux extraits de ce que dit Dieudonné sur sa visite samedi aux BBR, dans une vidéo diffusée sur le site La Banlieue s’exprime (www.labanlieuesexprime.org). Il est intéressant de l’entendre dans son intégralité. On aura aussi des surprises en entendant ce qu’il dit des sans-papiers ou de la colonisation… A la fin de cet entretien, il évoque ” la grande réconciliation nationale qui et en train de se mettre en place “…
Je n’ai pas les moyens d’obtenir les 500 signatures. Je vais me déplacer pour aller voir tous les mouvements politiques, les grands rassemblements. Nous ne sommes pas des moutons, on n’a pas à nous dire ce qui est bien et ce qui est mal, la dernière fois j’ai voté Jacques Chirac, je pense que, avec le recul, nous avons un peu voté dans la hâte, nous nous sommes un peu laissé emporter, on n’a pas eu le droit à un débat au second tour, cette année je voudrais au moins que l’on puisse poser des questions aux différents candidats. Il y a de grandes chances que Jean-Marie Le Pen soit présent au second tour de ces élections présidentielles, je suis pour un grand rassemblement, et pour que nous arrêtions aujourd’hui avec toutes ces tensions communautaires, et que nous fassions la paix. On est obligé de faire la paix avec les gens qui a priori sont à l’opposé de ce qu’on représente.
Ce n’était pas un appel à voter Jean-Marie Le Pen, mais une première étape, je veux prendre contact avec ces différents mouvements politiques, pour voir exactement ce que chacun nous propose.
Moi évidemment j’ai lutté contre le Front national quasiment toute ma vie, ça a commencé à Dreux… C’est vrai que j’ai été longtemps manipulé par les mouvements antiracistes comme SOS Racisme, les mouvements à la Julien Dray, qui selon moi n’ont fait qu’entretenir le racisme dans ce pays. J’ai grandi dans cet univers-là, et j’y ai cru, je viens de la gauche, de l’extrême gauche, et naturellement nous avions toujours cet argument, l’épouvantail du racisme a toujours très bien fonctionné sur la population dont j’étais issu, que je représente, aujourd’hui je pense que si on veut faire évoluer les choses, il faut se débarrasser de ces vieux réflexes et que l’on puisse enfin trouver par nous-mêmes en écoutant les projets politiques, des perspectives politiques.
La notion de nationalisme pour moi ça a toujours été extrêmement lointain. Hier j’ai entendu, j’ai discuté avec pas mal de gens… Autour de la francophonie en tout cas, je ressens… ça peut rassembler un peu plus largement les gens qui communiquent en français…
En tout cas c’était un premier contact.
C’était une initiative personnelle, et nous irons à l’UMP, au PS, chez Chevènement, voir tous ceux qui ont une chance d’être présent au second tour. On va aller voir ce que chacun propose sur les différents sujets qui nous intéressent, notamment sur ce problème d’identité française.
J’ai été très bien reçu. On nous avait dit que les gens allaient nous taper dessus, casser du noir, eh bien non. J’ai trouvé ça très chaleureux, j’ai été surpris car on ne nous avait pas dit ça on nous avait dit qu’ils voulaient tous tuer les noirs et les arabes. Je n’ai pas vu de sang, j’ai vu des gens tout à fait courtois…
Avec Jean-Marie Le Pen, une franche poignée de mains… Là aussi, pour avoir vécu une diabolisation un peu extrême, peut-être moins que lui, ça fait quand même trente ans qu’il se fait taper dessus… je pense que c’est certainement pour cela qu’il sera présent au second tour de ces élections présidentielles : sa résistance, et sa longévité, sont spectaculaires. Je pense qu’il aura un rôle important à jouer parce qu’aujourd’hui c’est clair qu’il n’a pas les moyens des autres forces politiques, et quand on voit comment ça se passe, les sondages, je me pose quelques questions, j’écoute, il a une écoute, et je pense qu’il peut faire la surprise.
On verra si nous sommes reçus de la même façon au parti socialiste, à l’UMP, chez M. Bayrou ou chez M. Chevènement…
Le lien qui peut exister avec Le Pen effectivement, outre le fait que nos deux mères soient bretonnes, il y a un côté têtu chez les Bretons, j’aime bien aussi cette résistance et cette opiniâtreté. Je reconnais ce point commun. Après, sur les idées politiques, il faut analyser. Il y a le discours de Valmy qui est intéressant, j’ai découvert un discours qui est très différent de ce que l’on a pu entendre et qui m’apparaît comme extrêmement important, parce qu’il rassemble, c’est une main tendue que je n’ai pas vue depuis longtemps.
Je pense que beaucoup de gens vont chercher un séisme politique. J’entends, j’écoute, et je crois qu’il y a pas mal de gens qui voteront cette fois-ci Le Pen, non pas Front national, mais Le Pen, simplement pour que le système implose. Le Pen n’a aucun député pour l’instant, donc il ne peut pas gouverner le pays, donc c’est mettre les élections législatives, ensuite, sous tension, et ouvrir des débats. Le Pen a de grandes chances d’être l’homme de la révolution politique, mais attendons. Il y en aura peut-être d’autres, Chevènement, Bayrou…
Ce n’est pas à nous de nous prononcer, mais d’observer la situation, de nous interroger comme tous les citoyens
Mon rôle c’est de poser des questions et de vous apporter les réponses que j’ai peu entendre en direct, pour que vous fassiez vous-même votre propre opinion.
Il faut arrêter de penser que la population que je peux représenter est une population de moutons et de débiles mentaux. C’est ce qu’on m’a dit au parti socialiste : vous, Dieudonné, vous êtes intelligent, mais vous prenez les gens pour des imbéciles. Eh bien comprenez que ces gens là ne votent pas pour vous la prochaine fois.
Jean-Marie Le Pen est certainement celui qui est le plus armé, le plus structuré pour créer une surprise, et pour déstabiliser le système. Le Front national est la seule formation qui n’a jamais exercé le pouvoir et qui vit une diabolisation extrême.
C’est sûr que si M. Le Pen était élu, ça mettrait la France dans une situation politique nouvelle, et il n’aurait pas pour autant la possibilité de gouverner. Ça demande de travailler à un programme d’ouverture. Les législatives, ce sera très intéressant, il y aura un grand débat qui va s’ouvrir,
2007 c’est le déclencheur. Si Le Pen est au second tour je ne suivrai pas le mot d’ordre de SOS Racisme et de tous ces imposteurs, ça c’est certain, je voudrai seulement poser des questions précises aux deux candidats.
Je pense effectivement qu’il va y avoir un séisme politique.
Il y aura une grande pression entre les deux tours, et à ce moment-là il faudra que la démocratie s’exprime et que le débat enfin s’ouvre.
Cette visite au Front national, elle était là pour ça : fini les rumeurs, les a priori, nous nous ferons notre avis par nous-mêmes.
Ce qui était formidable, c’est de voir à quel point on nous a menti. Les jeunes des banlieues, vous pouvez aller aux BBR, vous ne vous ferez pas taper dessus.
Je découvre le nationalisme… moi je suis pour l’ouverture des frontières… autour de la langue française et de la francophonie j’arrive à comprendre l’unité culturelle… Je constate que la nation est une étape vers l’universel.
J’écoute avec beaucoup d’attention, je n’ai jamais été tenté pas le nationalisme, mais qu’est-ce que le nationalisme d’aujourd’hui ? Après le discours de Valmy je me dis ah bon d’accord, en fait simplement aujourd’hui mettre en œuvre le projet républicain.
Le Pen a de grandes chances d’être au second tour, donc c’est maintenant qu’il faut lui poser des questions.
Il faut arrêter avec le ” racisme “. Le racisme est partout, il est dans toutes les communautés, pour le combattre, c’est combattre en soi le sentiment communautaire, soyons ensemble dans un projet qui nous rassemble.
On est resté deux heures. On a vu aussi ce qu’ils font en Irak. J’ai été surpris de l’action de sa femme en Irak, au Cameroun aussi. Il faut arrêter avec la diabolisation. Montrer Le Pen comme l’incarnation du mal, ça a servi un discours politique à un moment donné, ce grand chantage au nazisme… C’est tellement ridicule… Quand on est là-bas on voit des gens de partout…
Je n’ai pas ma carte du Front national, je n’appelle pas à voter Jean-Marie Le Pen, je ne dis pas qu’il ne faut pas voter Jean-Marie Le Pen, j’écoute…
mardi 14 novembre 2006
La poignée de main « Sarkoflika-Bouteflizy »
Communique de presse de Louis ALIOT.
Secrétaire Général du FN.
Nicolas Sarkozy a annoncé à Alger un assouplissement des procédures de délivrance des visas de séjour en France en obtenant de l'Union européenne la suppression de la consultation préalable à la délivrance d'un visa.
Cette mesure clientéliste est un appel à une immigration supplémentaire dans une France déjà lourdement pénalisée par trente ans de politique irresponsable en la matière et un danger potentiel pour sa sécurité.
En ayant favorisé cette revendication ancienne du gouvernement Bouteflika, monsieur Sarkozy flatte une nouvelle fois les sentiments ethniques ou communautaristes en espérant cyniquement en retour, l’appui de millions d’électeurs d’origine algérienne.
De plus, le Front National regrette que le ministre de l’intérieur ait déposé une gerbe au monument aux martyrs de la guerre d'indépendance, véritable insulte aux anciens combattants et aux civils, métropolitains, pieds-noirs ou harkis martyrisés par le FLN.
source : site officiel du FN
Jean-Marie Le Pen raille "Sarko la girouette et Ségo la gaffeuse" |
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Source : Le Monde.fr
Bernard Accoyer respecte la démocratie, commente Marine Le Pen |
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La laïcité
Jean-Marie Le Pen :
«Il faut refuser le prosélytisme dans les lieux publics, car c’est à l’islam de s’adapter à la France et pas l’inverse. À l’école, je refuse le voile et l’aménagement général des repas au motif des interdits alimentaires pour quelques-uns. Il faut suspendre le versement d’allocations familiales à toutes les épouses d’un même homme, ce qui encourage la polygamie. Enfin, je m’oppose formellement au financement public direct ou indirect du culte musulman.»La famille
Jean-Marie Le Pen :
«Dès la création du Front national en 1972, nous avons défendu l’institution familiale. Certain que la famille est la condition première de l’équilibre social, je propose donc l’instauration d’un salaire parental pour un des deux parents, afin qu’il ou elle puisse se consacrer à la garde et à l’éducation des enfants, et la mise en place d’un statut juridique et social de la mère de famille (retraite, couverture maladie, droit à la formation professionnelle). N’oublions pas qu’une femme sur deux voudrait avoir un enfant supplémentaire ! Je propose aussi la création d’un prêt familial au logement, et de réserver les allocations familiales aux familles françaises, avec un objectif de couverture du coût réel de l’enfant à charge. »
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LE BOURGET (AP) -- "Il ne suffit pas d'avoir de bonnes paroles", "ils n'ont qu'à changer la loi", a lancé samedi Jean-Marie Le Pen au deuxième jour de la "convention présidentielle" du FN au Bourget, au sujet des propos tenus par Dominique de Villepin et Bernard Accoyer.
Le Premier ministre et le chef de file des députés UMP avaient souhaité qu'il puisse recueillir les 500 parrainages nécessaires pour pouvoir se présenter à la présidentielle.
"M. de Villepin est Premier ministre, M. Accoyer est président de la majorité du Parlement. Il leur est donc extrêmement facile de réaliser en quelques jours la réforme qui a été souhaitée par l'ensemble de la classe politique, à savoir faire cesser la publicité des parrainages", a estimé le leader d'extrême droite lors d'un point-presse au parc des expositions du Bourget.
Il a dénoncé les "menaces" dont seraient victimes selon lui les maires: "sur dix maires, il y en a cinq qui disent à mes envoyés: 'je voterai pour Le Pen' et là-dessus il y en a à peine un qui donne sa signature". C'est dû selon lui à un "harcèlement" qui "consiste à téléphoner la nuit chez les gens, à les menacer" et qui "vient des milieux de gauche et d'extrême gauche".
Pour autant, Jean-Marie Le Pen assure être "confiant" sur la possibilité de recueillir les 500 parrainages d'élus obligatoires pour pouvoir être présent au premier tour de la présidentielle.
Il se montre également optimiste pour le scrutin lui-même. "C'est en train de se faire. La mayonnaise prend", jubile-t-il. Interrogé par un journaliste sur le frémissement en sa faveur dans les sondages, il a rétorqué, en éclatant de rire: "un frémissement? C'est un frémissement torrentiel!".
Dans la classe politique aussi, "la lepénisation des esprits est en marche", a-t-il constaté. "Mes idées avancent" et "beaucoup des autres candidats viennent sur mon terrain", mais "je crois que le peuple préférera toujours l'original à la copie", a-t-il affirmé.
Au sujet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, "les gens se disent: pourquoi il attend 2007 pour faire ce qu'il a à faire?", a-t-il souligné. Ségolène Royal? "A chaque fois qu'elle parle, elle perd des électeurs", a-t-il souri à propos de la vidéo-pirate dans laquelle elle suggère les 35 heures pour les enseignants à l'intérieur des collèges. Et puis, "elle aussi, elle se lepénise un petit peu, lady duduche!". Pour le reste, "c'est assez brumeux quand même ses propositions, c'est assez vague".
Jean-Marie Le Pen doit prononcer dimanche un "discours projet", qui ne devrait guère comporter de surprises: "mon projet est connu. Les Français savent ce qu'il faut faire pour les sortir de la mouise et du mensonge".
Le président du FN entend en particulier "rendre la parole au peuple". Pour cela, il veut instituer "le référendum à l'occasion de chacune des grandes réformes" et "rétablir la proportionnelle dans toutes les élections". Et "je n'ai pas besoin d'être à la recherche de respectabilité", a-t-il ajouté, se présentant comme "l'un des hommes politiques les plus respectables de France".
Source : Nouvelobs
Communiqué de Presse de Jean-Marie LE PEN :
Les buralistes ont décidé aujourd’hui d’une journée de mobilisation et de manifestations à travers toute la France, afin de demander au gouvernement un délai de grâce de cinq ans pour l’application de l’interdiction de fumer dans leurs établissements.
Le Front National et Jean-Marie Le Pen s’associent à leur revendication.
Cette profession, qui représente un peu plus de 30.000 commerces, dont près de la moitié situés dans des communes de moins de 3.500 habitants, a déjà été durement touchée par les hausses de taxes successives des années 2003 et 2004. Elle risque de l’être à nouveau en 2007 avec la fin du moratoire sur la hausse de la fiscalité sur les cigarettes. L’entrée en vigueur prématurée de l’interdiction de fumer risque de lui porter un coup fatal.
Ce ne sont pas les quelques gratifications financières chichement accordées par un gouvernement au bord de la ruine qui pourront assurer la pérennité de cette activité, alors même que les débits de tabacs sont devenus, dans bien des villages de France, le seul commerce et le seul lieu de prestation de services, y compris de services publics, indispensable au maintien de la vie économique et des populations.
Il faut une véritable concertation avec les professionnels, qui n’exclurait pas la liberté de choix pour chaque établissement d’être fumeur ou non fumeur et qui prévoirait dans tous les cas un plan d’adaptation à moyen terme.
Télérama publie son baromètre annuel “Les Français et la télévision”, avec, à sept mois des élections, un gros plan sur le traitement de la politique. Une chose est très claire dans ce baromètre: la télévision, via notamment ses journaux de 20h00, favorise massivement ses "deux chouchous" : Sarkozy et Royal.
Voici les chiffres de l'INA du nombre de passages dans les JT du soir des grandes chaînes de télévision entre janvier et août 2006.
Interrogée sur le risque que Jean-Marie Le Pen n’ait pas les 500 parrainages nécessaires à sa candidature, Ségolène Royal a répondu : « Ça ne me regarde pas ».
Cela regarde pourtant la démocratie, que l’un des deux candidats du second tour de la précédente élection présidentielle risque de ne pas pouvoir se présenter en raison d’une formalité administrative qui ne devrait pas le concerner.
La candidate à la candidature socialiste a ajouté que l’enjeu est de « faire en sorte que tous les Français se sentent partie prenante de la nation, que la crédibilité de l’action politique soit à nouveau installée pour des catégories qui se sentent abandonnées ».
La seule solution pour restaurer la crédibilité de l’action politique est que toutes les opinions puissent s’exprimer, que tous les candidats sérieux puissent se mesurer loyalement devant les électeurs, et que toutes les formations soient représentées dans les instances représentatives. Cela s’appelle la démocratie.
On n’ose penser que Ségolène Royal ait voulu dire que la démocratie, ça ne la regarde pas.